Les syndicats de Vivarte passent à l'offensive judiciaire            

  30 Janvier 2017

 

Les représentants des salariés saisit le tribunal de commerce pour connaître l'architecture de toutes les sociétés du groupe et les flux financiers. Objectif : démontrer que les dirigeants ont agi dans l'intérêt des actionnaires plus que dans celui de l'entreprise.

Après le temps des manifestations, le temps des prétoires. L'intersyndicale de Vivarte (CGT, CFE-CGC, CFTC FO et SUD ) envoie aujourd'hui une lettre recommandée au PDG, Patrick Puy, pour lui demander, dans les plus brefs délais, la réunion d'un comité extraordinaire d'entreprise (voir document ci-dessous).

A l'ordre du jour, la désignation par le tribunal de commerce d'un expert indépendant. Il devra, notamment, déterminer si les dirigeants successifs de Vivarte, quatre en cinq ans, ont agi dans l'intérêt de l'entreprise ou dans celui des actionnaires. En l'occurrence, les quatre fonds d'investissement propriétaires de ce groupe qui détient Caroll, La Halle aux vêtements, La Halle aux chaussures et vient d'annoncer la vente prochaine d'une de ses marques emblématiques : le chausseur André.

A la différence des experts qui travaillent habituellement pour le compte des organisations syndicales, celui-ci pourra se prévaloir de sa nomination par une autorité judiciaire. Au cas où il n'obtiendrait pas toutes les informations nécessaires, le code de commerce a prévu des mesures de rétorsion. Le tribunal peut ordonner la communication de pièces comptables sous peine d'astreinte financière.

Plusieurs holdings au Luxembourg

Les syndicats attendent de cet audit une clarification sur la raison d'être de plusieurs sociétés holdings, au sommet de l'édifice Vivarte et notamment de l'une d'elles, Novartex, immatriculée au Luxembourg. Ils souhaitent également obtenir des détails sur la structure chargée de réaliser les achats du groupe en Asie et qui emploierait jusqu'à 200 salariés.

Cette demande d'expert est la seconde du genre en soixante-douze heures. La fédération du commerce et des services de la CGT a également assigné la direction de Vivarte, mais devant le tribunal de grande instance de Paris. Là aussi, la nomination d'un expert est demandée, afin d'examiner les actes de gestion des dirigeants. Dans les deux cas de figure, l'objectif reste le même : établir que les intérêts des actionnaires et notamment le remboursement de leur mise de fonds ont été privilégiés au détriment des nécessaires investissements qui auraient pu permettre à Vivarte de se moderniser, pour mieux résister à la concurrence. «Nous ferons ce que demande la justice», a réagi laconiquement la direction de Vivarte, quant à la perspective de ces procédures.

Cette démonstration pourrait peser de tout son poids lors de la négociation du plan de licenciements qui a été annoncé et qui va toucher plus de 500 salariés. Les élus du comité d'entreprise entendent bien mettre en avant qu'une autre gestion aurait évité une telle issue. Ce devrait être, notamment, l'un des sujets de discussion pour Patrick Puy, le PDG de Vivarte, qui doit être reçu demain, par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, et le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue.  

—  La Ville de Paris propose un Voeu relatif à la restructuration du groupe —

30 Janvier 2017

Dans le cadre du conseil de Paris qui se déroule les 30, 31 janvier et 1er février, la Ville de Paris propose un Voeu relatif à la restructuration du groupe Vivarte et demande au PDG du groupe de :

- garantir le respect des salariés et des instances représentatives du personnel ;

- veiller à la qualité des projets des repreneurs.

Voir ci-dessous

— PATRICK PUY FLINGUE A TOUT VA MARC LELANDAIS—

26 Janvier 2017

Et vous Mr PUY, vous avez pas oublié quelque chose à dire à ce journaliste de RTL ?

Vous avez pas omis de dire à Yves CALVI, combien vous alliez toucher pour faire votre sale boulot?

           Un gros chèque surement

Ne nous dites pas Mr PUY, que vous ne mangez pas de caviar et de truffes, à la CFTC des Salariés VIVARTE, on ne vous croirais pas ....


Patrick Puy s'était exprimé sur RTL le 25 Janvier 2017, il en profite pour balancer cette réplique à l'un des anciens PDG du groupe Marc Lelandais, et il dit ceci:

" Ecoutez, il est parti du groupe dans des conditions qu'on connait après des erreurs stratégiques majeures en empochant une très grosse somme "

" La décence voudrait qu'il ne morde par la main qui le nourrit au caviar et à la truffe. "


—  

Vivarte

El Khomri et Sirugue recevront la direction le 31 janvier

 —

26 Janvier 2017

Vivarte devra justifier l'utilisation de l'argent public

Le gouvernement demandera également « au groupe de justifier la manière dont l'argent public (reçu par Vivarte au titre du CICE) a été utilisé », a ajouté la ministre, qui a reçu les syndicats FO, CFTC, CGT, CFE/CGC et SUD de Vivarte mercredi, déjà avec M. Sirugue.

Vivarte a annoncé en début de semaine la suppression de plus de 700 emplois à la Halle aux chaussures et la cession prochaine de deux de ses enseignes phares, André et Naf Naf.

