Actualités du Groupe —

 

 Communiqué de l'Intersyndicale LA HALLE (Vêtement)

 

16 Mars 2017

Voici la preuve que l'intersyndicale de LA HALLE VETEMENT " CFTC CGC CGT" prouve son efficacité et travaille bien pour l'intérêt des salariés comme ose prétendre le contraire un autre syndicat sur sa page facebook.

 

 Voir fichiers ci-dessous

UTILISATION FRAUDULEUSE de l' ARTICLE 1224-1 du Code du Travail —

Salariés faîtes respecter vos droits

 16 Mars 2017

La CFTC des Salariés Vivarte informe les 162 salariés concernés par la reprise de leur magasins HAC vers HAV, vous êtes en droit, vous salariés d'intenter une action en justice sur l'utilisation frauduleuse de l'article 1224-1 du code du Travail ( Voir lien pour cet Article )

Les 41 magasins Halle aux Chaussures repris par la halle aux vêtements ne respecte pas cet article.

En l'espèce, le transfert des salariés des 41 points de vente HAC vers HAV concernés par la création de magasin MIXTE entraine la modification des contrats de travail de tous les responsables de magasin ainsi que de leur adjoint, ce qui concerne 46 postes sur les 162 et/aussi les salariés transférés ne pourraient pas bénéficier des mesures du plan de sauvegarde de l'emploi.

La direccte elle même indiquant : Au regard des éléments de la note d'information concernant le projet de réorganisation de la CIE EUROPEENNE DE LA CHAUSSURE et ses conséquences sur les conditions de travail, de santé et de sécurité des salariés des établissements Siège et Magasins, je m'interroge notamment sur les effets de cette nouvelle organisation sur les missions et les tâches des Responsables Magasins qui semblent perdre la responsabilité du point de vente ? 

Pour toute information concernant l'action en justice

Contactez les numéros suivants:  06 26 58 09 97

                                                          06 30 72 53 82

                                                                     Article 1224-1 du code du Travail

                                                                                   Ci-dessous

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Vivarte : Caroll Paris pour la 1ere fois à Franchise Expo Paris

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16 Mars 2017

L'enseigne de prêt à porter féminin du groupe Vivarte (qui exploite également les marques La Halle, André, Minelli, Naf Naf ou encore Besson) se prépare à participer au salon de la franchise de Paris. Une première pour le réseau Caroll Paris !


Lancée en 1963, la marque de vêtements pour femmes Caroll Paris offre un style sensuel, dynamique et urbain qui ne manque pas séduire une large clientèle. Elle est aujourd'hui présente dans toute la France, ainsi que dans différents pays dans lesquels elle a souhaité exporté son concept via la franchise. Afin de poursuivre son expansion, le réseau, qui se développe sous forme de commission affiliation en France, se prépare à participer pour la première fois au salon de la franchise de Paris. Dès dimanche, l'enseigne du groupe Vivarte sera en effet présente sur le stand N07 pour présenter aux créateurs d'entreprise intéressés les atouts de son concept. Un concept accessible avec un apport personnel de 60.000€ et pour lequel des droits d'entrée de 8.000€ sont demandés.Les porteurs de projet ne devraient pas manquer affluer sur le stand de cette enseigne Vivarte, qui a annoncé sa volonté de recentrer son activité autour de trois pôles principaux « pour répondre aux nouvelles attentes et modalités de consommation de ses clients » :

  1. les enseignes de périphérie (La Halle et Besson)
  2. les enseignes de chaussures implantées en centre ville (Minelli, San Marina, CosmoParis)
  3. le prêt à porter de centre ville (Caroll Paris).

Pour en savoir plus sur le développement de cette dernière marque, rendez-vous sur le stand N07, à partir du 19 mars !

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Patrick Puy : « La question de la dette de Vivarte est définitivement réglée 

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15 Mars 2017

Le nouveau PDG de Vivarte annonce aux « Echos » avoir conclu la renégociation de la dette du groupe d'équipement de la personne. Non seulement 800 millions de dette vont être « écrasés » par les créanciers, mais encore ces derniers ont accepté d'abandonner les 572 millions de dette résiduelle si l'entreprise ne parvenait pas à respecter ses nouveaux engagements. Mais Patrick Puy estime qu'avec les cessions en cours d'aboutissement et un groupe recentré sur 6 marques, dont La Halle, Caroll et Minelli, la relance qui s'amorce peut réussir.

  

Patrick Puy, PDG de Vivarte, a obtenu des créanciers du groupe une rénégociation définitive de la la dette. 

Vous avez annoncé vouloir renégocier la dette de Vivarte. Où en êtes vous ?

Nous pouvons annoncer, enfin, une série de bonnes nouvelles pour Vivarte. Nous avons d'abord terminé les négociations avec nos créanciers sur la dette. L'accord a été signé. Nous avons obtenu 172 signatures sur 172. Une assemblée générale entérinera l'opération fin avril, début mai, après consultation de nos partenaires sociaux. Les 846 millions d'euros de l'ancienne dette seront convertis en capital. Il ne restera que 572 millions d'euros de dette, correspondant à l'argent frais apporté par des créanciers à l'été 2014. Mais pour cette dette résiduelle nous en avons étendu la maturité de deux ans, jusqu'en 2021. Cet accord s'accompagnera d'un renouvellement quasi intégral du conseil d'administration pour redonner une nouvelle dynamique à l'entreprise. L'accord unanime des créanciers nous permet d' éviter le placement de l'entreprise sous mandat .

En l'état, cette nouvelle dette de 572 millions est-elle soutenable pour le groupe ?

Avec l'Ebitda (excédent brut d'exploitation, NDLR) entre 120 à 140 millions que nous visons pour 2019, c'est raisonnable. Et cet objectif est atteignable car en 2017, autre bonne nouvelle, il devrait repartir à la hausse et dépasser les 54 millions de 2016. Mais le point clé de la renégociation qui s'achève, c'est que les créanciers ont accepté, si jamais nous devions malgré tout ne pas respecter nos covenants, d'abandonner la dette restante par le biais d'une fiducie (conversion de la dette en actions à des conditions prédéfinies, NDLR). Ainsi, la question de la dette de Vivarte est définitivement réglée. Nous avons également obtenu un accord avec nos banques pour rouvrir nos lignes de crédit. Je regrette que pour cela nous ayons dû faire appel à des banques de Hong Kong, mais c'est une réalité.

Vous avez mis en vente Pataugas, Chevignon, Kookaï, puis André et Naf Naf, ainsi que votre filiale espagnole Merkal. Mais l'équipement de la personne souffre. Allez-vous trouver des acheteurs ?

Le marché est difficile, il est vrai, mais nos marques sont reconnues et elles suscitent de nombreux signes d'intérêts, y compris d'acteurs américains ou chinois. Nous pourrons annoncer dans les quinze jours la cession de Pataugas à un investisseur particulier. Chevignon, qui est également une société de petite taille, intéresse aussi ce type d'investisseurs. En Espagne, nous pourrons bientôt annoncer la vente de Merkal, à un industriel cette fois. Pour Kookaï, l'intérêt provient d'industriels ou de fonds. Concernant, enfin, Naf Naf et André c'est encore un peu tôt. Mais nous avons bon espoir car outre la qualité des marques, ces entreprises bénéficient de bons réseaux de magasins avec des emplacements premium en centre-ville. Le marché est difficile, mais quoi qu'il arrive, nous ne braderons pas les marques que nous vendons .

Vous pensez ensuite relancer le reste du groupe ?

Oui. J'ai appris chez Arc que lorsqu'on était contraint de redessiner une entreprise, il ne fallait pas faire de demi-mesure. Chez Vivarte nous allons passer de 16 - en comptant les filiales qui ont déjà été cédées - à 6 marques. Avec la hausse de l'Ebitda, mais aussi l'accord avec nos créanciers qui nous autorise à conserver 95 millions d'euros sur le fruit des cessions, nous aurons de quoi réinvestir. Vivarte va se retrouver avec trois pôles : la périphérie avec les deux Halles, chaussures et vêtements et Besson pour la chaussure, pour un public familial et populaire, la mode de centre-ville et de centres commerciaux avec Caroll et les chaussures avec Minelli et San Marina. Nous aurons les moyens de moderniser ces réseaux et de rénover 200 points de vente, chez Caroll notamment, tout en actualisant notre offre. Déjà, la Halle aux vêtements se relance. Pour accompagner cette nouvelle dynamique, nous allons renouveler notre conseil d'administration, sous la houlette du nouveau président non-exécutif, Denis Terrien qui a remis sur les rails les 3 Suisses. Mon objectif est de reprendre les ouvertures de magasins, y compris à l'étranger - en Espagne, en Belgique, en Suisse, au Moyen-Orient ou en Asie - et de retrouver un niveau d'investissement d'environ 100 millions par an.

Les mesures sociales accompagnant la restructuration de Vivarte sont-elles toutes connues ?

Oui, tout est connu. Nous avons lancé au début de l'année, un plan visant le rapprochement des sièges de La Halle aux vêtements et de La Halle aux chaussures, ainsi qu'une extension du plan de septembre visant à réduire de 142 le nombre de magasins de La Halle aux chaussures. Enfin, nous allons adapter la taille du siège à la nouvelle configuration du groupe. Au total, 707 postes sont en jeu. C'était nécessaire. Depuis mon arrivée, nous avons tenu 110 réunions avec les partenaires sociaux. Tout a été fait pour accompagner ces plans.

A quel moment, votre mission de restructuration sera-t-elle achevée et que se passera-t-il alors ?

Je pense que ma mission sera terminée avant la fin de l'année. Vivarte a souffert de deux maux : un marché de la distribution déprimé en Europe et en France, où la politique de la ville a négligé les centre-villes, et l'arrogance de ceux qui ont monté les LBO de 2007 et 2008. Ce sont les actionnaires qui décideront de la suite. En moins de 3 ans seulement, ils auront réalisé un effort financier sans précédent en abandonnant 2,8 milliards de dettes et en réinjectant 500 millions d'euros mais ce sont des investisseurs financiers qui ont vocation à sortir, donc à vendre.

Sur ce même sujet liens ci-dessous


 

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Vivarte : où en est la restructuration ?

15 Mars 2017

Confirmant les informations publiées le 13 mars par FashionNetwork, le PDG du groupe Vivarte (André, Naf Naf, La Halle...) indique être sur le point de réussir à renégocier une nouvelle fois sa dette, qui devrait être réduite des deux tiers. Cet accord permettrait de faire passer la dette de 1,3 milliard à 572 millions d'euros, confirme-t-on chez Vivarte.

« Nous avons d'abord terminé les négociations avec nos créanciers sur la dette. L'accord a été signé. Nous avons obtenu 172 signatures sur 172. Une assemblée générale entérinera l'opération fin avril, début mai, après consultation de nos partenaires sociaux », a déclaré le PDG du groupe, Patrick Puy, dans une interview aux Echos.
846 millions de la dette du groupe seront convertis en capital, tandis que la dette résiduelle verrait sa maturité prolongée de deux ans, jusqu'en 2021.
Selon Patrick Puy, « les créanciers ont accepté, si jamais nous devions malgré tout ne pas respecter nos covenants (engagements pris par un débiteur, ndlr), d'abandonner la dette restante par le biais d'une fiducie », ce qui réglerait « définitivement » le problème de la dette du groupe, contractée depuis son rachat par LBO en 2007.
Vivarte a entamé un processus de renégociation de sa dette depuis juillet 2016. En janvier, Patrick Puy avait déjà indiqué que le groupe était « en très bonne voie pour trouver un accord de restructuration de la dette avec les créanciers ».
En 2014, Vivarte avait réussi une première fois à renégocier sa dette, alors de 2,8 milliards d'euros, en faisant accepter à ses créanciers de renoncer à 2 milliards d'euros, et avait obtenu un prêt supplémentaire de 500 millions d'euros.
Cette restructuration s'était faite au prix d'un changement d'actionnaires, les fonds Alcentra, Babson, GoldenTree et Oaktree devenant les nouveaux actionnaires de référence du groupe.
Le nouvel accord « s'accompagnera d'un renouvellement quasi intégral du conseil d'administration pour redonner une nouvelle dynamique à l'entreprise. L'accord unanime des créanciers nous permet d'éviter le placement de l'entreprise sous mandat », explique Patrick Puy.
Cessions en vue
Engagé dans un vaste plan de restructuration, Vivarte avait annoncé en janvier qu'il allait se séparer de deux de ses enseignes emblématiques : André (786 salariés) et Naf Naf (860 salariés), lançant en parallèle deux nouveaux plans sociaux (PSE) à la Halle aux chaussures et chez Vivarte Services.
Cet été, le groupe avait déjà annoncé que Pataugas, Kookaï et Chevignon seraient vendus. « Nos marques sont reconnues et elles suscitent de nombreux signes d'intérêts, y compris d'acteurs américains ou chinois », a déclaré le PDG, sans dévoiler l'identité des acheteurs potentiels.
Selon lui, la cession de Pataugas « à un investisseur particulier » devrait être annoncée d'ici une quinzaine de jours. Pour Chevignon, Vivarte a reçu des marques d'intérêt de la part d'industriels et de fonds et « en Espagne, nous pourrons bientôt annoncer la vente de Merkal, à un industriel ».
« Concernant, enfin, Naf Naf et André c'est encore un peu tôt. Mais nous avons bon espoir car outre la qualité des marques, ces entreprises bénéficient de bons réseaux de magasins avec des emplacements premium en centre-ville », a-t-il ajouté. « Le marché est difficile, mais quoi qu'il arrive, nous ne braderons pas les marques que nous vendons », a assuré Patrick Puy.
« Avec la hausse de l'Ebitda (le groupe vise 120 à 140 millions en 2019 ), mais aussi l'accord avec nos créanciers qui nous autorise à conserver 95 millions d'euros sur le fruit des cessions, nous aurons de quoi réinvestir » notamment dans « la modernisation de 200 points de vente, chez Caroll notamment » et dans l'ouverture de nouveaux magasins à l'international, ajoute-t-il.

