— ACTUALITES 

 

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Lazard décroche le mandat de vente des chaussures Besson

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14 Novembre 2017

Arrivé chez Vivarte fin 2016 pour remplacer Stéphane Macquaire, Patrick Puy avait annoncé un recentrage du groupe sur sept enseignes : La Halle aux Chaussures, La Halle aux Vêtements, Caroll, Minelli, San Marina, Comparis et Besson. Un an plus tard, ce noyau dur s'est encore resserré puisqu'il exclut désormais les chaussures Besson. Selon nos informations, Vivarte a confié à Lazard un mandat pour se séparer de ce qui s'apparente être la plus belle de ses enseignes. 

Filiale du groupe depuis près de vingt ans, Besson doit son existence aux frères Jean et Guy Besson, les créateurs de la société en 1982. A cette époque, Besson voit le jour avec l'ouverture d'un petit entrepôt de chaussures discount dans la région de Clermont-Ferrand. Le succès est au rendez-vous et amène les deux fondateurs à développer le concept à plus grande échelle, en inaugurant d'autres surfaces situées en périphérie des villes. D'un modèle à bas prix, Besson a ensuite progressivement grimpé en gamme pour se positionner sur des produits affichant de bons rapports qualité/prix. Une formule gagnante si l'on en croit la bonne rentabilité de l'enseigne, qui table sur un Ebitda de l'ordre de 34 M€ cette année. Quant à son chiffre d'affaires, il aurait progressé de près de 4 % l'an dernier, à 245 M€, et pourrait atteindre 260 M€ en 2017. Besson totalise actuellement 130 magasins, dont la plupart sont sous contrat de location-gérance. « Cette marque est sans conteste la pépite du portefeuille de Vivarte. Sa cession pourrait donc aisément lui rapporter entre 250 et 300 M€ », souffle un proche du dossier. Le fruit de cette vente représenterait ainsi près de la moitié de la dette de Vivarte, évaluée à 572 M€. La réduction du périmètre du groupe devrait se poursuivre avec les cessions à venir d'André (Lincoln International) et de Naf Naf (Rothschild).

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Défi Mode (ex-Vivarte) nomme un nouveau président

13 Novembre 2017

Changement à la présidence de Défi Mode. Celui qui occupait cette fonction jusqu'à aujourd'hui, Nenad Jeremic, devenu propriétaire de l'enseigne de périphérie suite à son rachat au groupe Vivarte en 2016, confie son siège de président à Thierry Dai. Ce dernier travaillait déjà en partenariat avec Défi Mode, en tant que fournisseur et propriétaire de l'entreprise de commerce de gros Mode International Diffusion.

La chaîne d'habillement à bas prix, dont le siège social est basé à Brioude en Haute-Loire, avait été acquise par Vivarte en 2007, avant de progressivement réduire la voilure et d'être mise en vente par le groupe en 2016. C'est son président de l'époque, Nenad Jeremic, qui avait remporté la mise et reste à ce jour le gérant de la chaîne de magasins, comme le précise le quotidien régional La Montagne.
L'enseigne Défi Mode, installée dans de petites villes françaises comme Châtillon-sur-Seine, Crozon, Dax, La Ferté-Macé ou Lourdes, totalise près de 65 points de vente dans l'Hexagone. Fondée en 1986 par les frères Dominique et Bernard Montel, elle comptait il y a quelques années, au plus fort de son activité, près de 200 unités.
Le dernier bilan comptable publié par la société, en 2015, fait état d'un chiffre d'affaires annuel de 35,9 millions d'euros.

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Chevignon n'est plus à vendre

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10 Novembre 2017 

Changement de programme pour Chevignon. Mise en vente par le groupe Vivarte en juin 2016, la marque de mode masculine n'a pas suscité l'intérêt d'éventuels repreneurs, ou du moins fait l'objet d'aucune offre assez intéressante. Restant donc dans le giron du groupe, qui poursuit par ailleurs la cession d'André et Naf Naf, la griffe réputée pour sa doudoune à l'effigie d'un canard subit une réorientation en interne.