« Que les choses soient claires, a répété Myriam El Khomri, l'État n'homologuera pas de PSE (plan de sauvegarde de l'emploi, NDLR) qui ne respecte pas les dispositions prévues par la loi, tant en termes de dialogue social qu'en termes de mesures d'accompagnement. »

Le 31 janvier, la direction du groupe d'habillement Vivarte sera reçue par la ministre du Travail Myriam El Khomri et le secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue. Le but de cette rencontre, demander des « comptes » sur ses projets de plans sociaux et de cessions ainsi que sur la manière dont l'argent public a été utilisé par Vivarte.

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, et le secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue, recevront le 31 janvier la direction du groupe d'habillement Vivarte, pour lui demander des « comptes » sur ses projets de plans sociaux et de cessions, a annoncé ce jeudi la ministre du Travail.

La ministre a assuré, lors des questions au gouvernement au Sénat, que « l'État userait de tous ses leviers d'action pour contraindre l'entreprise à assumer ses responsabilités économiques et ses responsabilités sociales » et qu'il se porterait « garant du dialogue social et des obligations faites à ce groupe en termes de transparence, d'activité et d'emploi ».

« Nous avons rendez-vous, avec Christophe Sirugue, le 31 janvier prochain avec la direction et c'est dans ce cadre-là que nous leur demanderons l'ensemble de ces comptes », a-t-elle poursuivi.«

— Sous le regard indifférent de l'État, les salariés de Vivarte victimes de fonds Vautours     —

 26 Janvier 2017

 Intervention de  Cecile Cukierman , Sénatrice PCF de La Loire , qui porte sa parole pour les syndicats et les salariés de Vivarte , devant la représentation nationale du Sénat.

—  

Ce que les salariés CFTC de Vivarte ont pensé du débat de la primaire à Gauche

Le dernier débat de la primaire à gauche était très attendu par les salariés du groupe d'habillement et de chaussure Vivarte. Alors qu'ils ont appris dans la semaine la fermeture de 141 magasins, leurs inquiétudes se sont confirmées à l'issue de deux heures d'échanges entre Manuel Valls et Benoît Hamon.

26 Janvier 2017

— RMC s'invite chez un élu CFTC VIVARTE —

 25 Janvier 2017

RMC s'invite chez un élu CFTC pendant le débat de la primaire entre Benoit Hamon et Manuel Valls.

Pauline journaliste de RMC, Philippe Visse DS CFTC et Geneviève Temporal élue CFTC du dépôt Logistique CEC basé à Issoudun dans l'Indre.

Reportage qui sera diffusé demain matin dans la matinale. 

L'INTERSYNDICALE VIVARTE 

FO. CFTC . CGT . CFE/CGC . SUD  

AU MINISTERE DU TRAVAIL

 25 Janvier 2017

Cet après-midi au sénat, débat houleux concernant notre Groupe.Cette réunion de ce matin a été entendue par Madame EL KHOMRI.
Nos efforts et notre bras de fer avec nos dirigeants commence enfin à être récompensés, mais ce qui ne veut pas dire que l'on arrête le combat.

Voir vidéo ci-dessous


Les Coordinateurs GROUPE de l'Intersyndicale Vivarte de Gauche à droite Karim CHEBOUB CGT, Gérald GAUTIER FO, Michel PEYRAGA CFTC, Arnaud MOUJOL SUD et Vincent BOURSIER CFE/CGC


L'Intersyndicale composé de Karim Cheboub CGT, Gérald Gautier FO, Michel Peyraga CFTC, Arnaud Moujol SUD, Vincent Boursier CFE/CGC sur le perron du Ministère du Travail avant de rencontrer Madame la Ministre El KHOMRI  

Suite à notre rencontre avec la Ministre du Travail nous avons demandé à ce qu'un examen sur l'emploi du CICE soit fait et nous avons tenu à lui rappeler que si la CFTC des Salariés Vivarte lui avait écrit, c'était afin que le CICE de 2016 et de 2017 soit consacré uniquement pour les salariés touchés par les PSE.
Elle s'est engagée à recevoir notre direction avant le 2 février. 

Elle s'est aussi engagée à ce qu'un inspecteur du travail soit présent tout le long de la procédure du PSE. L' Intersyndical lui a rappelé aussi que la holding était au Luxembourg et qu'elle regarde d'un peu plus prêt les fonds résultant de la vente des enseignes André Naf Naf.
Que ses ventes même, si par accord 70% remonte toujours aux actionnaires, le reste doit être réservé à l'amélioration de l'outil de travail et au profit des salariés.

— "Je ne suis pas là pour protéger le groupe, mais pour le mettre sur les rails", annonce le PDG sur RTL —

25 Janvier 2017

Patrick Puy s'est exprimé sur RTL ce matin. "On a péché par arrogance", admet le PDG de Vivarte Patrick Puy, dirigeant du groupe Vivarte, s'est justifié sur l'annonce de la cession des marques André et Naf Naf dans le cadre d'une vaste restructuration.