FRANCOIS FILLON RHABILLE PAR LE CANARD ENCHAINE ET A LA HALLE PAR DESSUS LE MARCHE

15 Mars 2017

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Vivarte : la dette réduite dans les prochains jours

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13 Mars 2017

En pleine restructuration, le groupe va notifier dans les prochains jours au tribunal de commerce de Paris l'abandon de 846 millions d'euros de dette par les créanciers, ramenant celle-ci à 572 millions d'euros...

La suite ci-dessous

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Vivarte : Denis Terrien (ex-Amazon) nommé président du conseil d'administration de Novartex

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10 Mars 2017

Le groupe Vivarte, en pleine restructuration, annonce la nomination de Denis Terrien au poste de président non-exécutif du conseil d'administration de Novartex, holding luxembourgeois de portage auquel appartient l'entreprise.

Denis Terrien aura pour mission d'accompagner « la mise en œuvre du plan de transformation de l'entreprise, présenté en janvier 2017 par Patrick Puy, Président exécutif de Novartex (Vivarte), afin de redonner une dynamique forte aux enseignes et poursuivre un redressement pérenne de ses activités », indique la direction.Président de l'association Entrepris et progrès, Denis Terrien préside actuellement les conseils de surveillance des entreprises Grandir et Vapor Communication. Il fut par ailleurs le fondateur en 1999 d'Amazon France, avec d'occuper la présidence de 3SI. Le dirigeant a en outre officié pour Sanford Europe Newell Rubbermaid et pour le cabinet londonien McKinsey.Vivarte travaille actuellement à la revente de Pataugas, Chevignon et Kookaï, mais aussi de l'espagnol Merkal, dans lequel a été progressivement intégrée l'activité de son compatriote Fosco. Le groupe vise aussi les cessions d'André, marque fondatrice du groupe, et de Naf Naf, sa grande acquisition des années 2000. A cela s'ajoute la suppression de près de 900 postes dans le cadre de deux PSE touchant La Halle aux Chaussures et Vivarte Services. 

— Réunion Négociation PSE, Résumé de la CFTC   —

10 Mars 2017

Conférence Retournement des Entreprises - Jeudi 27 avril 2017 —

09 Mars 2017

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Urgentiste 

Portrait de Patrick Puy, PDG de Vivarte

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09 Mars 2017

Si je n'ai pas assez de sang pour garder les deux bras, j'en coupe un » Tout sourire et presque détendu, ce 31 janvier, Patrick Puy, PDG de Vivarte, numéro un du textile en France (La Halle, Chevignon, Caroll...), se rend au ministère du Travail, où l'ont convoqué Myriam el- Khomri et Christophe Sirugue, secrétaire d'Etat à l'Industrie. La suite ci-dessous

— COMMUNICATION TRACT INTERSYNDICALE PSE—

 08 Mars 2017

—  FLASH INFO CFTC —

 07 Mars 2017

Courrier ci-dessous envoyé par Nicolas SANSU , Deputé du Cher et Maire de Vierzon à Patrick Puy , PDG du groupe Vivarte . Merci à Monsieur le député Nicolas SANSU, de se préoccuper de l'emploi des salariés de Vivarte et particulièrement de la logistique des dépôts d'Issoudun et de Montierchaume. Nicolas SANSU avait déjà interpellé en janvier 2017 le gouvernement à l'assemblée Nationale sur la situation du groupe Vivarte.

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Vivarte : quel nouveau périmètre pour le groupe ? 

07 Mars 2017

Sur quatorze marques, Vivarte a vendu ou est en quête de repreneur pour sept d'entre elles. A l'heure où le PDG n'exclut pas d'autres cessions selon les opportunités, quelles sont les enseignes qui composeront bientôt Vivarte ?

« Vivarte : l'heure du démantèlement »

La Halle sera sans conteste le principal acteur de la nouvelle structure et plus encore après son rapprochement de son enseigne-sœur dédiée à la chaussure. A elle seule, La Halle mode et accessoires aurait l'an passé généré un chiffre d'affaires de 460 millions d'euros, en recul de quelque 15 %, selon les comptes publiés. L'enseigne revendique aujourd'hui un réseau de près de 480 adresses en France et Belgique, et 4 100 salariés.

Un réseau bientôt uni à celui de La Halle Chaussures et Maroquinerie, sous la présidence du récemment arrivé Philippe Thirache comme le révélait en Novembre 2016, la CFTC. Le réseau chaussure, qui compte 676 points de vente, va connaître 142 fermetures et la conversion de 41 magasins en La Halle mode et accessoires. Sur les 3 900 postes, jusqu'à 730 pourraient ainsi disparaître, dont près de 80 à l'occasion de la fusion des deux sièges. Si les ventes 2016 de La Halle côté chaussures n'ont pas été publiées, les chiffres indiquaient une chute de 17 %, à près de 600 millions d'euros en 2015. 

Caroll sera, à l'issue des cessions de Naf Naf, Chevignon et Kookaï, la seule enseigne survivante de l'activité « mode de marques ». La marque féminine d'habillement et d'accessoires s'offrait l'an passé une hausse de 4 % de ses ventes. Une dynamique contrastant avec celle du groupe, pour un chiffre d'affaires déclaré de 213 millions d'euros. Le réseau, qui revendique 330 magasins, aurait par ailleurs réalisé un bénéfice de 13 millions. Il y a quelques semaines, le poste de PDG était confié à Sandrine Lilienfeld. 

Minelli et son réseau de 231 boutiques, et 50 à l'étranger, constituera le côté haut de gamme de l'offre chaussure de Vivarte. L'an passé, l'enseigne a déclaré pour 122 millions d'euros de ventes, en inflexion de 2,7 %, auxquels s'ajoutent 4 millions d'euros de pertes. A la rentrée, l'enseigne lançait sa ligne enfant, Mini Minelli. 

San Marina aurait également connu l'an passé un recul des ventes de 2 %, le chiffre d'affaires déclaré s'établissant à 124 millions d'euros. Son réseau de 250 boutiques se convertit pas à pas depuis 2015 à un nouveau concept de présentation.

Besson atteindrait pour sa part un chiffre d'affaires annuel de 244 millions d'euros, en hausse de 4 %, sur un réseau d'environ 130 grandes surfaces de périphérie dédiées à la chaussure à bas prix. Enseigne « atypique » au sein de Vivarte, Besson avait depuis son arrivée au sein du groupe en 2008 une croissance accélérée.

CosmoParis et son réseau de 80 points de vente, dont dix-sept à l'enseigne, avait en 2015 réalisé un chiffre d'affaires de 16,5 millions d'euros, en progression de quelque 14 %, tandis que la perte opérationnelle se réduisait, selon les chiffres déposés. En octobre dernier, la direction nous annonçait encore ses fortes ambitions pour l'international.

                                                             Concept store Minelli - Vivarte 

La Halle, Caroll, Minelli, San Marina, Besson et CosmoParis forment donc le visage du futur Vivarte. Toutefois, cette structure semble encore modulable. Le PDG laisse en effet la porte ouverte à d'autres propositions de reprise. Y compris pour La Halle, dont il estime qu'elle ne sera pas revendable avant 2019-2020.

Reste à connaître la suite des événements pour la Compagnie Vosgienne de la Chaussure, revendue en décembre au fonds allemand Hanse Industriekapital. Ainsi que les repreneurs possibles pour Pataugas, Chevignon et Kookaï, mais aussi pour l'espagnol Merkal, dans lequel a été progressivement intégrée l'activité de son compatriote Fosco. Sans oublier le devenir d'André, marque fondatrice du groupe, et de Naf Naf, sa grande acquisition des années 2000. 


—  Idée reçue : « Le LBO c'est le pire de ce que propose la finance  —

07 Mars 2017

L'exemple de Vivarte sert aujourd'hui le discours de nombreux politiques pour dénoncer le LBO dans lequel ils voient ce que la finance propose de pire. Pour autant, nos politiques crachent-ils sur les gens qui s'endettent pour acheter un bien immobilier ?

Il y a peu de temps, le groupe Vivarte a fait la une de la presse en raison de son plan de restructuration. Vivarte regroupe un certain nombre de marques de prêt-à-porter telles André, Kookaï, la Halle aux Vêtements ou la Halle aux Chaussures. En 2007, Charterhouse rachète le groupe à PAI Partners via une acquisition avec effet de levier. Charterhouse lève une dette de plus de 2 milliards d'euros pour acquérir la société.

Seulement la crise passe par là et les espérances de rentabilité sur lesquelles Charterhouse se basait pour rembourser ses créanciers volent en éclat. Depuis 2014, Vivarte enchaîne ainsi les plans de restructuration et les créanciers sont devenus les actionnaires d'un groupe à la dérive.

L'exemple de Vivarte sert aujourd'hui le discours de nombreux politiques pour dénoncer le LBO dans lequel ils voient ce que la finance propose de pire. Pour autant, nos politiques crachent-ils sur les gens qui s'endettent pour acheter un bien immobilier ? Je n'ai aucun exemple en tête. Pourtant les deux mécanismes sont proprement identiques. Voyons pourquoi.

Comment fonctionne un LBO

Comprenons comment fonctionne un LBO (en anglais leveraged buy-act ; traduire achat à effet de levier). Il existe une multitude d'opérations possibles entrant dans la dénomination LBO mais prenons un cas classique : un groupe industriel de fabrication de matériaux de construction souhaite se séparer d'une de ses divisions en charge de la production de briques. Les raisons peuvent être multiples : réorientation stratégique, besoin de dégager des ressources financières pour d'autres projets, peu de synergies avec le reste du groupe etc.

Notre groupe industriel va donc mandater une banque d'affaires afin de la conseiller dans cette cession. Après avoir étudié la société et le marché, la banque d'affaires va contacter plusieurs acteurs qui pourraient être intéressés par cette société. Ces acteurs peuvent être des concurrents de notre groupe qui souhaiteraient se renforcer sur le secteur de la production de tuiles. Ces acteurs peuvent aussi être ce qui est communément appelé des fonds de LBO.

Qu'est-ce qu'un fonds de LBO aussi appelés « private equity » ? Le terme « fonds » est souvent utilisé à tort dans la presse. Le fonds n'est que le véhicule d'investissement dans lequel des personnes ont placé de l'argent (des banques, des assurances, des personnes fortunées, des mutuelles etc.). Ce véhicule est géré par une société de gestion (KKR, Carlyle, CVC, Blackstone pour ne citer que les plus connus). C'est la société de gestion qui va gérer ce véhicule et réaliser des investissements selon une stratégie définie dans le règlement du fonds.

Plusieurs formes de stratégie d'investissement

Cette stratégie d'investissement peut prendre plusieurs formes : investissement dans des PME ou des grands groupes, choix d'un secteur ou pas, espérance de rendement variable, type de support (capital ou dette). Le seul dénominateur commun à la stratégie d'investissement des fonds de « private equity » est comme leur nom l'indique d'investir dans des sociétés « privées, c'est-à-dire des sociétés non cotées. Les puristes me diront que ce n'est pas toujours le cas, j'en suis conscient, néanmoins dans l'immense majorité des cas, les investissements se font dans des sociétés non cotées.

Notre banque d'affaires a donc identifié 3 fonds qui pourraient être intéressés par notre division en charge de la production de briques. Elle transmet alors un certain nombre de documents aux sociétés de gestion concernées afin que celles-ci aient une idée un peu plus précise du fonctionnement de la société, des perspectives du marché, du business plan de l'historique financier.

Une de ces sociétés de gestion, nous l'appellerons LBO Investment Managers, est intéressée par la société. Cependant à la différence des concurrents industriels de notre groupe de fabrication de matériaux, le fonds qu'elle gère ne dispose pas d'une montagne de cash sur son bilan.

Constituer une holding

LBO IM va donc devoir réfléchir à une façon intelligente d'acquérir la société sans pouvoir mettre autant de cash que ses concurrents. Elle va constituer une société de holding qui se portera acquéreuse des titres. Dans cette holding, le fonds va apporter du cash qui constituera le capital de notre holding. Cependant le montant apporté en capital ne suffit certainement pas pour acheter la société. Il va donc falloir faire appel à d'autres types de financement. En premier lieu le financement bancaire.

LBO IM va donc appeler différentes banques et leur demander si elles seraient intéressées pour participer à l'acquisition de notre division de fabrication de briques. Les banques disent alors à LBO IM : « cette société est super mais nous ne prêtons pas directement à la société, comment comptez vous donc nous rembourser ? »

LBO IM leur répond alors : la fabrication de briques générera des profits que nous pourrons remonter à la holding sous forme de dividendes. Les dividendes que recevra la holding vous seront alors reversés pour payer les intérêts et le capital. Après plusieurs modélisations, les banques se rendent compte que la fabrication de briques générera suffisamment de profits pour que ceux-ci soient remontés en dividendes et remboursent la dette. Elles donnent alors leur accord pour prêter de l'argent à la holding constituée par LBO IM.

LBO IM peut également faire appel à d'autres types de financement obligataire un peu plus chers que la dette bancaire mais qui ne diluent toujours pas le capital (dette junior).

Processus d'enchères

Ça y est notre fonds a suffisamment d'argent pour acquérir la division de fabrication de briques. À l'issue d'un processus d'enchères, LBO IM s'avère avoir présenté la meilleure offre et devient donc propriétaire de la division de fabrication de briques. Les années passent, le marché de la brique se porte bien et la société cible génère de beaux profits qui permettent de rembourser les intérêts et le capital. En ayant mis moins de capitaux pour acquérir la société cible, le fonds réalise un très beau rendement annuel comme le montre la mini-modélisation ci-dessous :

La société a augmenté son activité, amélioré sa rentabilité et augmenté ses profits. Cela lui donne une valeur plus forte au moment de la revendre quatre ans plus tard. D'autre part, la dette a entièrement été remboursée dans la holding. La société a même du cash sur son compte à hauteur de 25,38€ ce qui améliore sa valeur de revente.

Pour 60€ investis par le fonds et une fois toute la dette remboursée, le rendement annuel ressort à 25,7%/an. Si le fonds avait mis 100% de son investissement en capital, il aurait obtenu un rendement de 10,7%, beaucoup plus faible. L'intérêt de mettre de la dette est donc évident.