Comme nous l'a confirmé le groupe, Chevignon poursuit un processus de digitalisation, sous la houlette de sa nouvelle directrice générale Hélène Viot-Poirier. Nommée en septembre dernier, elle occupait auparavant le poste de directrice Internet et marketing du groupe Vivarte depuis 2016. L'activité commerciale de la marque devrait donc être resserrée sur le web, et évoluer comme une sorte de laboratoire, alors que son réseau de magasins à l'enseigne a été progressivement réduit. Selon nos informations, le label fondé en 1979 aurait fermé au minimum une quinzaine de magasins depuis un an.
Dans une lettre d'information publiée en octobre, la CFDT affichait son inquiétude pour la situation de Chevignon, redoutant "que des choix radicaux soient faits par les actionnaires au détriment du devenir de ses magasins et de ses salariés".
Dans une récente interview donnée au Figaro, Patrick Puy a affiché son optimisme sur la situation du groupe, toujours en pleine mutation. "Nous ne sommes plus dans une phase de restructuration mais de croissance", a-t-il argué, précisant que l'Ebitda de Vivarte aurait progressé pour la première fois depuis 10 ans sur l'exercice écoulé. Le dirigeant nommé il y a un an estime aussi que "d'ici deux ou trois ans, Vivarte pourrait changer de contrôle. On peut tout imaginer. Chinois, Sud-Africains et Américains ont beaucoup d'appétit pour nos activités. Une introduction en Bourse pourrait aussi être envisageable".
Sur l'année 2016/17, le groupe nous précise avoir généré 1,8 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Et prévoit une enveloppe de 85 millions d'euros pour divers investissements destinés aux marques continuant encore leur route dans son périmètre, à savoir Minelli, Cosmoparis, Caroll, La Halle et San Marina. La cession de l'enseigne Besson Chaussures, qui ne devait au départ pas être vendue, est elle toujours envisagée par le groupe.

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Vivarte en passe d'échapper au démantèlement intégral

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10 Novembre 2017

             P.PUY PDG du Groupe VIVARTE

Les profits du groupe ont progressé pour la première fois depuis dix ans. Le sort de Besson reste en suspens. Et si Vivarte, après des années de crise, échappait au démantèlement auquel il semblait promis il y a encore quelques mois? «J'ai pour mission de développer Vivarte dans la sérénité et la rentabilité, nous ne sommes plus dans une phase de restructuration mais de croissance», confie Patrick Puy, son PDG depuis tout juste un an

La suite ci-dessous.

VIDÉO - La vente d'André et Naf Naf        sera bien bouclée avant 2018                             

Patrick Puy, le PDG du groupe multimarques d'habillement Vivarte, a indiqué sur BFM Business ce vendredi avoir trouvé des acheteurs pour les deux marques, et que leur vente serait effective d'ici décembre.

Patrick Puy avait promis de vendre les marques phares de Vivarte, le groupe qu'il dirige, avant décembre. Ce sera fait, a-t-il affirmé ce vendredi sur BFM Business. Naf Naf et André sortiront bien du giron de la maison-mère de La Halle et San Marina avant 2018. Ce qui veut dire que Vivarte a déjà des acheteurs? "Oui", répond Patrick Puy.

"On fait un petit 2 milliards de chiffre d'affaires, on ne peut pas véhiculer une dizaine de marques, on doit se restreindre à un nombre limité. Pourquoi? Le devoir d'un chef d'entreprise est de développer tous les actifs qu'il a. Cela veut dire avoir assez de cash pour investir, avoir assez de gens pour les diriger et les différencier. Minelli, San Marina, André, ce n'est pas évident", affirme-t-il.

Donc pas question de renoncer à vendre la marque André, autour de laquelle s'est pourtant construit le groupe, et Naf Naf, l'une des plus performantes. Quand bien même Vivarte va beaucoup mieux selon son PDG. En revanche, les choses sont différentes pour Chevignon, dont il avait annoncé la mise en vente en janvier: "On n'a pas encore trouvé l'environnement favorable pour Chevignon. On va tenter des expériences de 'ebusiness' avec cette marque".

"Vivarte est sauvé"

Le groupe qui a fermé plus de 300 magasins en deux ans et réduit drastiquement ses effectifs (passés de 22.000 à 16.000 salariés en trois ans) va mieux à en croire son patron. "Vivarte est sauvé, ça c'est sûr. La restructuration est finie, la clé du succès c'est la croissance qui va venir", martèle-t-il. Et de rappeler que la dette du groupe a fondu: "En deux ans, on est passé de 2 milliards à 600 millions". Un effacement que les créanciers ont accepté "parce qu'ils savent que s'ils ne le font pas c'est condamné, et que s'ils le font, peut-être ils récupéreront leur mise. Et ils récupèreront leur mise".

Mieux: "On a 200 millions de cash. Nos actionnaires ont suffisamment confiance pour nous le laisser pour investir", se réjouit Patrick Puy. Il se félicite aussi de l'aide de l'État: "Le dernier gouvernement ne nous aidait pas du tout. Le nouveau est beaucoup plus business friendly, il comprend les choses. Il a accepté les plans sociaux, pour être très clair. Il fallait le faire".

Désormais, promet-il, Vivarte va entrer en phase d'expansion. La Halle, forte avec 871 magasins du plus vaste réseau de distribution d'équipement de la personne en France, a retrouvé son ADN et sa clientèle, "la famille modeste périphérique", telle que la décrit Patrick Puy. Vivarte dispose en outre de 4000 points de vente. À terme, "on retrouvera un périmètre plus beau, plus grand qu'avant les restructurations. On va bien sûr embaucher sur la logistique. Aujourd'hui on a beaucoup plus de commandes avec le prix moyen qui a baissé, et le ebusiness". Bref: "On est parti pour la croissance, y compris la croissance des effectifs".