 « On n'est pas capables de soutenir toutes ces enseignes », a reconnu mercredi sur RTL Patrick Puy, le PDG du groupe en difficulté Vivarte. « On a péché par arrogance parce qu'on a trop de marques, on a acheté trop d'enseignes », a-t-il avoué à la suite de l'annonce de la cession prochaine des marques André et Naf Naf et la suppression de plus de 700 postes faite mardi par le groupe d'habillement et de chaussures. Vivarte « souffre de trois maux », à savoir « une dette excessive », des résultats plombés par La Halle aux chaussures et l'acquisition d'un trop grand nombre d'enseignes, a-t-il estimé, alors que les représentants de l'intersyndicale doivent être reçus ce mercredi au ministère du Travail par la ministre Myriam El Khomri et le secrétaire d'État chargé de l'Industrie, Christophe Sirugue.

« Cela a été une erreur stratégique », a dit Patrick Puy, et « pour le bien » des enseignes que le groupe d'habillement va garder comme de celles qu'il va céder, « on a décidé de se libérer de quelques-unes ». Engagé dans un vaste plan de restructuration, Vivarte va se séparer de deux de ses enseignes emblématiques : André (786 salariés), et Naf Naf (860 salariés). Concernant La Halle aux chaussures, Patrick Puy a précisé que « beaucoup de chiffres ont été donnés à tort » et qu'il y aura 707 suppressions de poste au total, dont 494 dans les 142 magasins (sur 800 environ) qui vont fermer, et le reste dans les sièges.

Restructuration de la dette

L'été dernier, le groupe en difficulté avait déjà annoncé la vente de Pataugas, Kookaï et Chevignon. « Les négociations sont en bonne voie, [ces enseignes] seront cédées avant l'été et je répète que les marques qu'on garde, on les garde pour les développer », a insisté le PDG de Vivarte, tout en précisant que pour André et Naf Naf, un mandat de vente serait donné ce mercredi ou jeudi. Autre levier de la restructuration du groupe, l'annulation d'une partie de sa dette de plus de 1,3 milliard d'euros. « On va restructurer [la dette] et à la fin du mois de février, on annoncera un accord historique dans lequel les actionnaires, les créanciers abandonneront 800 millions de dette et on se retrouvera avec une dette de 570 millions », a expliqué Patrick Puy, réfutant l'expression de « fonds vautours » pour qualifier les actionnaires du groupe. Cette dette « excessive » de Vivarte, selon les propres mots de son PDG, est notamment l'héritage de son rachat en 2007 par LBO (procédure de rachat d'entreprise par endettement).

—  

Plateformes logistiques de Vivarte : quel avenir ?    

 25 Janvier 2017

Sur les sites d'Issoudun et de Montierchaume, la vie continuait, hier, l'air de rien même si l'inquiétude était dans tous les esprits.

Issoudun-Montierchaume. Hier, les annonces du P-DG de Vivarte ont rassuré les salariés. Mais pour combien de temps ?

 " Cela sent forcément mauvais "

Une inquiétude qui explique que la nuit de lundi à mardi n'a pas été très bonne pour bon nombre de salariés du groupe Vivarte. Et sur la plateforme d'Issoudun, les quelque 440 salariés se demandaient quelles annonces allait faire le dernier P-DG arrivé, Patrick Puy, ce mardi, lors des différents comités centraux d'entreprise extraordinaire

Frédéric est devenu philosophe avec le temps mais comme il le dit, « tout le monde n'est pas comme moi. Certains salariés sont terriblement angoissés ». Avec vingt-deux années de Vivarte au compteur de sa vie professionnelle, ce préparateur de commandes de la plateforme d'Issoudun, âgé de 49 ans, se dit un peu rassuré : « Mais cette inquiétude, elle est au fond de nous avec les P-DG qui se sont succédé depuis cinq ans et qui ont changé à chaque fois de stratégie. Les stratégies n'ont pas marché et cela sent forcément mauvais. On n'est pas encore impacté sur la plateforme mais s'il y a moins de magasins, il y aura forcément moins de stocks. C'est mathématique ! »
Et s'il est établi, aujourd'hui, que 188 magasins de La Halle aux chaussures vont purement et simplement fermer en France, les deux magasins indriens - Châteauroux et Issoudun - ne devraient pas être touchés, tout comme La Halle aux vêtements de Châteauroux. Deux magasins, à Déols et au Poinçonnet, avaient néanmoins fermé en 2015.
« Ce sont surtout les grandes villes et la région parisienne qui vont être touchées par ces fermetures, précise Jean-Louis Alfred, délégué central CFDT, mais pour l'Indre, ce qui est important, ce sont ses plateformes logistiques. » Et si celles-ci résistent aujourd'hui aux foudres de Patrick Puy, leur pérennité est une autre histoire.

Ce sont les deux seuls sites que le groupe possède encore et il va les revendre à des logisticiens avec les salariés. » Deux sites qui portent le nombre de salariés à sept cent cinquante.
Denis Perrichon, délégué CGT sur la plate-forme d'Issoudun, se dit « soulagé pour quelques mois. Ils ne toucheront pas au personnel avant octobre car nous démarrons la saison maintenant. Il y a toute la mise en place du magasin pour l'été qui représente 70 % des volumes ! »
Un répit qui ne chasse en rien le climat anxiogène agitant l'entreprise qui a déjà connu quatre plans sociaux en quelques années. Avant un cinquième que certains jugent fatal...