Effet de levier, effet de massue

Néanmoins si vous avez investi sur le mauvais cheval et que la rentabilité de société se dégrade, votre effet de levier se transforme en effet de massue. Vous devez rembourser votre dette et les intérêts alors que les dividendes sont plus faibles. C'est ce qui est arrivé à Vivarte. Une trop grande part de dette dans le montant de l'acquisition qui rend la société incapable de faire face à ses échéances quelques années après.

Ainsi tout l'enjeu d'une opération à effet de levier est de correctement mesurer le risque pris et donc la quantité de dette que la société pourra supporter. En 2007, les banques prêtaient à tout va, les sociétés de gestion s'imaginaient que les arbres montaient au ciel, les structurations des opérations étaient alors proprement délirantes.

Dans l'imaginaire collectif, l'arrivée au capital d'un fonds de LBO est souvent vue comme quelque chose de catastrophique : la société de gestion va serrer les vis, licencier du personnel etc. D'une part, il semble logique que l'actionnaire d'une société chercher à optimiser l'utilisation des ressources à sa disposition. C'est la logique du profit et il est éminemment souhaitable qu'une entreprise ne gâche pas ses ressources.

La logique des investissements LBO

D'autre part, les investissements LBO ont une logique. Ils permettent aux grands gestionnaires d'actifs, aux compagnies d'assurance, aux mutuelles d'avoir une diversification plus forte de leur stratégie d'investissement sur des sociétés non-cotées. De plus, ces opérations lorsqu'elles sont correctement exécutées offrent des rendements que peu de classes d'actifs sont en mesure de produire.

Il ne faut pas oublier que lorsque vous confiez votre argent à des banques ou des compagnies d'assurance, celles-ci répartissent la masse confiée entre différentes stratégies d'investissement. Or les fonds de private equity sont sur le long terme générateur d'un rendement élevé. Indirectement, les épargnants profitent donc de l'effet de levier des opérations et de leur rendement conséquemment plus important.

Pour les sociétés qui sont l'objet d'opérations de LBO, la présence de ces fonds offrent une liquidité aux précédents actionnaires qui peuvent ainsi réaliser leur patrimoine à un moment qui leur convient mieux et à un prix qui correspond à leurs attentes.

Comment fonctionne une acquisition immobilière

Maintenant que nous avons vu comment fonctionne un LBO, regardons comment fonctionne une opération d'acquisition immobilière. Vous souhaitez acheter un appartement d'une valeur de 100€. En vidant votre PEL et votre livret A vous n'avez que 25€. Vous allez donc voir votre banquier pour qu'il vous prête le complément soit 75€.

Vous êtes l'heureux propriétaire de cet appartement. Vous recevez un loyer et devez payer quelques frais liés à l'entretien, les charges de copropriété ainsi que la taxe foncière. In fine votre « profit » correspond à ce loyer minoré des charges diverses liées à cet appartement. Ce « profit » sert à rembourser les intérêts et le capital que vous avez emprunté auprès de votre banque.

Sans le savoir vous venez de réaliser l'acquisition d'un actif via une opération à effet de levier ! Cependant si vous avez mal calibré votre prêt et que vos mensualités sont trop élevées, vous ne pourrez pas faire face aux échéances. De même si votre locataire décide de ne plus vous payer et que vous ne pouvez pas le remplacer par un autre. Dans ce cas vous devrez réduire votre consommation ou votre épargne ce qui aura un effet direct sur les personnes avec qui vous aviez des échanges commerciaux et financiers.

Deux solutions possibles

Ainsi une opération avec effet de levier, qu'elle soit pour financer l'acquisition d'un actif immobilier ou d'un actif industriel engendre les mêmes effets. Si elle est bien calibrée, un très bon retour sur investissement (qu'il soit personnel ou pour des personnes qui vous ont confié de l'argent) et la possibilité de devenir propriétaire d'un bien avec moins de ressources. En revanche si elle est mal ficelée, l'obligation de réduire sa consommation/ses coûts face aux échéances qui tombent.

Il est donc parfaitement stupide de prendre l'exemple de LBOs qui fonctionnent mal du fait d'un mauvais équilibre de l'opération pour en tirer des conclusions sur l'effet de levier en général. D'autre part, affirmer que les salariés sont les premiers à pâtir de ces opérations n'est pas toujours vrai. La plupart des fonds accordent souvent des ressources supplémentaires à l'entreprise lorsque que celle-ci doit investir dans le renouvellement de son outil de production, dans le lancement d'un produit ou acquérir un concurrent. Les salariés bénéficient alors de ces investissements.

Quand surgit le problème

Non, tout n'est pas rose dans l'univers du LBO (cet article n'est d'ailleurs qu'un court résumé du fonctionnement d'une opération à effet de levier et de l'environnement des fonds de private equity), néanmoins encore une fois, les problèmes surgissent souvent lorsque l'opération prévoit une part de dette trop importante par rapport au capital apporté et aux perspectives de croissance de la société.

Les niveaux d'intérêts complètement débiles proposés par les banques centrales ces dernières années n'ont d'ailleurs fait qu'accroître le risque portant sur ces opérations. En baissant délibérément le prix de la dette, les banques centrales ont poussé au crime de nombreux fonds de private equity qui risquent dans les années à venir de connaître de grosses désillusions.

Lorsqu'en 2007 la Fed avait décidé d'augmenter ses taux, les journalistes et politiques prenaient la défense des propriétaires de maisons ruinés mais pensaient que ce qui arrivait aux fonds de private equity n'était qu'un juste retour des choses. Parce que la finance c'est mal et les petits propriétaires sont gentils. Pourtant ces opérations avaient exactement les mêmes principes.

Au lieu de déblatérer tous les jours leur haine de la finance en général, les journalistes et hommes politiques devraient plutôt dénoncer les manipulations de la BCE ou de la Fed. En abaissant artificiellement le coût de l'endettement (les taux d'intérêts), les banques centrales augmentent le risque que ces opérations se terminent mal. Mais jamais au grand jamais vous n'entendrez : « les banques centrales, c'est le pire de ce que propose l'économie ».

— ENVOYE SPECIAL SUR VIVARTE —

 05 Mars 2017

Le reportage sur le groupe VIVARTE ne sera pas diffusé le 16 Mars mais le 13 Avril 2017.

Vivarte : Laure Frugier prend la direction communication et RSE

01 Mars 2017  

Alors que se poursuit la restructuration du groupe, qui ne devrait bientôt compter plus que sept enseignes contre quatorze aujourd'hui, celui-ci confie sa communication et responsabilité sociale et environnementale à Laure Frugier. Une direction de la communication laissée vacante depuis 2015 et le départ de Béatrice Mottier.


Depuis 2009, Laure Fugier occupait le poste de directrice de la communication chez TDF. Entreprise dont Patrick Puy, actuel PDG de Vivarte, avait mené la restructuration en 2010. Après avoir été directrice de clientèle chez Euro RSCG Institutionnel, Laure Fugier a en outre occupé la direction de la communication d'Havas Advertising, puis du Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (Siaap).A cela s'ajoute une expérience des questions politiques. Laure Fugier a ainsi officié en tant que conseiller en communication du ministre du Travail et des Affaires social Jacques Barrot. En 2002, elle endosse les mêmes fonctions auprès du président du Sénat Christian Poncelet, avant d'officier pour le ministre de l'Education Nationale Luc Ferry, puis du ministre de l'Immigration, de l'Intégration et l'Identité Nationale, Eric Besson.Vivarte travaille actuellement à la revente de Pataugas, Chevignon et Kookaï, mais aussi de l'espagnol Merkal, dans lequel a été progressivement intégrée l'activité de son compatriote Fosco. Le groupe vise aussi les cessions d'André, marque fondatrice du groupe, et de Naf Naf, sa grande acquisition des années 2000. A cela s'ajoute la suppression de près de 900 postes dans le cadre de deux PSE touchant La Halle aux Chaussures et Vivarte Services. 

 

Vivarte cherche chaussure à son pied

28 Février 2017

                                                        Magazine CFTC " La Vie à Défendre" Mars 2017  

                                                             

                                      

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Demande d'injonction déposée sur le portail SI-PSE

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28 Février 2017

Mail envoyé de la part de Madame Marie Fuchs-Drapier Inspectrice du travail à Monsieur Ludwig Rabotin DRH Siège CEC/HAV  

Et ci-dessous courrier adressé par l'intersyndicale CGT, CFTC et CFE/CGC interpellant la DIRECCTE d'Ile de France.

—  AVIS DU CHSCT CEC DEPÔT LOGISTIQUE  —

27 Février 2017

Aujourd'hui s'est tenue une réunion extraordinaire CHSCT CEC du dépôt Logistique d'Issoudun concernant le projet d'optimisation des flux logistiques de l'entrepôt, afin de donner un avis. Le CHSCT avait été informé de ce projet le 12 Décembre 2016 et lors de la réunion du 22 Décembre 2016, le CHSCT avait souhaité bénéficié de l'appui d'un cabinet d'experts, celui retenu fût " Technologia 

Cabinet agréé par le Ministère du travail conformément à l'article  L4614-12 du code du travail.

Suite au rapport de celui-ci, reçu la semaine dernière après analyse et concertation du CHSCT entre eux, celui-ci a donné hier après-midi son avis.

Voir fichier ci-dessous

 


Vivarte : la demande d'expertise de la CGT sera examinée le 23 mars

23 Février 2017    

La demande de la CGT qu'une expertise de gestion soit menée sur les comptes du groupe de distribution en difficulté Vivarte sera finalement examinée par la justice le 23 mars, le dossier ayant été renvoyé jeudi.

La fédération CGT du commerce et le syndicat CGT Vivarte ont assigné fin janvier en référé Vivarte et ses sociétés de tête, Novarte et Novartex, devant le tribunal de grande instance de Paris. Ils demandent que soit ordonnée une expertise sur les comptes du groupe, qui a annoncé en janvier deux nouveaux plans sociaux (PSE) ainsi que la cession d'André, son enseigne historique, et de Naf Naf. Dans leur viseur, les conséquences des LBO (rachat par endettement) de 2007 et 2014.
Les syndicats souhaitent que l'expertise se penche sur « l'impact des charges d'intérêt », mais aussi des distributions de dividendes, sur la trésorerie du groupe et ses capacités d'investissement.
Ils demandaient aussi que l'expert procède à l'examen « du bien-fondé des décisions des dirigeants et actionnaires, notamment des fonds d'investissement entrés au capital de Vivarte en 2014 », les fonds Oaktree, Babson, GLG et Alcentra, « au regard de l'intérêt social » du groupe et de ses filiales. Mais le juge a souligné que cela n'était pas le rôle de l'expert.
David Verdier, leur avocat, a souligné qu'avec cette procédure, qui « met dans la cause les sociétés Novartex et Novarte », les syndicats entendaient aller « plus loin ». Il a mis en avant le « conflit d'intérêt » des « banquiers actionnaires », qui « privilégient les remontées de dividendes plutôt que les investissements ».
Les syndicats FO, CFTC et CFE-CGC de Vivarte se sont portés intervenants volontaires à la procédure, de même que le fonds Oaktree. L'expertise, si elle était ordonnée, durerait de six à huit mois, selon le délai évoqué à l'audience.
Le comité de groupe Vivarte et le comité central d'entreprise de La Halle demandent aussi une expertise de gestion, mais via une procédure devant le tribunal de commerce.
Près de 900 postes doivent être supprimés dans le cadre des deux PSE annoncés à la Halle aux chaussures et chez Vivarte Services. Mais les syndicats en craignent davantage et s'inquiètent notamment pour les deux dépôts du groupe.
Le PDG, Patrick Puy, a « laissé entendre cette semaine que la logistique serait externalisée en 2018 », a indiqué Karim Cheboub (CGT). Les deux dépôts, à Issoudun et Châteauroux, comptent au total environ 1.000 salariés (CDI et intérimaires).

— Audience au TGI  —

23 Février 2017

Une audience au TGI de Paris a eu lieu ce matin suite au dépot d'une requête par la CGT. L'ensemble de l'intersyndicale CFTC, CGT, CGC, FO et SUD était présent afin de soutenir cette action. Le but de cette démarche est de faire expertiser les comptes du groupe Vivarte et de sa holding.

L'expertise doit commencer sur les comptes de 2007 année du débouclage du premier LBO. Le but de cette action est de démontrer la responsabilité des détenteurs de la dette et du management dans les différents plan sociaux des filiales du groupe, dû à des arbitrages financiers allant à l'encontre des intérêts du groupe et de ces salariés. La direction était présente à l'audience et un des fonds détenteur de la dette avait diligenté un cabinet d'avocats.

L'avocat de la holding a demandé le report de l'audience, le président du tribunal a accédé à sa demande et reporté l'audience au 23 mars à 11h30 

— FLASH INFO —

 22 Février 2017

Courrier adressé de la part de Karim CHEBOUB  représentant CGT de l'intersyndicale à Patrick PUY et réponse par mail de celui-çi. Nous vous laissons juge de la réponse du Président.

Cliquez sur le fichier ci-dessous

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Vivarte ou l'échec programmé des méga-LBO 

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23 Février 2017

Le tribunal de grande instance de Paris se penche aujourd'hui sur les causes du naufrage de      Vivarte et sur les responsabilités en jeu. Un exercice difficile tant le niveau élevé d'endettement accompagnant les grands LBO n'explique pas tout. 

Qui est responsable du naufrage de Vivarte et ses 17.000 salariés ? Alors que le tribunal de grande instance de Paris doit dire ce jeudi si les syndicats CGT de l'ancien groupe André sont fondés à demander un audit sur l'échec de ce LBO géant, la question est posée. A première vue, les quatre dirigeants successifs du groupe, de Georges Plassat à Stéphane Maquaire, ses actionnaires, les fonds Charterhouse puis le quatuor Oaktree-Babson-Alcentra-GoldenTree et ses 172 prêteurs sont tout désignés. Ils ont écrasé l'entreprise de dettes : le premier propriétaire en empruntant en 2007 la totalité des 3,5 milliards d'euros du prix d'achat de Vivarte (à charge pour le groupe ensuite de rembourser sur son résultat) et le second groupe d'actionnaires en exigeant d'être rémunéré à des taux très élevés pour injecter du capital. Sept ans plus tard, Vivarte porte plus de 2,8 milliards d'euros d'endettement, soit plus de six fois ce qu'il génère en bénéfices.

Et pourtant, ce boulet financier, comme celui de nombreux LBO des années 2000, n'est certainement pas la toute première cause de sa chute. En effet, même débarrassé de la totalité de ses crédits d'ici à fin février comme l'espère Patrick Puy, son actuel dirigeant, il n'est pas du tout sûr que Vivarte s'en sorte mieux. Pour comprendre, il faut se reporter à quelques fameux LBO conclus ces dernières années et tous en proie à des difficultés après la crise de 2007. Qu'il s'agisse de PagesJaunes, de Terreal, de Monnier, en passant par Saint-Gobain Desjonquères, Frans Bonhomme, Gérard Darel ou Camaïeu, tous ont été en premier lieu victimes de dysfonctionnements opérationnels. Conçues pour tourner à plein régime, ces constructions financières supportent plus difficilement que d'autres le moindre grain de sable venant entraver leur expansion.

Ces entreprises sont d'abord plus vulnérables aux retournements de cycle comme la baisse de commandes. Pour Vivarte et les entreprises de textile, le recul de la consommation postcrise de 2007, aggravé par de conditions météorologiques défavorables ont été fatals. Les baisses des ventes ont été supérieures à 20 %. Même Georges Plassat, le dirigeant historique de Vivarte, que l'on disait les yeux rivés sur les indicateurs météo, n'a pas su anticiper la dégradation aussi rapide de ces conditions. Qui l'aurait pu ?

Se sont ajoutés ensuite des facteurs structurels liés à la remise en question des modèles de distribution par le digital. Pour Pages Jaunes, devenu SoLocal, l'effondrement a été radical. C'est tout le secteur des annuaires en Europe qui a été siphonné par l'arrivée de Google. « Les LBO, dont le modèle d'expansion est financé par la dette, n'est pas adapté aux industries cycliques », résume un spécialiste des restructurations.

Enfin, la crise financière de 2007 a bouleversé nos capacités d'anticipation, sur lesquelles sont entièrement fondés les modèles d'acquisition puis de revente des LBO, et en particulier leurs paramètres financiers. « Tous secteurs confondus, les entreprises font face à des cycles plus courts. La visibilité à cinq ans des années 2000 a disparu », constate un patron de fonds.

Un pouvoir considérable aux dirigeants en place

Certes, ces bouleversements n'exonèrent pas les dirigeants et leurs actionnaires de toute responsabilité. Notamment celle de réagir à temps et de réinvestir quand les difficultés se présentent. C'est là qu'intervient le dernier facteur d'échec de certains des plus grands LBO des années 2000 : leur modèle de gouvernance. Ils ont été pilotés par de grands patrons charismatiques et incontestés - mais minoritaires au capital et jugés seuls responsables légaux face aux difficultés - alliés à des fonds majoritaires mus par une logique avant tout financière. Tant que l'argent rentrait, il a été aisé pour ces derniers de laisser faire. Surtout lorsque ces fonds en question étaient avant tout des investisseurs en dette, comme dans le cas de Frans Bonhomme, Terreal ou Vivarte, Entrés d'une certaine façon en tant que « banquiers » dans ces entreprises, ils n'ont pas joué le rôle d'« actionnaires » actifs sur le plan opérationnel comme l'aurait fait un fonds classique.

De plus, étant à la fois prêteurs et emprunteurs, ils sont sans cesse soumis à des conflits d'intérêts. Du coup, face à ce relatif effacement des actionnaires, la plupart des LBO des années 2000 ont accordé un pouvoir considérable aux dirigeants en place. D'autant que certains d'entre eux « menaient une opération de LBO pour la troisième ou quatrième fois », dit un patron de fonds. Pour ce « titulaire en place, incontesté, changer radicalement de cap, c'était remettre en question toute la stratégie passée qu'il avait lui-même conduite ». Vivarte a ainsi construit sa croissance pendant douze ans en obéissant à une logique d'ouverture d'enseignes. Et quand Marc Lelandais a tenté une montée en gamme, il était déjà trop tard.

Il existe une réponse à ces difficultés, autre que le rapport de force entre fonds et dirigeant : c'est de structurer autour du dirigeant, « une équipe forte de managers associés au capital qui pourront l'appuyer et venir contrer ou à tout le moins questionner ses projets », conclut un patron de fonds. Sous cette condition, beaucoup d'échecs de grands LBO auraient sans doute pu être évités.



— Externalisation logistique Issoudun / Montierchaume programmée, propos tenus ce jour, par Patrick Puy PDG VIVARTE à l'intersyndicale —

21 Février 2017

Entretien de l'intersyndicale avec le PDG Patrick Puy

Les délégués syndicaux centraux de l'intersyndicale ont été reçus ce mardi par le PDG du groupe. Au cours de l'entretien, ils ont évoqué le manque de dialogue social dans le groupe et tout particulièrement à la CEC. Ils ont également abordé l'absence du business plan.

La seule présentation que les partenaires sociaux ont eu le droit depuis l'arrivée de M. Puy est celle du démembrement du groupe et la mise en place d'un soi-disant plan de redressement.

Chez Vivarte service et à la CEC ce redressement passe par la mise en place d'un plan de sauvegarde de l'emploi accompagné d'un nombre important de licenciements.

Ils ont fait valoir le manque de lisibilité des PSE dans les différentes filiales du groupe et particulièrement à la CEC et à la HALLE! Des suppressions de postes sont prévus dans chacun des sièges. L'opacité volontaire dans la rédaction des documents économiques et sociaux sont communs aux deux entreprises , ce qui rend impossible l'indentification du rattachement des postes supprimés à telle ou telle filiale....

Ils ont présenté leurs revendications concernant les salariés travaillant dans des magasins prévus en cession à la HALLE afin qu'ils soient intégrés au PSE.

Ils ont réaffirmé leur détermination d'intégrer le Dépôt d'Issoudun dans le PSE au vu des baisses de paires mouvementées (-14% environ) que va engendrer la fermeture des 183 magasins; les retombées sur l'activité de la logistique sont évidentes.

Lors des échanges avec Mr Puy sur l'avenir du dépôt , ils ont appris qu'un projet était dans les tuyaux, et qu'une externalisation des deux dépôts était envisagée; 2018 a été évoqué mais sans plus de précision. Ces "confidences" ne font que renforcer notre conviction d'intégrer la logistique au PSE.

A la suite de l'entretien avec le PDG une réunion était prévue à la DIRECCTE (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) où les membres de l'intersyndicale SUD, CFTC, CGT, CGC et FO ont pu exprimer les désaccords avec la Direction de la CEC concernant la rédaction du PSE. L'intersyndicale était accompagnée d'un de leurs experts et de leurs avocats.

                                                                                                                        La CFTC des Salariés VIVARTE

                              Publications ci-dessous sur la page Facebook de nos collègues de combat Cégétistes de l'intersyndicale.

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Il faut éviter qu'une catastrophe comme Vivarte se reproduise

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18 Février 2017

Interview de l'avocat David Verdier qui a déposé une assignation au TGI de Paris à la demande de la Fédération du Commerce CGT et s'apprête à demander la nomination d'un expert auprès du tribunal de Commerce de Paris , pour le compte de l'intersyndicale du Groupe Vivarte : CFE/CGC , CFTC , CGT, FO, SUD 

La CGT vient d'assigner le groupe Vivarte et ses holdings de contrôle devant le tribunal de grande instance (TGI) pour obtenir une expertise de gestion concernant les opérations de LBO et de restructuration financière menées depuis 2007. Il s'agit d'une première en France. Vous êtes le conseil de la CGT, comment avez-vous pris cette décision ?
C'est la première fois effectivement qu'un syndicat sollicite le TGI pour une expertise portant sur les opérations financières et de gestion d'un groupe. Deux autres syndicats vont se joindre à cette initiative de la CGT. Ce type d'expertise peut être sollicité normalement par les comités d'entreprise, auprès du tribunal de commerce, appelée expertise de gestion. Mais le périmètre d'examen est en général plus restreint, car il ne peut concerner que la société dont relève le comité d'entreprise qui intente l'action, et pas l'ensemble du groupe. C'est pourquoi nous avons innové, en ayant recours à l'article 145 du Code de procédure civile. Celui-ci prévoit que le TGI puisse lui aussi organiser une expertise «s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourra dépendre la solution d'un litige». Cela permet selon nous à un syndicat de solliciter une telle expertise. Nous allons par ailleurs déposer le 1er mars une autre assignation, cette fois auprès du tribunal de commerce, pour obtenir là aussi une expertise dite de gestion. L'assignation est déposée non seulement par le comité central d'entreprise de la Halle aux vêtements, mais aussi pour la première fois par un comité de groupe, en l'occurrence celui de Vivarte pour que les opérations puissent être examinées au niveau du groupe.
Quels sont les objectifs de ces deux assignations ?
Les experts vont pouvoir examiner toutes les décisions stratégiques prises depuis 2007, date du premier LBO, pour déterminer si elles ont été prises dans l'intérêt du groupe Vivarte, de ses filiales et de ses salariés, ou au profit exclusif des fonds actionnaires et des dirigeants. On peut en effet se demander si le LBO de 2007 et la restructuration financière de 2014, qui ont conduit le groupe Vivarte à s'endetter considérablement, n'ont pas entravé le bon développement de l'entreprise et menacé sa pérennité. Ainsi, jusqu'à 55 % des résultats étaient remontés sous forme de dividendes pour le remboursement des dettes, sans compter probablement les managements fees, tandis que certaines conventions bancaires plafonnaient les investissements. Cela va-t-il dans le sens de l'intérêt social de l'entreprise ? Nous voulons voir également quel a été l'impact éventuel de ces opérations financières sur l'intéressement et la participation des salariés. C'est sur la base de ces expertises que nous pourrons déterminer s'il y a eu faute de gestion et s'il faut saisir les tribunaux pour engager les responsabilités des administrateurs, des fonds et des dirigeants.
Le groupe, qui a changé en novembre dernier de dirigeant pour la cinquième fois en quatre ans, est actuellement en train de négocier une nouvelle restructuration de sa dette. Cette offensive juridique ne risque-t-elle pas de compromettre cette dernière ?
Si les expertises de gestion nous sont accordées, nous espérons qu'elles déboucheront sur des résultats en six mois. Notre objectif n'est pas de décourager des investisseurs sérieux, ni même plus généralement de supprimer les LBO. Mais il faut que le gouvernement ou les députés se saisissent de cette affaire pour envisager sérieusement d'encadrer les LBO pour éviter que de telles catastrophes se reproduisent. Je peux vous dire de source sûre que le gouvernement y travaille au niveau européen : n'oublions pas que Vivarte était le plus gros groupe de prêt-à-porter français. Si on ne fait rien, d'autres groupes industriels seront démantelés en raison d'un endettement excessif qui n'aura servi qu'à enrichir les fonds d'investissement.

 Rencontre avec le Conseil d'Administration du Groupe Vivarte  —

13 Février 2017

Le 8 février un Comité de Groupe extraordinaire a eu lieu avec la présentation du plan alternatif de l'intersyndicale CFTC, CGT, CGC, FO et SUD à Patrick Puy. Au cours de la présentation à plusieurs reprises le PDG a commenté d'une manière assez négative de nombreux points en les qualifiant d'irréalistes, alors même que bon nombre des objectifs qui lui étaient présentés étaient comparables au plan Puy, mais, sans le passage à la moulinette de l'emploi et accompagné d'un nombre réduit de fermeture (15 environ). Le plan présenté est un plan pour un entrepreneur et non pas celui d'un fossoyeur!! le 10 février, soit 2 jours plus tard les délégués centraux de l'intersyndicale ont reçu un courrier les informant que suite à leur demande une rencontre avec le Conseil d'Administration allait avoir lieu le 27 fevrier dans les locaux de la DIRRECT d'ile de France à Aubervilliers. Au cours de cette réunion les deux projets de redressement du Groupe vont être présentés, celui de Patrick Puy et celui de l'intersyndicale. Il est précisé dans le courrier (voir ci-dessous ) que le Conseil ne commentera pas les présentations, et que cette rencontre à pour but d'exposer les points de vu de chacun. A la lecture du courrier, nous pouvons d'ors et déjà affirmer que les membres du Conseil ne reverront pas leur copie et qu'ils ne seront là que par "obligation".

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Vivarte : les syndicats attaquent les actionnaires en justice

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09 Février 2017

Une dette de 1,15 milliards d'euros

Le 25 janvier dernier comme nous l'avions révélé, la CGT et sa fédération du Commerce et des Services avaient saisi le tribunal de grande instance de Paris (TGI). L'objectif de cette guerrilla juridique est commun : «Mettre en lumière la mauvaise gestion du groupe consécutive à plusieurs rachats via un système de LBO (NDLR: c'est-à-dire des montages financiers consistant à racheter des entreprises endettées à crédit) qui a plombé selon eux le groupe avec une dette abyssale nette de 1,15 milliards d'euros», indique David Verdier, l'avocat en charge du dossier. Deux bouteilles à la mer lancées alors que près de 1 500 suppressions d'emplois sont annoncées, avec des plans sociaux en cours de discussions. Si les juges donnent leur feu vert, les syndicats espèrent pouvoir limiter «la casse sociale» et peut-être éviter un démantellement programmé, notamment la vente de l'enseigne historique André et la possible cession de Naf Naf . Des annonces faites fin janvier par le nouveau PDG du groupe, Patrick Puy, le cinquième dirigeant depuis 2012...

L'intersyndicale du géant de l'habillement, Vivarte, a déposé, ce jeudi, une assignation contre les dirigeants du groupe auprès du tribunal de commerce. Elle dénonce une gestion par les fonds d'investissement qui courait à la perte du groupe et demande au juge de désigner un expert.

La contre-attaque menée par les syndicats contre les dirigeants de Vivarte va se dérouler dans les prétoires. Selon nos informations, l'intersyndicale a déposé, ce jeudi, une nouvelle assignation en référé au groupe et les holdings Novartex et Novarte, cette fois devant le tribunal de commerce de Paris.