Ce mercredi, les syndicats rencontrent la ministre du Travail Myriam el Khomry et le secrétaire d'État à l'Industrie Christophe Sirugue au ministère du Travail.

Issoudun-Montierchaume. Hier, les annonces du PDG de Vivarte ont rassuré les salariés. Mais pour combien de temps ?

Dans quelle mesure le dépôt de La Halle aux vêtements à Montierchaume pourrait-il être impacté par le double plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) annoncé dans le courant de la matinée d'hier pour La Halle aux chaussures et Vivarte Services ? La direction du groupe Vivarte a certes annoncé son intention de fusionner les sièges de La Halle aux chaussures et de La Halle aux vêtements lors du CCE qui s'est tenu à Paris. Mais ce mardi en début d'après-midi, les employés du site affirmaient n'avoir aucune idée de l'incidence de cette décision sur l'activité du dépôt installé au cœur de la zone industrielle de La Malterie.

Vivarte : l'angoisse des salariés

Le groupe d'habillement et de chaussures va supprimer plus de 700 postes et 188 magasins. Petit soulagement et grande angoisse des salariés.

Le délégué syndical CFTC, Philippe Visse, qui travaille sur la plate-forme logistique de la Halle aux chaussures d'Issoudun (Indre), n'a pas oublié la visite de Patrick Puy, le PDG du groupe Vivarte, il y a tout juste quinze jours : « Il est entré dans un bureau et il a tout de suite dit qu'il y avait une personne de trop compte tenu de l'effectif du site. Il n'aura fallu que quelques secondes pour que tout le monde soit refroidi. Alors, ce qui arrive ne surprend personne ! »

" Il n'y aura pas assez de boulot en logistique "

Les comités centraux d'entreprise extraordinaires qui se sont déroulés hier ont révélé la casse à laquelle les syndicats s'attendaient. Outre la vente du chausseur André qui était dans les tuyaux, la surprise est venue de la vente de l'enseigne Naf Naf pour laquelle il n'y a pas encore de repreneur et qui vient s'ajouter aux ventes des marques Kookaï, Pataugas et Chevignon.
En ce qui concerne la Halle aux chaussures, ce sont cent quarante-sept magasins qui vont être fermés (sur six cent cinquante), quarante et un qui passent aux vêtements et onze qui fusionnent avec les vêtements.
Lorsqu'ils ont appris la nouvelle, les salariés de la plate-forme logistique d'Issoudun ont été soulagés. Un peu. « Si on ne remplace pas les marques, il n'y aura pas assez de boulot en logistique, il ne faut pas se leurrer ! » poursuit Philippe Visse.
A ce jour, le nombre de personnes licenciées, tout confondu entre les magasins et le siège (les deux sièges vont fusionner) est évalué à un peu plus de sept cents personnes.
Pour Jean-Louis Alfred, délégué syndical central CFDT, la casse ne fait que s'accélérer : « Pour moi, le groupe Vivarte n'existe plus. Il va être démantelé et je pense que d'ici douze à dix huit mois, les deux plates-formes logistiques indriennes, à savoir celle d'Issoudun pour la Halle aux chaussures et Montierchaume pour la Halle aux vêtements, seront externalisées. 

—  

La stratégie c'était découper le groupe et le vendre par morceaux" Pierre-Antoine Gailly 

 —

24 Janvier 2017

 L'ex président du conseil d'administration de Vivarte, Pierre-Antoine Gailly était l'invité de  l'économie de Nicolas Pierron. Les langues se délient désormais.

L'intersyndicale reçue demain par la Ministre du Travail 

24 Janvier 2017

 

COMMUNIQUE DE PRESSE  DE LA CFTC DES SALARIES  VIVARTE QUI INTERPELLE BENOÎT HAMON ET MANUEL VALLS —

24 Janvier 2017

Le groupe Vivarte a annoncé en début de semaine devoir fermer quelque 141 magasins La Halle aux chaussures. En voici la liste, département par département. 

 —

24 Janvier 2017

Vivarte annonçait en début de semaine un plan de fermeture de 141 magasins La halle aux chaussures. La CFTC des Salariés Vivarte, suite au comité central d'entreprise, rend maintenant publique la liste de ces 141 points de vente appelés à fermer.

Des fermetures dans 73 départements

En tout, 73 départements vont être concernés par ces fermetures. Les plus durement frappés seront les départements du Nord (59) et de la Seine-Saint-Denis (93), avec chacun 5 Halle aux chaussures appelés à baisser le rideau. Paris, avec 4 boutiques fermées, de même que l'Essonne (91), la Meurthe-et-Moselle (54) et l'Oise (60) sont les autres départements les plus touchés.

La liste, département par département :

Débâcle chez Vivarte : jusqu'à 1 500 postes menacés           

  —

 24 Janvier 2017

En 2014, Vivarte comptait encore 22 000 salariés, et réalisait 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Plombé par 1,3 milliard d'euros de dettes, le groupe alterne, depuis cinq ans, licenciements et renégociations avec ses créanciers. Quatre fonds d'investissement (Oaktree, Alacantra, GLG) se partagent depuis 2012 la propriété de l'entreprise. Aujourd'hui, leur souci premier est de se débarrasser de Vivarte. La stratégie à long terme de l'entreprise ne fait pas vraiment partie de leurs préoccupations. D'où les ventes d'enseignes annoncées dans une certaine précipitation. 