«Les impacts des décisions des dirigeants»

Lors du comité de groupe du 8 février, les syndicats ont voté unanimement (à l'exception de la CFDT) cette résolution, bien évidemment très mal accueillie par la direction. S'appuyant sur l'article L225-231 du code du commerce, ils demandent qu'un expert épluche tous les comptes de gestion. Selon un document confidentiel que nous avons pu consulter, il s'agit de passer au crible «tous les documents comptables pour les exercices clos de 2007 à 2016, de toutes les entités du groupe y compris les holdings étrangères», notamment la holding de portage Novartex située au Luxembourg et bénéficiant de conditions fiscales particulièrement avantageuses. Sont visées aussi «les charges financières d'intérêt » (notamment l'apport d'agrent frais au taux avantageux de 11% ) liées aux prêts engagés pour rembourser la dette, les «distributions de dividendes» et les «fonds perçus directement ou indirectement par chaque actionnaire». Enfin, l'assignation demande que le juge de «détermine quels sont les impacts des décisions des dirigeants du groupe dans les difficultés actuelles».

«Les instruments de contrôle n'existent pas»

Des questions sur la gestion du groupe que les syndicats ne sont pas seuls à poser. Selon nos informations, le ministère de l'Économie qui a été informé du dossier depuis plusieurs années s'interroge notamment sur le gel des investissements dans le groupe depuis 2014. «C'est la confirmation que les fonds entraînaient le groupe et ses filiales dans une voie sans issue ou sa disparition» affirme une des sources proche du dossier. Une analyse partagée par l'ancien président non executif du conseil d'administration de Vivarte, Pierre-Antoine Gailly, qui a claqué la porte en 2016 et a dénoncé sur les ondes de Radio Classique une «gestion courtermiste des fonds de LBO» qui sont actuellement propriétaires de Vivarte. Un groupe géré par quatre fonds d'investissements, qui, selon lui, «fonctionne sur une seule logique de j'achète ou je vends de la dette toutes les semaines à Luxembourg». Et d'ajouter : «à partir du moment où l'entreprise n'est pas cotée Vivarte échappe à tout contrôle, car les instruments de contrôle n'existent pas».

Les deux assignations seront examinées par ordre de date de dépôt les 23 février et 1er mars. Cette procédure complexe pourrait prendre plusieurs mois avant que des conclusions émergent. Si le rapport de l'expert venait à révéler des fautes de gestion, l'argument économique des plans sociaux ne serait désormais plus valable et une action en justice contre les actionnaires et les directions successives serait possible. De son côté, Myriam El Khomri a souhaité il y a une dizaine de jours que le groupe «justifie la manière dont l'argent public, reçu par Vivarte au titre du Crédit d'Impôts pour la compétitivité et l'emploi, a été utilisé. Soit au total 45 millions, selon nos révélations.

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Vivarte : « C'est la logique financière des dirigeants actuels et des actionnaires qui prime »

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08 Février 2017

La première réunion du Comité central d'entreprise de la Halle aux chaussures a eu lieu ce 2 février. Cette réunion nous a donné l'occasion d'échanger avec la direction sur les causes qui ont amené l'entreprise à cette situation catastrophique, aux difficultés actuelles, à licencier des salariéEs déjà dans la précarité. Une grande proportion de ces salariéEs sont en effet à temps partiel et au SMIC. La direction de l'entreprise invoque à chaque fois les difficultés économiques, la concurrence, la mauvaise météo et la conjoncture...

Des débats houleux ont marqué cette première réunion, la direction refusant de reconnaître ses responsabilités depuis quatre ans. Des errements stratégiques, l'instabilité des dirigeants, tant au niveau du groupe que de l'entreprise, l'augmentation de prix pour rehausser les dividendes et les marges, ont fait fuir notre clientèle habituelle et populaire qui n'a pas beaucoup de pouvoir d'achat.

         Vincent Boursier CFE/CGC de l'intersyndical

 Entretien. Après avoir rencontré Arnaud Moujol de SUD (voir l'Anticapitaliste n°369), nous avons demandé à Karim Cheboub, délégué syndical central CGT, son appréciation sur la situation si emblématique du groupe d'habillement et de chaussures.

La consultation des CE en vue des deux PSE a commencé. Quelles sont les propositions des directions ?

Le choix des mauvaises collections et l'introduction des marques du groupe ont contribué à déstabiliser la clientèle. Une chute vertigineuse des bénéfices ont fait plonger les comptes de l'entreprise dans le rouge. 

    L'intersyndicale à sa sortie de Bercy le 05 Janvier 2017

Les élus ont relevé des incohérences dans la fermeture de plusieurs magasins sans aucune justification économique, car plusieurs magasins ont des contributions positives et sont situés dans des zones de chalandise importantes.

Cela démontre encore une fois que c'est la logique financière des dirigeants actuels et des actionnaires qui prime. Le PDG actuel du groupe Vivarte, Patrick Puy, un fossoyeur, un destructeur d'entreprise, un spécialiste des plans de sauvegarde d'emploi au service des actionnaires vautours, est en œuvre dans son entreprise de démolisseur d'emploi.

Les premières propositions sont lacunaires et très peu engageantes sur le reclassement des salariéEs menacés de licenciement.

Cette première réunion nous a permis de voter une résolution sur l'absence d'information complète sur les licenciements d'une partie des salariées de l'entreprise, notamment l'impact sur la logistique.

À ce stade, les informations de la direction sont incomplètes car elle ne présente pas le projet dans sa globalité. Les élus du comité considèrent que les procédures d'information et consultation sont d'ores et déjà irrégulière, et une action en justice va être engagée si la direction ne reconsidère pas sa position

Le gouvernement semble s'intéresser à la question. Qu'en attendez-vous ?

Après plusieurs semaines de mobilisations, une médiatisation de nos actions, l'intersyndicale a été reçue par les pouvoirs publics. Les représentants des syndicats ont demandé au gouvernement de prendre leurs responsabilités en interpellant les dirigeants de l'entreprise et en demandant des comptes sur l'utilisation des deniers publics, deniers distribués au titre du CICE et des allègements de charges sur les bas salaires... dans un groupe qui licencie massivement.

Le gouvernement semble prendre la mesure de la situation mais, pour l'instant, il reste dans le registre de la posture. Nous attendons des actes concrets d'intervention des pouvoirs publics dans la situation du Groupe Vivarte.

Plus largement, nous demandons que des dispositions soient prises pour créer une agence ou une structure de contrôle avec des pouvoirs injonctifs afin d'intervenir sur le rachat d'entreprise par un fort endettement, par des fonds spéculatifs (LBO) qui sont dans la rentabilité immédiate au détriment de l'emploi. Il faut une régulation par les pouvoirs publics, voire même l'interdiction du rachat d'entreprise par des spéculateurs avides de rentabilité immédiate sans état d'âme sur la situation de l'emploi et des salariés. L'État doit aussi s'impliquer sur le montage financier du type LBO, qui permet de se rémunérer sur la trésorerie de l'entreprise, sans partage de richesse avec les salariés.

Des lobbies issus de ces financiers et des actionnaires de ces fonds spéculateurs s'apprêtent à faire du lobbying à l'approche des élections présidentielles pour faciliter encore plus la législation concernant le recours au montage du LBO, dans le sens de la réduction de la fiscalité sur les plus-values, déjà très clémente...

Quelles sont les perspectives de mobilisations ?

Nous travaillons dans le cadre de l'intersyndicale à amplifier la mobilisation, même si nous sommes conscients que le secteur d'activité du commerce reste difficile à sensibiliser aux actions dures, compte tenu de la taille des structures (3 à 5 salariés), des salariés à temps partiel et dans la précarité. La dispersion géographique augmente encore plus la difficulté des mobilisations des salariés.

Une grève est aussi envisagée, mais aussi d'autres formes de mobilisation. Une pétition citoyenne a été lancée et nous mettons aussi à contribution les réseaux sociaux et les médias afin d'alerter sur les difficultés et la destruction de l'emploi à cause des financiers voraces, toujours prompt à exploiter des individus pour assouvir leurs comptes en banque.

Les négociations doivent durer encore quatre mois, et nous allons séquencer toutes les formes de mobilisation. Les syndicats ne sont pas résignés et vont aller jusqu'au terme de la lutte pour obtenir le reclassement du maximum de salariés.

Enfin, un autre volet judiciaire est ouvert afin de contraindre les dirigeants de l'entreprise et des actionnaires par la voie judiciaire à nommer un expert. Celui-ci devra investiguer pour rechercher si les dirigeants successifs ont réellement investi pour développer les entreprises du groupe Vivarte... ou s'ils ont œuvré à enrichir les actionnaires par le versement des dividendes.

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Article Nouvelle République Indre

Vivarte : Première réunion du PSE    

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07 Février 2017

Une semaine après l'annonce par le groupe Vivarte de deux plans sociaux, la première réunion concernant le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) à la Halle aux chaussures a eu lieu hier, à Paris. Tous les syndicats étaient invités au siège de la Compagnie européenne de la chaussure (CEC). Le plan présenté prévoit, selon les syndicats, la suppression de 736 postes du fait de la fermeture de 141 magasins (sur 650) ; 41 autres passeraient en vente mixte sous l'enseigne Halle aux vêtements. Dans l'Indre, aucune fermeture n'est prévue.
« Hier, nous avons fixé un premier calendrier de dates de réunions. Mais ce calendrier est suspendu aux éléments demandés lors du dernier CCE à la direction. On ne sait pas l'impact de ces fermetures sur le dépôt logistique dont le métier principal est la préparation des commandes. On nous dit qu'il n'y en aura pas mais tôt ou tard, si on ferme des magasins et si on se sépare des marques comme Kookaï, Chevignon, Naf-Naf ou Pataugas, on voit mal comment on pourrait ne pas être impactés », explique Philippe Visse, délégué syndical CFTC.
Hier, il s'agissait d'une première rencontre. Des réunions sont prévues sur les quatre prochains mois.

—Les stats du mois de Janvier uniquement sur son site CFTC des Salariés VIVARTE  parlent... —

07 Février 2017

Afin que vous puissiez voir et comparer ( voir photo )

Vu le nombre de visites chaque jour sur notre site ou ailleurs, cela prouve bien que les salariés VIVARTE sont très inquiets de leur devenir au sein du Groupe et se renseignent où ils peuvent.
Le pic de ce mois de janvier a été les journées 

du 23 ( 977 Visites ) et le 24 Janvier ( 1052 Visites ).

Normal ce 23 Janvier, il y avait ce fameux Comité de Groupe tant attendu avec Patrick PUY.
Au total sur ce mois de Janvier 2017, il y aura eu 15878 VISITES sur le site CFTC des salariés VIVARTE.
Nous n'avons pas bien sur comptabilisé les stats de notre blog 
https://www.syndicatvivartecftc.fr/
ni de notre page Facebook.
https://www.facebook.com/cftccfsv

 Vivarte : les six raisons d'une chute 

06 Février 2017


Un montage financier mortifère

Si l'un des anciens PDG du groupe, Marc Lelandais, aux manettes de 2012 à 2014, parle de « cavalerie financière » au sujet des LBO successifs, manière de défendre son mandat, cette technique ne doit pas être jetée aux orties, tant elle a pu doper la réussite de nombreuses entreprises - Legrand, Spie, Webhelp, etc. Mais force est de constater qu'il a conduit Vivarte dans un goulot d'étranglement. « L'erreur d'appréciation fut de greffer un LBO à une entreprise dont le secteur d'activité est cyclique, mettant d'emblée en péril la capacité de remboursement », analyse Patrick Daguet, professeur en finance à l'Ieseg School of Management.

Carrément qualifié de « scabreux », certains dénoncent le deuxième LBO décidé en 2007 par Georges Plassat. Réalisé à prix d'or - il permet à PAI, l'ancien propriétaire, de faire une plus-value de 1,8 milliard d'euros - et en majorité par le fonds Charterhouse, il occasionne pour le groupe une dette de 2,2 milliards d'euros, qui a grimpé à 2,8 milliards après de coûteux rachats d'enseignes (Beryl, Supersport, Naf Naf, Chevignon, Défimode).



Une restructuration court-termiste

Dépourvu de solutions stratégiques viables - « ils se sont contentés d'ouvrir des magasins pour couvrir les pertes de chiffre d'affaires », commente un témoin -, le groupe voit ses résultats s'effondrer, jusqu'à devenir insuffisants ne serait-ce que pour servir la dette. Vivarte se lance donc, à la fin 2014, dans une restructuration partielle : Charterhouse cède la place aux créanciers Alcentra, Babson, GoldenTree et Oaktree, qui, en acceptant de s'asseoir sur près de 2 milliards d'euros et en injectant 500 millions d'euros d'argent frais, prennent le contrôle de la société. « Il restait encore 1,3 milliard d'euros de dette et on se disait déjà, à l'époque, que cette restructuration, si elle était positive, n'était pas assez conséquente », se souvient un avocat d'affaires.

« Cette succession de tentatives de restructuration financière révèle une stratégie court-termiste qui n'a jamais envisagé l'étape suivante », résume Guilhem Bremond, avocat fondateur de Bremond & Associés. Les experts soutiennent l'hypothèse d'une absence de vision - voire de consensus - des quatre créanciers. La restructuration, dont la vocation est d'accélérer un virage, aurait pâti d'un tour de table complexe et d'un défaut d'adossement du management à des industriels : « Aux Etats-Unis, les fonds s'en remettent à d'anciennes pointures à la retraite qui disposent du carnet d'adresses idoine pour redresser la barre », cite Patrick Daguet. Or, dans l'affaire Vivarte, la seule stratégie a consisté à orchestrer la valse des PDG - six en cinq ans jusqu'à Patrick Puy -, à céder des actifs immobiliers et à additionner les enseignes, au détriment de l'efficacité opérationnelle.


Asphyxié par sa dette, le groupe jadis florissant n'a pas réussi à se réformer. Concentré sur sa stratégie financière, il a négligé son redressement. La descente aux enfers de Vivarte est un sujet tabou. Parmi les stars du retournement d'entreprise, très peu ont accepté de s'exprimer. « Devoir de réserve légitime » pour les uns, tandis que les autres préfèrent taire leur implication dans un dossier qui tourne au fiasco. Depuis dix ans, le distributeur multi-enseignes en difficultés (André, Minelli, La Halle, Naf Naf, Chevignon, etc.) a fait travailler la fine fleur des experts sans parvenir à peser sur une stratégie uniquement financière. Retour sur les causes d'un échec.