Le démembrement de Vivarte va visiblement se dérouler sans que l'Etat ne manifeste bruyamment son mécontentement. Pourtant, Patrick Puy a été reçu au secrétariat d'Etat à l'Industrie il y a quinze jours. Le gouvernement lui a fait passer un message clair : les fonds dégagés par les ventes de filiales devront en priorité servir à relancer ce qui reste de l'entreprise. 

        Petite vidéo créée par la CFTC des Salariés Vivarte en               2016, un historique se meurt...

Comme le redoutaient les syndicats, le groupe va se séparer d'André, sa marque historique, et de Naf Naf. 700 à 800 postes seront supprimés à la Halle aux chaussures.

Plus dure sera la chute. Vivarte a choisi de sacrifier son navire amiral : la chaîne de magasins chaussures André, créée en 1906, va être mise en vente en même temps que la marque Naf Naf. Parallèlement, 700 emplois vont disparaître dans une autre enseigne, la Halle aux chaussures. S'y ajoutent des restructurations menées dans plusieurs autres filiales qui devraient faire grimper le nombre total de suppressions de postes à plus de 1 500. Le couperet est tombé mardi, lors d'un comité central d'entreprise, et il acte la fin du premier groupe français de distribution de vêtements et de chaussures. Il ne devrait plus demeurer dans son escarcelle que quelques enseignes significatives : la Halle aux chaussures, la Halle aux vêtements, les boutiques Caroll, San Marina et Minelli.

Cette déconfiture est avant tout celle de l'absence d'actionnaires industriels dans un secteur d'activité gourmand en investissements et aux marges plutôt réduites. Les quatre fonds d'investissement aujourd'hui à la tête de Vivarte se sont payé l'entreprise en empruntant et en faisant supporter plus de 2 milliards de dettes aux comptes du groupe. Résultat : le développement de l'entreprise a été asphyxié par le remboursement des échéances. Difficile dans ces conditions de rénover les magasins ou prendre le virage de la vente en ligne.

L'intersyndicale a fait réaliser une volumineuse étude financière sur les comptes de Vivarte. Il apparaît qu'au cours des dernières années, 1,9 milliard d'euros ont été consacrés au paiement de la dette, et seulement 1,2 milliard aux investissements. S'en est suivie une fuite en avant qui a consisté à augmenter les prix pour doper les recettes et rembourser l'investissement des actionnaires. A ceci près que les clients n'ont pas apprécié et ont commencé à déserter les magasins pour aller à la concurrence.

 

Valse Aujourd'hui, les actionnaires n'ont plus qu'une idée en tête se carapater le plus rapidement possible. Une urgence qui explique la valse des PDG à la tête de l'entreprise, l'avant-dernier, Stéphane Maquaire, venu de Monoprix, n'a tenu que cinq mois et a été viré sans ménagement mais avec un parachute doré (contacté il n'a pas souhaité répondre) à la fin du mois d'octobre. Son successeur, Patrick Puy, est un manager de transition, ce qui signifie en clair qu'il n'a pas vocation à rester une fois que les restructurations et les ventes de filiales auront été lancées. Ses états de service rappellent qu'il a effectué le même boulot à la tête de Moulinex et du fabricant de vaisselle Arc international.

Or c'est un tout autre scénario qui se dessine. Les autres fonds d'investissement propriétaires de Vivarte ont prévu de conserver deux tiers des sommes retirées de la vente future d'André, Naf Naf, Kookaï et autre Chevignon pour se rembourser de leur mise. Ils ont même organisé une cascade de holdings qui remonte jusqu'à une société immatriculée au Luxembourg, Novartex. Si des bénéfices sont réalisés par les fonds d'investissement, ils seront donc imposés selon les règles particulièrement clémentes de la fiscalité luxembourgeoise.

Libération a contacté l'entourage de Patrick Puy sur cette question, sans réponse. Jusqu'à présent, les subsides publics n'ont pourtant pas manqué d'accompagner Vivarte dans ses difficultés.

Temps partiel Le comité interministériel d'intervention et de restructurations industrielles (CIRI), les urgentistes de Bercy, a fait pression sur les banques pour que des crédits soient accordés aux filiales du groupe afin de financer leurs nouvelles collections de vêtements ou de chaussures. Vivarte aurait en outre perçu, selon une étude financière réalisée par l'intersyndicale CGT-CGC-FO-CFTC et SUD, 14 millions d'euros de crédit d'impôt et de compétitivité emploi (CICE) et 30 millions au titre des allégements de charges sociales sur les bas salaires.

Pourtant, les 1 500 suppressions d'emploi programmées semblent susciter moins d'émoi au sein de l'exécutif que les 600 emplois d'Alstom menacés sur le site de Belfort ou la déconfiture du groupe alimentaire propriétaire de William Saurin, pour lequel l'Etat a immédiatement mobilisé des fonds publics et rassuré les fournisseurs.

L'avenir d'un groupe de service éparpillé sur tout le territoire dont chaque magasin ne compte que quelques salariés souvent à temps partiel est visiblement moins mobilisateur que celui des fabricants de locomotives ou de cassoulet.

—  

Des centaines de postes seront par ailleurs supprimés à La Halle aux Chaussures.