Des investissements plafonnés

A partir de cette opération, 1,9 milliard d'euros ont été consacrés, en dix ans, au service de la dette, selon Secafi. Parallèlement, une clause contractuelle des créanciers demande au groupe de plafonner ses investissements, sous peine de voir le coût de la dette s'accroître encore. Richard Simonin, aux commandes de 2014 à 2016, avouait lui-même le gel des investissements : « Certains projets étaient bons, mais cash is king. Il fallait d'abord protéger les liquidités pour assurer la marche des affaires. » Une contrainte d'autant plus handicapante pour Vivarte que le secteur fait face à l'arrivée fracassante de nouveaux concurrents - Zalando, Sarenza, Primark, etc. - qui grignotent peu à peu ses parts de marché alors que les magasins se vident.



Une stratégie marketing erratique

Au-delà du nombre pléthorique de marques que regroupe Vivarte, c'est leur positionnement peu identifié qui interroge. « Dans un marché aussi atomisé, vous devez prendre une direction claire pour disposer d'un avantage concurrentiel », conseille Yves Marin, directeur du cabinet de conseil Wavestone. Quand H&M et Zara ont opté pour des collections en renouvellement permanent, Primark pour un style fashion et des prix agressifs, ÏDKids pour une diversification autour de la mode enfant, leur unique cible, Vivarte est « restée au milieu du gué », regrette le consultant. Seule tentative : une montée en gamme de La Halle. « Mais premiumiser une enseigne discount est une stratégie classique qui a, le plus souvent, des effets dévastateurs », assure Yves Marin.

En matière de prix, Vivarte n'a pas davantage affiché de ligne claire. Alors que Zara, C&A, H&M, Top-shop, Primark et Kiabi pratiquent des petits prix, La Halle et Kookai augmentent leurs tarifs de 10 à 25 % afin de doper les recettes - pour une qualité de produits stable - avant de les baisser récemment, pour le même motif : faire du chiffre ! « Vous ne pouvez pas passer d'une enseigne de mode passe-partout à une gamme qui se veut plus fashion en un claquement de doigts, prévient Yves Marin. Il est évidemment possible de faire évoluer une marque mais il faut garder le lien avec son ADN. » Et le consultant de citer Kiabi qui a creusé le sillon du discount après une tentative de montée en gamme ratée il y a dix ans, ou celui de Lidl qui sort, très progressivement, de sa stricte logique de hard discount.



Un manque de synergies

Peu unifié en devanture, le groupe l'est tout aussi peu en arrière-boutique. Se concevant comme une addition d'entités indépendantes, il n'a pas opté pour une logique de synergies de coûts. « La massification des achats et la négociation de conditions compétitives sont pourtant essentielles dans un secteur aux marges étroites. Sur un article à 5 euros, le moindre centime gagné est décisif », note Jean-Louis Grevet, président du fonds d'investissement Perceva. Pour redresser le groupe, Secafi lui enjoint, pêle-mêle, de « faire une coordination des offres entre enseignes pour éviter des redondances » et d'organiser le « partage des informations sur les achats » pour permettre l'ouverture de négociations avec les fournisseurs au niveau du groupe afin d'améliorer les marges. Le tout en réfléchissant à une « optimisation des coûts de transport qui pourrait passer par une mutualisation des livraisons en amont comme en aval ».

Un mépris du numérique


Les capitaux ont enfin manqué pour défendre l'image de Vivarte face à la concurrence féroce de Zara, H&M et Uniqlo, et surtout pour investir dans l'e-commerce. Car La Halle aux chaussures a été coulée par l'offensive de Zalendo et Sarenza. « Le numérique constitue le plus gros talon d'Achille de Vivarte qui a raté le tournant du digital, persuadé à tort que l'e-commerce était davantage une pratique des CSP + », analyse un spécialiste de la grande distribution.

Disposant aujourd'hui d'une quinzaine de sites Internet, le groupe gagnerait a n'en avoir qu'un seul. « Cela permettrait une démultiplication du trafic et du taux de transformation pour chaque enseigne doublée d'une concentration des investissements en matière de publicité et de référencement », précise Secafi. Autant de mesures qui montrent, en creux, le lot de carences dont souffre aussi le groupe en back-office.



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De Bata à Vivarte : une histoire de la désindustrialisation de la Lorraine 

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06 Février 2017

Quand les usines ferment, les magasins ferment. C'est une évidence. Nous perdons des emplois, de la croissance et du savoir-faire.

Pendant 70 ans, entre l'année 1931 et 2001, la ville d'Hellocourt a vécu au rythme des chaussures Bata. À tel point qu'on la surnomma « Bataville ». Chaque jour, des milliers d'ouvriers se pressaient devant les grilles de l'usine, fiers de fabriquer des chaussures de qualité, vendues à bon prix, qui s'exportaient dans le monde entier. Les manifestations ont duré six mois pour empêcher que Bata ne s'en aille. Rien n'y a fait : la Cité a dû fermer ses portes face à la concurrence asiatique. Quand Thomas Bata, entrepreneur tchèque inspiré par le fordisme, a fondé Bataville sur le domaine d'Hellocourt, il a construit une utopie entrepreneuriale en Meurthe-et-Moselle : une ville-usine isolée et autosuffisante, composée d'un centre de production à la pointe du progrès, d'une cité ouvrière tout confort et de salariés dévoués pour la cause. La fermeture de Bataville s'est inscrite dans le processus de désindustrialisation de la Lorraine que je déplore. Quatorze ans plus tard, le constat est amer. Hellocourt ne s'est pas relevée de la fermeture. Le village de Moussey, où se situe une partie du domaine d'Hellocourt, a perdu deux cents habitants, son voisin de Réchicourt-le-Château à peu près autant. Des maisons sont toujours inoccupées. Dans l'usine, des bâtiments entiers sont restés inchangés, déployant leurs lourdes silhouettes fantomatiques. Témoin d'une époque qui refuse toujours de s'effacer pour faire place à un nouveau projet, la grosse horloge de l'usine affiche toujours 13 h 42...En proie à une baisse continuelle de son chiffre d'affaires, Bata a fermé 60 de ses 200 magasins en 2008. En dépit de ce plan social, les dettes ont continué à s'accumuler.

En février 2015, peu après le dépôt de bilan, la société ABC Chaussures obtenait une licence d'exploitation de la marque. Moins d'un an plus tard, ABC Chaussures était placée en redressement judiciaire... Finalement, le tribunal de commerce de Nanterre décidait de la reprise de 47 des 72 magasins de Bata, et 206 des 355 salariés du groupe par un consortium de sept groupes (Courir, Etam...). L'enseigne Bata n'est plus !Idem pour la marque André, à vendre. Un scénario proche de celui connu par Bata est présentement à l'étude. Les points de vente, appartenant au groupe Vivarte, pourraient être cédés sans reprise de la marque. De nombreuses suppressions de postes sont d'ailleurs à prévoir chez Vivarte, qui emploie au total 16.000 personnes. Lundi, lors d'un comité de groupe, la direction a déclaré envisager deux nouveaux plans sociaux, chez Vivarte Services et à La Halle aux chaussures.

Quand les usines ferment, les magasins ferment. C'est une évidence. Nous perdons des emplois, de la croissance et du savoir-faire. Avec près de 44 millions d'euros de subventions publiques (dont 16 millions au titre du CICE) en 2016 pour le groupe Vivarte, les suppressions de postes passent d'autant plus mal. L'argent public sert, une fois de plus, aux grands groupes pour supprimer des emplois et fermer des sites de production en France. Seul un protectionnisme intelligent (à l'image des États-Unis ou du Japon) nous permettra de lutter contre la concurrence déloyale de nombreux pays, et la réorientation des subventions publiques vers les PME, TPE et petits artisans, couplée à une simplification administrative, se révèle nécessaire afin de réduire le poids des charges et des contraintes qui pèsent sur ceux qui croient en leur métier et veulent produire et maintenir l'emploi local. Voilà les seules solutions viables pour relancer l'industrie française et renouer avec notre prospérité économique. 

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Standard and Poor's dégrade la note de Novartex, la maison mère de Vivarte

 05 Février 2017 

Façade de la boutique Cosmoparis du 211, rue Saint-Honoré  à Paris

L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a annoncé mercredi avoir dégradé la note de dette à long terme de Novartex, holding de contrôle du distributeur textile Vivarte, de « CCC » à « CC », à la suite de l'annonce de la restructuration de la dette du groupe, en grande difficulté depuis plusieurs années.

Cette dégradation est assortie d'une perspective négative, signifiant que l'agence de notation pourrait procéder ultérieurement à un nouvel abaissement de la note. 

Le projet de restructuration de la dette de Vivarte, qui s'élève à 1,3 milliard d'euros, est en « très bonne voie » pour aboutir, a annoncé mardi soir le PDG du groupe, Patrick Puy. Ce projet, lancé depuis fin juillet, comprend notamment la transformation en capital de 780 millions de dette existante du groupe, et de 800 millions d'euros d'obligations remboursables en actions (ORA).
Il est couplé avec un allongement de deux ans de la maturité, avec un taux d'intérêt inchangé, des 500 millions de prêt supplémentaires accordés par les créanciers du groupe lors de la précédente restructuration de la dette.
« Nous considérons qu'une telle procédure constitue un défaut au remboursement de la dette selon nos critères, car aussi bien pour la dette existante que pour le prêt, les créanciers vont recevoir moins que ce qui leur avait été promis », indique Standard and Poor's. Par ailleurs, la performance commerciale du Vivarte est « faible et nous nous attendons à ce qu'elle le reste dans les prochaines années », est-il ajouté.
La baisse continue des ventes de La Halle, qui représente 40 % du chiffre d'affaires de Vivarte, apparaît comme un facteur de vulnérabilité pour l'ensemble du groupe, note l'agence d'évaluation financière.
Vivarte, engagé dans un vaste plan de restructuration, a annoncé mardi qu'il allait se séparer de deux nouvelles enseignes, André et Naf Naf, et supprimer plus de 700 postes. L'été dernier, le groupe en difficulté avait déjà annoncé que Pataugas, Kookaï et Chevignon seraient vendus.
Au terme de ces cessions, Vivarte sera recentré « autour de trois pôles : la périphérie (La Halle et Besson), les enseignes de chaussures de centre-ville (San Marina, Cosmoparis et Minelli) et Caroll », a expliqué Patrick Puy.

SOLIDAIRES ET TOUS  UNIS, TOUS ENSEMBLES JUSQU'AU BOUT

05 Février 2017

À Flers, quel avenir pour La Halle aux chaussures, Naf Naf et San Marina ? Une circulaire interdit aux salariés de parler

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 04 Février 2017

    "On peut imaginer une fermeture"

Arnaud Moujol explique :

L'été dernier, les marques Chevignon et Pataugas avaient été mis en vente. Ces deux enseignes n'ont pas trouvé preneur.

Le magasin San Marina, rue Blin à Flers, est dans une situation plus floue. « L'enseigne n'est pas mise en vente. C'est le statut quo », confie le syndicaliste.

Sur un plan général, Arnaud Moujol craint « un dépeçage du groupe ».

Une circulaire troublante

La marque Naf Naf a été mise en vente. Pour le moment, le magasin de Flers n'est pas touché par une fermeture. Étant donné que Naf Naf faisait partie des mêmes logistiques que Kookaï ou Chevignon, on peut imaginer une fermeture.

Dans ce contexte, le groupe Vivarte a diffusé une circulaire qui a de quoi faire bondir toute personne attachée au respect de la liberté d'expression.

Dans ce mail, la direction écrit, à propos du comportement qu'un salarié est censé tenir face aux sollicitations de journalistes : « Vous ne devez pas communiquer ou faire de commentaires au nom de la Halle-aux-chaussures ».

Invitant "fortement" les salariés à diriger la presse vers un seul contact, un spécialiste du cabinet Vae Solis chargé de répondre avec les bons éléments de langage, cette circulaire semble nier le droit à la parole des salariés.

Du côté de la direction du groupe, son porte parole, Aymeric Granet explique, à nos confrères de La Voix le bocage, qu'aucun planning précis n'a encore été établi concernant la fermeture des magasins La Halle-aux-chaussures de Flers et Vire (Calvados).

Après La Halle aux vêtements, dont le magasin de Flers (Orne) a fermé ses portes en novembre 2015, le groupe Vivarte, propriétaire de plusieurs enseignes, a annoncé la fermeture de 147 magasins La Halle aux chaussures et la cession de la marque Naf Naf.

À Flers, le groupe Vivarte possède trois magasins : La Halle aux chaussures, Naf Naf et San Marina. Quel avenir pour ces points de vente ? Selon Arnaud Moujol, délégué central syndical Sud de Vivarte, « les magasins La Halle-aux-chaussures de Flers et Vire sont menacés. Les négociations liées au Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) seront clôturées le 2 juin ». Arnaud Moujol estime que « les fermetures de ces magasins auront lieu au plus tard fin août ». Le magasin de Flers emploie quatre salariés.

Concernant le magasin Naf Naf de Flers, situé rue du 6-Juin, la situation est sensiblement différente. 

 

                Ci-dessous la circulaire de la direction

—  MICHEL SAPIN "SORT ENFIN DE SON BOIS POUR PARLER DE  VIVARTE"

04 Février 2017

Michel Sapin "L'Etat jouera tout son rôle. Ce plan social doit être respectueux des personnes et des activités économiques. " Après un silence assourdissant, Michel Sapin sort enfin de sa tanière, ce qui n'avait pas été le cas pour le PSE de 2015 pour défendre au moins à cette époque, les salariés de sa région dans le département de l'Indre.  Cette année là... Rien ! Silence total !

Et là, nous pensions à nos collègues qui avaient subi ce PSE du ( Dépôt Logistique HAV de Montierchaume. )

                 PSE ( Plan de Sauvegarde de l'Emploi )                

04 Février 2017


L'employeur qui envisage une procédure de licenciement pour motif économique doit, dans certains cas, établir et mettre en œuvre un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Le PSE vise à éviter les licenciements ou, à défaut, à en limiter le nombre. Il doit également faciliter le reclassement des salariés dont le licenciement est inévitable.

Bon à savoir sur ce fichier PDF. En cliquant sur les zones de couleurs, celles-ci vous emmènent directement sur les liens concernés.