 —

24 Janvier 2017

Dépôt Logistique CEC La HALLE aux Chaussures basé à Issoudun dans L'Indre. ( Région CENTRE )

 

Le géant français de l'habillement et de la chaussure Vivarte a annoncé aux syndicats la cession d'André et de Naf Naf. Des centaines de postes seront par ailleurs supprimés à La Halle aux Chaussures.

Le groupe d'habillement et de chaussures Vivarte (La Halle, Caroll...) a annoncé ce mardi la cession du chausseur André, redoutée par les salariés depuis début janvier, a-t-on appris de sources syndicales. Par ailleurs, la marque Naf Naf devrait être cédée et de 700 à 800 postes devraient être supprimés à La Halle aux chaussures.
Ce nouveau plan de restructuration fait suite à quatre plans sociaux déjà lancés en 2015 (La Halle, Kookaï, Défi Mode et André), avec à la clé la suppression de 1.850 postes. Le groupe employait en 2016 environ 17.000 salariés, «13.000 à 15.000» selon les syndicats. Plombé par une dette d'un milliard et demi d'euros, Vivarte a enregistré en 2016 un chiffre d'affaires de 2,2 milliards d'euros.

 
  
Plan social à la Halle aux Chaussures. Pour se redresser, le groupe table aussi sur une sévère restructuration de la Halle aux chaussures, qui a enregistré en cumulé sur les deux derniers exercices un résultat net négatif de 100 millions d'euros. Le lancement d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), avec une phase de départs volontaires, a été annoncé lundi pour cette enseigne. Avec à la clef la fermeture sèche de 141 points de vente (sur 650), ainsi que la fusion de 41 autres avec des magasins La Halle, selon la CGT. En septembre, 97 fermetures de magasins avaient été programmées.
Fusion des sièges de La Halle et La Halle aux Chaussures. Les sièges des deux enseignes (La Halle aux chaussures et La Halle) vont aussi fusionner. Soit au total plus de 730 postes supprimés à La Halle aux chaussures, selon la CGT, environ 800, selon le calcul de la CFDT, qui évoque la fermeture de 133 à 140 magasins. Les deux sièges emploient actuellement quelque 520 salariés, un chiffre qui devrait être divisé par deux, selon les syndicats. Pour cette fusion, la direction passera aussi par un plan de départs volontaires, sans «aucun licenciement».
 

—  

Vivarte revend André et Naf Naf

 —

24 Janvier 2017

Le groupe d'habillement et de chaussures Vivarte (La Halle, Caroll...) a annoncé mardi la cession du chausseur André (135 magasins, 786 salariés) redoutée par les salariés depuis début janvier, a-t-on appris de sources syndicales. Mais la surprise vient du sort similaire réservé à Naf Naf, qui compterait 180 magasins en France, et 400 points de vente dans le monde.

L'enseigne sera mise en vente dès mercredi et un repreneur, dont le nom n'a pas été précisé aux représentants des salariés, a été trouvé, selon les annonces faites en comité central d'entreprise extraordinaire (CCE) à Paris, selon les mêmes sources.
En septembre était annoncée la cession de 55 magasins André. Mais dès sa prise de fonction fin octobre, le nouveau PDG du groupe Vivarte Patrick Puy avait exprimé auprès des syndicats son inquiétude pour l'enseigne de chaussures, qui nécessitait selon lui des mesures plus profondes.En décembre, Patrick Puy indiquait que, outre les reventes déjà annoncées, d'autres cessions d'enseignes étaient possibles. Une prise de parole vague mais dont André, dans le collimateur de la direction, était l'une des cibles les plus probables, comme l'écrivait FashionNetwork Premium fin décembre.Puis vint un rebondissement début janvier avec l'annonce par Europe 1 qu'André serait mis en vente à la fin du mois. « André n'est pas à vendre » sera alors la seule réponse donnée par la direction. Phrase évoquant l'état de l'enseigne à l'instant t, mais rapidement interprétée, à tort, comme l'absence d'une velléité de cession de la marque historique. Pour rappel, le groupe Vivarte ayant par le passé été le groupe André.Le lundi 23 janvier encore, Patrick Puy se montrait particulièrement vague, indiquant simplement qu'une cession d'André était "probable".Ce cas de figure avait été anticipé par Bercy. Les cabinets du commerce et de l'industrie avaient en décembre avertis la direction que, en cas de cession d'une enseigne majeure, l'Etat veillerait à ce que les fonds récoltés reviennent au groupe. Et donc par aux fonds « vautours » siégeant à sa tête.Lors de cette réunion de lundi, Vivarte a annoncé le lancement de deux plans sociaux à la Halle aux chaussures et chez Vivarte services, la filiale fonctions support du groupe, sans donner de précisions chiffrées, ainsi que la cession de "certaines enseignes", sans préciser lesquelles.
Des réponses devraient être apportées dans la journée à l'occasion de CCE extraordinaires dans plusieurs enseignes du groupe. 