—  Et si on faisait un Come Back en Arrière —

04 Février 2017

Vous trouverez en fichier PDF, quelques affiches de l'époque Lelandais, Simonin etc...et nous n'avons pas tout transcris, où la CFTC des Salariés Vivarte alertait déjà l'ouragan qui allait s'abattre sur le groupe. En ce qui concerne nos tracts de l'époque, vous pouvez les retrouver dans l'historique de notre page Facebook.


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LE DESASTRE DES LBO

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03 Février 2017

LE LBO FINANCE LE RACHAT D'UNE ENTREPRISE PAR UN EMPRUNT REMBOURSÉ PAR LA SOCIÉTÉ ACHETÉE... ÇA NE VA PAS SANS CASSE SOCIALE.

Caroll, La Halle, Chevignon, Naf Naf, Kookaï... Le premier groupe français d'habillement et de chaussures Vivarte est dans la tourmente.  

Après plusieurs cessions de magasins et des menaces sur l'enseigne André, plusieurs syndicats redoutent un plan de licenciement massif. La crise de Vivarte nous ramène à la manière dont la firme est tombée dans les griffes d'investisseurs financiers qui se sont littéralement enrichis en pillant le groupe. Au premier rang desquels le fonds Atticus qui en avait pris le contrôle en 2000 avant de le céder au fonds PAI en 2004, puis à Charterhouse en 2006... En cause, la dangereuse technique de reprise par LBO. 

 Le cas Vivarte n'est pas exceptionnel. La liste est longue des entreprises passées sous LBO au cours des années récentes. On peut retenir pour la France les exemples de Numericable, Picard, B & B Hotels, Govoyages, PagesJaunes, Cegelec, Courtepaille, TDF, du Printemps, de Legrand, Yoplait... Et, derrière les opérations les plus médiatisées, se cache une longue liste d'entreprises de taille moyenne qui ont été reprises par des fonds d'investissement depuis dix ans. Selon l'organisation des investisseurs financiers, près d'un salarié sur dix dépendrait aujourd'hui d'une firme sous LBO. Que se cache-t-il derrière ce sigle ? Une technique financière d'achat d'entreprises qui est tout sauf neutre.

Le leverage buy out (LBO) est un terme anglais qui signifie « financement d'acquisitions par emprunt ». Une société holding finance tout ou partie du rachat d'une entreprise en ayant recours à l'endettement bancaire ou obligataire remboursable par la société achetée, ce qui permet d'augmenter artificiellement la rentabilité des capitaux propres. Ajoutons que l'attrait des LBO est renforcé par l'application d'un régime d'intégration fiscal favorable. Le « miracle » a bien sûr une contrepartie. La dette d'acquisition, bancaire ou non, est remboursée par une ponction plus importante sur les flux de trésorerie de la société achetée, qui s'en trouve appauvrie d'autant.

Première conséquence, une pression accrue sur la masse salariale, l'emploi et les salaires. Pour dégager de la trésorerie, il faut diminuer les coûts, réduire le fonds de roulement. D'où généralement un plan social pour dégraisser les effectifs qui accompagne la reprise de l'entreprise. Deuxième conséquence, la réduction des investissements. Si l'objectif pour le financier est de revendre ses titres au bout de cinq ans, pourquoi se préoccuper du long terme ? Pourquoi faire de la recherche, du développement ou des investissements qui ne donneront des résultats que dans sept ou dix ans ? Troisième conséquence, la perte de contrôle sur la stratégie de l'entreprise. Cette dernière se réduit à la plus simple expression. Pas question de s'interroger sur les produits et services à développer, les marchés à conquérir, les alliances à envisager.

Tous ces éléments n'ont pas de sens pour les financiers, qui se sont organisés pour que tous les pouvoirs essentiels soient transférés à la holding. En fait, c'est ce que les experts appellent « le pouvoir disciplinaire de la dette » qui est installé à tous les étages.

La compréhension de cette pratique désastreuse est indispensable pour esquisser des alternatives. Il est nécessaire de mettre sur pied de nouveaux instruments de financement des entreprises : pôle financier public, fonds régionaux pour le développement, institutions coopératives.

—  Comité de Groupe extraordinaire —

03 Février 2017

Un comité de groupe extraordinaire aura lieu le 8 février 2017 à 10H00 . Il sera précédé d'une préparatoire le 7 février 2017 à 15H00. l'ordre du jour est le suivant : 

 1) Expertise de gestion: Article L 225-231, vote d'une    résolution et désignation d'un cabinet conseil ( Débat  et vote) . 

 2) Réponse au projet alternatif présenté au Comité de  Groupe du 23 janvier 2017 . 

 3) Question diverses .

—  Préoccupation d'un Maire de France —

 03 Février 2017

 Christophe Pilch, maire de Courrières 

Le maire de Courrières, près de Lens, demande des explications à la direction Vivarte sur la disparition de la Halle de sa commune et surtout du devenir de ses salariés. Si l'ensemble des Maires de France où est amené les fermetures des Halles, faisaient comme lui,  quelle force cela représenterait  pour les salariés de ces magasins qui vont fermés, de se savoir soutenu par leurs représentants locaux.

Voir courrier ci-dessous.

 

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Restructuration. Patrick Puy, « cost killer » de choc

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 02 Février 2017

Patrick Puy en 2014, alors président du directoire d'Arc international.     Sa marque de fabrique : une politique de la terre brûlée.  

Le polytechnicien passé maître dans l'art de liquider les entreprises ne cherche pas à se faire passer pour un enfant de chœur. Sans ciller, il se pose même en défenseur des fonds vautours qui plombent le leader français de l'habillement en les qualifiant de fonds « salvateurs et responsables » lors d'une interview à RTL le 26 janvier. 

À la tête de Vivarte, le PDG est l'artisan de suppressions d'emplois massives. Une habitude pour ce manager de transition expert en liquidation.

«Je ne suis pas là pour protéger le groupe, je suis là pour le mettre sur de bons rails. » Avec 800 suppressions de postes chez Vivarte et la cession d'André et de Naf Naf, les salariés ont bien compris que leur PDG, Patrick Puy, n'était pas venu jouer les sauveurs.

À la tête de Vivarte, le PDG est l'artisan de suppressions d'emplois massives. Une habitude pour ce manager de transition expert en liquidation.

«Je ne suis pas là pour protéger le groupe, je suis là pour le mettre sur de bons rails. » Avec 800 suppressions de postes chez Vivarte et la cession d'André et de Naf Naf, les salariés ont bien compris que leur PDG, Patrick Puy, n'était pas venu jouer les sauveurs.

« Son seul projet : démanteler le groupe »

Rien de surprenant pour Karim Cheboub, coordinateur de la CGT chez Vivarte : « Son seul projet, c'est démanteler le groupe et faire remonter un maximum de cash aux actionnaires. » Associé avec Raymond Soubie, ex-conseiller social de Nicolas Sarkozy chez Alixio, une société spécialisée dans le management de transition, Patrick Puy fait depuis des années son beurre sur le business des restructurations. Aux ordres des ­actionnaires ou des hedge-funds pressés de récupérer leurs billes, le sexagénaire ne rate pas une occasion de distiller ses conseils pour fossoyer les emplois. Sans une once d'état d'âme. Pour lui, il n'y a en effet aucun problème à « accepter de faire des choses qui ne sont pas normales, pas morales, pas justes, parce qu'il faut être focalisé sur cette mission », expliquait-il dans une vidéo tournée à l'école de commerce ESCP Europe en 2011.

Le CV du « serial cost killer » a d'ailleurs de quoi faire frémir. On le retrouve de près ou de loin derrière les plans sociaux les plus marquants de ces quinze dernières années. De Moulinex, en passant par Arc International, Smoby ou Spir Communication, les syndicalistes gardent un souvenir amer de sa politique de la terre brûlée et de ses méthodes de « barbouzes ». Se qualifiant lui-même d'« espèce de mule » et de « médecin urgentiste », l'expert en liquidation n'hésite pas à foncer dans le tas pour faire le sale boulot. Chez Spir Communication, filiale du groupe Sipa-Ouest-France, le rouleau compresseur Puy a tout ravagé sur son passage. Nommé directeur général du groupe en février 2016, les effectifs ont fondu en un an de 25 000 salariés à... 350. Comme l'explique Julien Gicquel, délégué du personnel CGT chez Concept Multimédia, une des entités de Spir. « Il ne reste plus que deux entreprises, contre six il y a un an. Nous avons donné Adrexo pour 80 millions d'euros. Je suis moi-même licencié économique alors que Concept Multimédia est bénéficiaire. Et il y a encore 30 millions d'euros dans les caisses de Spir Communication mais tout est fait pour le faire disparaître. » Pour atteindre cet objectif, le directeur général semble prêt à tout. « Il pousse par exemple pour que AD Content, une des entreprises du groupe Spir, soit mise en liquidation judiciaire, détaille le syndicaliste, et ainsi laisser les AGS (garantie des salaires - NDLR) payer nos salaires. Patrick Puy ne supporte pas qu'on intervienne au niveau syndical, qu'on demande une expertise. Il n'a aucune déontologie. Son cœur est froid. »

Des pratiques qui rappellent son passage chez Arc International. À sa tête entre 2013 et 2015, il a bien failli briser en miettes la cristallerie centenaire. Propulsé à la demande des banques pour redresser l'entreprise familiale en grande difficulté depuis des années, il a tenté d'appliquer sa thérapie de choc. Joël Deremetz, secrétaire FO du comité d'entreprise, se remémore ces rapports houleux « On s'accrochait fréquemment avec lui. Il s'en foutait de nous comme de l'An 40. Il est arrivé avec dans sa besace un fonds HIG, dans lequel il avait lui-même des intérêts, et voulait vendre notre entreprise à la découpe, un peu comme pour Vivarte. Finalement, c'est un autre fonds, PHP, qui a racheté 80 % des parts. »

« Il n'y a que l'argent qui compte pour lui »

En service commandé, le manager de transition a aussi tout fait pour éviter de régler la facture de la casse sociale. « Il voulait faire classer amiante le site d'Arques (Pas-de-Calais) pour éviter de financer le plan social. Mais l'État s'y est opposé parce qu'il n'y avait que 3 % de taux d'exposition. Il n'y a que l'argent qui l'intéresse et il ne s'en cache pas. Un jour, l'héritier de la famille Durand, propriétaire d'Arc, nous avait appelés en nous demandant de le stopper car il le jugeait incontrôlable. » Bradeur tout-terrain, Patrick Puy n'hésite pas à repousser les limites de la décence. Chez Moulinex-Brandt, leader de l'électroménager, son mandat de PDG s'est soldé par 3 600 suppressions d'emplois en 2001. Quinze ans après, Marie-Gisèle Chevalier, déléguée syndicale centrale CFDT, en garde une rancune tenace. « Il a été jusqu'à demander des indemnités de licenciement de 176 000 euros aux prud'hommes alors que c'est lui qui nous a virés ! Au tribunal, il a osé me dire : "J'étais comme vous", je lui ai répondu : "Vous plaisantez, ou quoi ?" Sa démarche était scandaleuse, il est de la race des tueurs qui méprisent les êtres humains. » Jusqu'où l'as du dépeçage va-t-il aller ? « Le moins que l'on puisse dire, c'est que le dialogue social à l'intérieur de l'entreprise n'est pas la marque première de M. Puy », a estimé le secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue, dans un doux euphémisme qui sied bien à l'inaction gouvernementale sur le dossier Vivarte.

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Vivarte obtient un peu d'air de ses créanciers

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02 Février 2017

     Les sept principaux créanciers du groupe ont trouvé un accord pour effacer 800 millions d'euros de dette et modifier le conseil d'administration.

 Plan de Sauvegarde de l'Emploi C.E.C —

 02 Février 2017

  La liste des magasins concernés est ci-dessous

Le compte à rebours pour les informations-consultations des IRP va débuter Jeudi 2 février, les négociations se dérouleront sur 4 mois. Ce n'est qu'à l'issue de ces 4 mois que les conditions d'application du plan de sauvegarde de l'emploi seront définies, et que les salariés de la CEC connaitront leur devenir. ( Première Réunion sur le PSE prévue le 06 Février  2017 )

Contrairement à une idée reçue et colportée par certains hiérarchiques, le PSE va avoir des répercussions sur l'ensemble des salariés et pas uniquement sur les salariés des 183 magasins prévus en fermetures (143 fermetures et 41 cessions ), mais bien l'ensemble des salariés de l'établissement Magasins HALLE aux CHAUSSURES; Il nous semble important de le préciser, car bon nombre de salariés pense à tort ne pas être touché par le Plan de Sauvegarde de l'Emploi qui va se mettre en place.

—  ON PARTAGE CAR L'INTERSYNDICALE 

FO CFTC CFE/CGC CGT et SUD RESTE ET RESTERA UNIE 

POUR LE MÊME COMBAT

01 Février 2017

Le 23 janvier, jour du rassemblement organisé par l'intersyndicale devant le siège du Groupe Vivarte, une équipe CGT du groupe SPIR était présent par solidarité avec notre action. Le groupe SPIR a été victime en 2016 des restructurations mises en place par Patrick PUY. Nous les remercions pour ce montage vidéo.

Vivarte : l'Etat prêt à accompagner les salariés

 

01 Février 2017

La restructuration de Vivarte (La Halle aux chaussures, La Halle aux vêtements, Minelli, San Marina, Caroll...) avance à marche forcée. Après l'annonce, lundi 23 janvier, de deux plans de sauvegarde de l'emploi (PSE), les réunions, qui ouvrent une période de quatre mois avant que les comités d'entreprise (CE) ne rendent leur avis, ont été fixées.

 

Le CE de Vivarte Services, la filiale abritant les fonctions supports du groupe, commencera à examiner le 25 février le PSE le concernant. Sur la table : la suppression de 132 postes sur 217, dont 57 licenciements. Rendez-vous est pris le 6 février pour La Halle aux chaussures, qui risque de perdre 736 postes selon les syndicats. Des plans qui s'ajoutent aux cessions des enseignes André et Naf Naf.
Des mesures drastiques qui ont poussé l'intersyndicale à réclamer des comptes quant à l'utilisation des 44 millions d'euros perçus sur trois ans au titre du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). La question a été abordée mardi 31 janvier lors de la première rencontre officielle entre la ministre du travail, le secrétaire d'Etat à l'industrie, Christophe Sirugue, et la direction générale de Vivarte, qui a pu « réexpliquer son plan, que nous ne connaissions que par les syndicats et la presse », explique-t-on dans l'entourage de Myriam El Khomri. « Nous avons compris que les actionnaires n'étaient pas voués à rester », ajoute-t-on, appuyant l'idée selon laquelle Patrick Puy, directeur général du groupe, serait en train de renégocier la dette auprès de certains des fonds créanciers.


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Vivarte : le gouvernement veut des garanties 

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 01 Février 2017

Myriam El Khomri et Christophe Sirugue ont exprimé leur inquiétude sur l'avenir du groupe et exigé une plus grande transparence à l'égard des organisations syndicales...

Myriam El Khomri et Christophe Sirugue ont reçu hier mardi la direction de l'entreprise Vivarte, au ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.
A cette occasion, et comme ils l'avaient déjà fait dans un courrier en date du 27 janvier dernier, ils ont exprimé leurs grandes inquiétudes sur l'avenir du groupe, exigé une plus grande transparence à l'égard des organisations syndicales et ont invité la direction à tenir une rencontre associant les syndicats et les actionnaires dans les meilleurs délais.Les deux ministres ont rappelé la vigilance qui sera portée par les services de l'Etat en ce qui concerne les plans de reprise des personnels dans les projets de cession des enseignes envisagés, lors de leur présentation par les repreneurs aux institutions représentatives du personnel...

Plans sociaux en question

Ils ont invité la direction à leur communiquer officiellement les éléments de bilan relatifs aux quatre plans sociaux menés par le groupe en 2015, afin de vérifier les résultats obtenus en termes de reclassement des salariés concernés par ces licenciements, ainsi que l'avis des médecins du travail sur l'impact des restructurations à répétition de ces dernières années sur la santé des salariés. Ils ont également demandé aux représentants la communication la plus rapide et la plus détaillée possible des conditions d'utilisation des sommes provisionnées au titre du CICE.Les accords devront impérativement comprendre des mesures sociales d'accompagnement au moins égales à celles des précédents plans en matière de la durée du congé de reclassement et les aides à la formation. Ils devront comprendre des mesures d'accompagnement de grande qualité, adaptées à la situation très diverse de chaque personne ainsi qu'à la situation de l'emploi des territoires diversement impactés. A cette fin, la direction est invitée à établir un diagnostic socio-professionnel des salariés appartenant aux catégories professionnelles concernées par le plan pour identifier clairement les freins à un retour rapide à l'emploi et d'adapter les mesures en conséquence.

Prévention des risques psycho-sociaux

Myriam El Khomri et Christophe Sirugue souhaitent également disposer des détails de la politique conduite par le groupe en matière de santé et sécurité au travail, et notamment en matière de prévention des risques psycho-sociaux des salariés réparties en de petites entités qui peuvent subir un fort un profond sentiment d'isolement face aux difficultés qui les menacent. Conformément à la réglementation en vigueur et pour une participation efficace, il a été rappelé que l'inspection du travail doit recevoir les informations nécessaires concernant l'ordre du jour et des informations conséquentes à l'appui de cet ordre du jour.

Projet alternatif

Enfin, il a été demandé à la direction de Vivarte qu'elle fournisse l'analyse qu'elle fera du projet alternatif porté par les représentants des salariés. Ce travail mérite assurément un examen approfondi afin que toutes les intelligences se conjuguent pour offrir au groupe Vivarte de vraies perspectives d'avenir.Les ministres rappellent que l'ensemble des services de l'Etat, le CIRI en particulier, se tient prêt à contribuer à une solution d'ensemble dès lors que des moyens suffisants pour le développement de l'entreprise seraient dégagés et que l'entreprise présenterait un plan crédible de développement préservant au maximum l'emploi...

Environ 600 suppressions d'emploi

Lors de plusieurs CCE, la direction du groupe a confirmé la cession de ses enseignes André - comme le laissaient entendre les rumeurs de presse - et Naf Naf...

Dans le détail, Vivarte va fermer 147 magasins La Halle aux Chaussures, sur un total de 683, et en regroupera 11 avec ceux de la Halle aux Vêtements. Enfin, 41 magasins vont passer sous l'enseigne Halle aux Vêtements. Cela se traduira donc par la suppression d'environ 530 emplois, dont 450 dans les magasins et 80 dans les sièges des deux enseignes, ont précisé ces sources.

Fonctions support

Enfin, un plan social a également été annoncé chez Vivarte Services, qui rassemble les fonctions support de l'ensemble du groupe. Il prévoit la suppression de 57 postes sur un total de 250 et le transfert ou l'externalisation de 75 postes, ont annoncé des sources syndicales auprès de Reuters.

La direction a estimé que la dernière restructuration envisagée et qui devait être mise en oeuvre par Stéphane Maquaire - nommé au printemps et remercié en octobre dernier - n'allait pas assez loin. Il était notamment question de céder une centaine de magasins La Halle aux Chaussures, ainsi que les marques Kookaï, Chevignon et Pataugas.

"Ce n'est pas un démantèlement", assure la direction

Alors que les syndicats craignent une vente à la découpe, dans un entretien accordé au 'Figaro', Patrick Puy remplaçant de Stéphane Maquaire, refuse d'employer ce terme, car "il n'y a pas de groupe". "Historiquement, ses enseignes ont été gérées de façon autonome", martèle-t-il.

Ce dernier se veut rassurant et promet que le plan sera "gagnant-gagnant"... Les enseignes "seront mieux gérées par leur nouveau propriétaire et nous aurons les moyens de nous concentrer sur celles que nous gardons", fait-il valoir. Concernant André, aucun repreneur ne semble pour le moment s'être manifesté, mais la marque peut "intéresser trois types de repreneur : des fonds d'investissement, des groupes du secteur, y compris étrangers, et des particuliers", estime-t-il.

La Halle pas vendable avant 2019 ou 2020

Interrogé sur d'éventuelles cessions à venir, en plus de celles annoncées cette semaine, Patrick Puy a estimé que "La Halle n'est pas vendable avant 2019 ou 2020. Le reste pourrait l'être, c'est une affaire d'opportunité"...

Le groupe peine à redresser ses comptes... Le chiffre d'affaires a en effet totalisé 2,2 Milliards d'euros à l'issue de son exercice 2015-2016 clos en août, contre 2,4 Milliards en 2014-2015. Parallèlement, sa dette a presque doublé en deux ans, avoisinant 1,5 Milliard d'euros contre 800 millions à l'été 2014.

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Vivarte : quatre enseignes vendues d'ici juin selon le PDG

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01 Février 2017

Les marques Pataugas et Chevignon vendues en mars, Merkal en avril, Kookaï en juin, Royer comme repreneur potentiel... Convoqué la veille par les ministres de l'Emploi et de l'Industrie, le PDG de Vivarte, Patrick Puy, livre quelques informations sur le déroulement des projets cessions du groupe. Dans une interview à Paris Match, le dirigeant indique avoir reçu 19 offres pour Pataugas. Interrogé sur les bruits internes évoquant une reprise par le groupe Royer, le PDG a donné pour seule réponse : "Je ne peux rien dire". La marque de chaussures devrait être revendue dès mars, à l'instar de Chevignon, pour laquelle 16 acquéreurs potentiels se seraient manifestés.

L'enseigne espagnole Merkal, dans laquelle a été progressivement réintégrée sa compatriote Fosco, devrait de son côté être cédée en avril. Suivie dès juin par Kookaï. Pour toutes ces enseignes, "les intéressés sont soit des industriels, soit des fonds, soit de riches individus fans d'une marque, dont des Américains persuadés que le marché français ne peut pas continuer à s'écrouler", indique Patrick Puy.
Restent les enseignes André et Naf Naf. Si le cas de cette dernière n'est pas évoquée, pour la première en revanche le PDG indique que le mandat de vente vient d'être confié. Quant au projet de reprise par le directeur général de l'enseigne, Pascal Poulain, ce dernier n'aurait "pas de financement", selon Patrick Puy, qui indique qu'il ne balaie cependant pas son intérêt d'un revers de main.
Après avoir revendu en décembre la Compagnie Vosgienne de la Chaussure, et une fois effectives les cessions d'André, Naf Naf, Pataugas, Chevignon, Kookaï et Merkal (Fosco), le groupe Vivarte se composera de La Halle (habillement et chaussures), Caroll, Minelli, San Marina, Besson et CosmoParis.  

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Le patron de Vivarte : "J'ai des appels de repreneurs tous les jours"

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01 Février 2017

                                               Le patron de Vivarte, Patrick Puy, dans son bureau.                                             

Patrick Puy, le patron de Vivarte depuis octobre dernier, le sixième en cinq ans, détaille les perspectives du groupe d'habillement propriétaire notamment de La Halle, Kookaï, André et Naf Naf. L'entreprise fait face à de grandes difficultés. 

Paris Match. Pourquoi Vivarte se trouve-t-il dans cette situation?
Patrick Puy. Les échecs comme les succès ne sont pas individuels mais collectifs. Personne n'avait anticipé les évolutions significatives du marché du prêt-à-porter. Depuis 2008, Vivarte a perdu 22 % de son chiffre d'affaires et 94 % de son revenu (Ebitda), tandis que le marché baissait de 2 à 3 % par an. Nous n'avons pas non plus assez investi dans le produit et dans l'offre. Sans oublier le niveau de la dette, intolérable.

Pourquoi se séparer d'André, la marque historique du groupe?
Le monde est rempli de marques emblématiques qui ont conduit leur groupe à leur perte. Le jour où une entreprise est en redressement judiciaire, la valeur de la marque prétendue extraordinaire devient nulle. Je l'ai vécu avec Moulinex. Pour qu'André redémarre, il faut lui injecter des capitaux. Nous n'en avons pas les moyens. Vivarte, tel que je l'aurai redécoupé, pourra investir dans les enseignes qu'il conserve. Avec 572 millions d'euros de dette restante, ce ne sera pas insurmontable, surtout si des produits de cession s'y ajoutent, car rien n'interdit de penser que nous pourrons céder d'autres marques.

"Nous ne braderons rien"

Avez-vous des acquéreurs pour les sept enseignes en vente?
J'ai des appels tous les jours. Pour Pataugas, 19 repreneurs se sont manifestés. Nous entrons en exclusivité dans quelques jours, la vente sera effective en mars. Tout comme Chevignon, pour qui nous avons eu 16 acquéreurs potentiels. Merkal sera cédé en avril, et Kookaï en juin. Nous ne braderons rien. Les intéressés sont soit des industriels, soit des fonds, soit de riches individus fans d'une marque, dont des Américains persuadés que le marché français ne peut pas continuer à s'écrouler.

Pour le rachat d'André, son actuel directeur général Pascal Poulain serait intéressé. Que répondez-vous? Et pour Pataugas par le Groupe Royer?
Pour André, le mandat de vente vient d'être confié. A ma connaissance, Pascal Poulain n'a pas de financement, mais je ne balaie pas son intérêt d'un revers de main. Pour Pataugas, je ne peux rien dire.

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Myriam El Khomri et Christophe Sirugue ont reçu la direction de VIVARTE 

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31 Janvier 2017

Les deux ministres ont rappelé la vigilance qui sera portée par les services de l'État en ce qui concerne les plans de reprise des personnels dans les projets de cession des enseignes envisagés, lors de leur présentation par les repreneurs aux institutions représentatives du personnel.

Ils ont invité la direction à leur communiquer officiellement les éléments de bilan relatifs aux quatre plans sociaux menés par le groupe en 2015, afin de vérifier les résultats obtenus en termes de reclassement des salariés concernés par ces licenciements, ainsi que l'avis des médecins du travail sur l'impact des restructurations à répétition de ces dernières années sur la santé des salariés. Ils ont également demandé aux représentants la communication la plus rapide et la plus détaillée possible des conditions d'utilisation des sommes provisionnées au titre du CICE.

Enfin, il a été demandé à la direction de Vivarte qu'elle fournisse l'analyse qu'elle fera du projet alternatif porté par les représentants des salariés. Ce travail mérite assurément un examen approfondi afin que toutes les intelligences se conjuguent pour offrir au groupe Vivarte de vraies perspectives d'avenir.

Les ministres rappellent que l'ensemble des services de l'État, le CIRI en particulier, se tient prêt à contribuer à une solution d'ensemble dès lors que des moyens suffisants pour le développement de l'entreprise seraient dégagés et que l'entreprise présenterait un plan crédible de développement préservant au maximum l'emploi.

 

Myriam El Khomri et Christophe Sirugue ont reçu ce matin la direction de l'entreprise VIVARTE, au ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

A cette occasion, et comme ils l'avaient déjà fait dans un courrier en date du 27 janvier dernier, ils ont exprimé leurs grandes inquiétudes sur l'avenir du groupe, exigé une plus grande transparence à l'égard des organisations syndicales et ont invité la direction à tenir une rencontre associant les syndicats et les actionnaires dans les meilleurs délais. 

Les accords devront impérativement comprendre des mesures sociales d'accompagnement au moins égales à celles des précédents plans en matière de la durée du congé de reclassement et les aides à la formation. Ils devront comprendre des mesures d'accompagnement de grande qualité, adaptées à la situation très diverse de chaque personne ainsi qu'à la situation de l'emploi des territoires diversement impactés. A cette fin, la direction est invitée à établir un diagnostic socio-professionnel des salariés appartenant aux catégories professionnelles concernées par le plan pour identifier clairement les freins à un retour rapide à l'emploi et d'adapter les mesures en conséquence.

Myriam El Khomri et Christophe Sirugue souhaitent également disposer des détails de la politique conduite par le groupe en matière de santé et sécurité au travail, et notamment en matière de prévention des risques psycho-sociaux des salariés réparties en de petites entités qui peuvent subir un fort un profond sentiment d'isolement face aux difficultés qui les menacent. Conformément à la réglementation en vigueur et pour une participation efficace, il a été rappelé que l'inspection du travail doit recevoir les informations nécessaires concernant l'ordre du jour et des informations conséquentes à l'appui de cet ordre du jour.