Note de Service de Patrick PUY

   —

24 Janvier 2017

 Voir note de service cliquez ci-dessous

Patrick Puy est le nouveau président d'un Vivarte aux abois. Le spécialiste de l'habillement (La Halle, André, Caroll, Naf Naf, Kookaï, Chevignon, etc.) est en lambeaux, va presque aussi mal que le Parti socialiste. Celui-ci vient de se jeter dans les bras de Benoît Hamon. Les deux hommes ont une conception profondément différente d'un programme de redressement. Avec Hamon, les camarades coiffeurs vont raser gratis quand Patrick Puy promet du sang, de la sueur et des larmes. L'incantation ne suffit pas, il est (bien) payé pour le savoir, c'est son métier, cela s'appelle « redresseur d'entreprises ». Le polytechnicien, également passé par Legrand, avait commencé sa carrière dans l'exploration pétrolière, Total, Schlumberger, avant de s'intéresser à une autre forme de forage, celui du creusement des pertes. C'est son bref passage chez Moulinex en 2001 qui décida de sa nouvelle orientation. La faillite fut colossale, devant lui les portes se sont fermées : « Perdu pour perdu, je me suis jeté dans le retournement d'entreprise. » Le voilà spécialisé dans la restructuration, le plan social : TDF, Smoby, Vogica, Spir Communication, Arc International : « L'entreprise est sauvée », s'est félicité Emmanuel Macron. Sur sa popularité, Puy ne se fait pas d'illusions : « Le métier est ingrat. » Il taille, coupe, sauve ce qui peut l'être, parle de « médecine d'urgence ». Il est le quatrième PDG de Vivarte en quatre ans. 2.000 emplois sont en jeu, la faute à la crise, la faute surtout à un LBO trop gourmand qui noie le groupe sous les dettes. Les cas désespérés ne sont pas forcément les plus beaux. Puy a soixante et un ans, sa date anniversaire est celle de la Berezina. Contrairement à la légende, cette bataille fut en fait une victoire. Mais si douloureuse...

— 

Plan social : insupportable suspense chez Vivarte

  —

24 Janvier 2017

 

Les CCE de la Halle aux vêtements et de la Halle aux chaussures se tiennent ce mardi. On devrait en savoir plus sur le nombre d'emplois supprimés et la vente éventuelle d'André.

Les 16 000 salariés Vivarte n'en peuvent plus. Car le nouveau PDG du groupe, Patrick Puy, fait durer le suspense sur le traitement de choc réservé au fleuron français de l'habillement (la Halle, André, Besson, Caroll, Kookaï, Naf Naf, Minelli...). Lors du comité central de groupe (CCE) réuni lundi au siège, à Paris, la direction a distillé les annonces au compte-gouttes, refusant de présenter tout son plan.

Seules confirmations : le lancement de deux plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) à la Halle aux chaussures et chez Vivarte services, et la volonté de céder d'autres d'enseignes. Sans plus de détails sur les suppressions de postes. Pendant plus de deux heures, Patrick Puy a botté en touche. « Voyez les CCE des entreprises ! » leur a-t-il lancé. Les échanges ont été vifs notamment quand le PDG a sorti de son chapeau des plans de départs volontaires dans les deux Halles et Vivarte services en expliquant que des PSE seraient réservés à ceux qui refuseraient. Un scénario rejeté par les syndicats.« Dans les plans de départs volontaires, les conditions sont fixées par l'employeur. Hors de question d'accepter cela », prévient l'un d'entre eux. « On a assisté à un jeu du chat et de la souris », rapporte un autre, irrité par les silences de la direction. De son côté, l'intersyndicale a présenté son plan alternatif mais « on avait l'impression de parler à un mur », résume un représentant.

«Les salariés n'osent plus bouger. Ils ont peur de tout...»

Les réponses vont tomber dès ce mardi pour les salariés de la Halle aux chaussures (3 900), André (800), Vivarte services (près d'une centaine) et la Halle aux vêtements (4 100). D'autres CCE sont prévus dans les prochains jours. Mais déjà certains se sont mobilisés hier dans un froid polaire sous les fenêtres du siège de Vivarte. « Cela fait trente-quatre ans que je travaille dans le groupe. J'ai vu la Halle se construire et, aujourd'hui, j'assiste à sa destruction », confie avec amertume Vincent Pichon, délégué CFDT du centre logistique de la Halle près de Châteauroux (Indre). « Les salariés ne savent plus comment réagir. Ils n'osent plus bouger. Ils ont peur de tout... » Ils n'étaient d'ailleurs qu'une quarantaine à ses côtés pour manifester. Plus tôt dans la matinée, une autre manifestation, à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, CFE-CGC, CFTC et SUD, a rassemblé une cinquantaine de personnes. « On vient à peine de finir un plan social. La dernière boutique a fermé en décembre, souligne avec tristesse Suze Mathis, qui travaille chez André. Des personnes qui avaient vingt-cinq ou trente années de maison, des anciennes de chez Beryl, ont dû partir. C'était très dur. Et là, on ne sait pas si tout va recommencer. »

Le plan des syndicats pour sauver le groupe


Signé par l'intersyndicale, le document de 15 pages, intitulé « Quel avenir pour Vivarte ? », vise à sortir le groupe de près de dix ans de gestion « à court terme » au gré des LBO (des montages financiers consistant à racheter à crédit des entreprises endettées) menés par des fonds d'investissement qui ont conduit le groupe « dans une situation précaire ». La faute à une dette de 1,15 Md€ issue « d'un LBO qui a mal tourné ». Pour sauver le groupe, les syndicats proposent de renégocier avec les actionnaires l'abandon partiel de la dette, la baisse des charges financières (120 M€ en 2015-2016) - qui supportent des taux d'intérêt à 11 % selon nos informations - et des investissements en faveur des magasins.

— 

RESUME COMITE DE GROUPE DU 23 JANVIER

  —

24 Janvier 2017

            Vision alternative présentée par l'Intersyndicale à Patrick PUY                                                  ci-dessous

                          L'Intersyndicale CFE/CGC VIVARTE

Suite à la réunion tant attendue par tous les salariés du Groupe, la CFTC des Salariés VIVARTE vous a fait un résumé en voiçi le contenu:

Cliquez ci-dessous Fichier PDF


Joseph Thouvenel Vice-Président Confédéral CFTC. Merçi à toi Joseph pour ton soutien.

Zahra Amda DSC CFTC Caroll, Hélène Heinrich DSC CFTC HAV et Michel Peyraga Coordinateur CFTC Groupe VIVARTE

 

— 

Vivarte : le suspense fait mal ! 

 Nouvelle République   

  —

24 Janvier 2017

Trente-cinq élus des différentes enseignes du groupe Vivarte (La Halle, André, Minelli, Kookaï, Chevignon, Caroll...) se sont retrouvés, lundi après-midi, au siège parisien autour de leur PDG Patrick Puy. Une rencontre où il devait annoncer la stratégie et la réorganisation du groupe dans le cadre de ce comité extraordinaire. Le matin même, l'intersyndicale (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, Sud) avait manifesté devant le siège, la CFDT ayant préféré se mobiliser à l'heure du repas. Mais cette petite démonstration n'a en rien entamé la détermination de Patrick Puy qui est aux commandes de ce paquebot depuis un peu plus de trois mois seulement. Habile, ce dernier n'a rien livré sur ce qu'il compte faire, hormis l'annonce de deux plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui concernent la Halle aux chaussures et Vivarte Service comme l'ont annoncé les syndicats, déçus de n'avoir rien appris de concret. « Il se cache derrière le délit d'entrave et il attend mardi et mercredi pour faire ses annonces en Comités centraux d'entreprise extraordinaire, dit Jean-Louis Alfred de la CFDT, mais on va vers une fusion des deux sièges de la Halle aux chaussures et de la Halle aux vêtements. On est sur un démantèlement complet du groupe Vivarte et donc, il y aura forcément un impact direct sur la logistique. Si on ferme, par ailleurs, 200 magasins de la Halle aux chaussures, il y aura forcément moins de travail ! »

Une rencontre de 90 minutes au bout de laquelle Philippe Visse, délégué syndical CFTC, est ressorti révolté : « Mais on ne lâchera rien ! Patrick Puy dit qu'il n'y aura pas de licenciements pour l'instant et qu'il va se contenter de supprimer les intérimaires mais nous n'y croyons pas. Il nous mène en bateau. On sait qu'il va y avoir de la casse. On sait qu'il cherche à vendre Kookaï, Chevignon, Pataugas et même, il pourrait se séparer d'André. La seule bonne nouvelle, c'est que la dette sera un peu écrasée dans six semaines et qu'elle passera de 1,15 Md€ à 570 millions d'euros. »
Denis Perrichon (CGT) prévoit « un gros boum ce mardi. Il a juste gagné 24 h ! »
Le groupe, qui comptait 22.000 salariés en 2014, en a perdu 5.000 en deux ans. Les syndicats qui parlaient, il y a encore quelques jours, de 2.000 suppressions d'emploi supplémentaires étaient un peu plus prudents, hier, sans pour autant se faire trop d'illusion.

— 

L'interview éco. Marc Lelandais, ancien PDG de Vivarte : "17 000 salariés sont prisonniers de fonds vautours"

  —

23 Janvier 2017

 

L'interview éco. Marc Lelandais, ancien PDG de Vivarte : "17 000 salariés sont prisonniers de fonds vautours"

Marc Lelandais, ancien PDG du groupe d'habillement Vivarte, était l'invité de Jean Leymarie, lundi sur franceinfo. Le groupe français a annoncé, ce même jour, deux nouveaux plans de sauvegarde de l'emploi (PSE). 

— 

Vivarte : PSE pour la Halle aux Chaussures et Vivarte Services

  —

 23 Janvier 2017

                   Hélène HEINRICH DSC CFTC Vêtements

Lors du comité de groupe, aucune précision sur le nombre de postes impactés, ni sur les enseignes qui pourraient être cédées (en plus de Chevignon, Kookai et Pataugas), n'a toutefois été fournie aux représentants des salariés, bien que le PDG se soit montré bien plus loquace au début du mois à l'occasion de ses voeux aux salariés du siège. 

Paris, 23 jan 2017 (AFP) - Deux plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) et des cessions d'enseignes annoncées: les craintes des salariés du groupe en difficulté Vivarte (La Halle, André, Caroll...) se sont confirmées lundi, selon les syndicats, mais le détail de ces mesures ne sera connu que mardi.

Patrice Sénéchal CGT, Linda Hammou FO, Denis Perichon CGT, Philippe Visse CFTC

Un manque de communication dénoncé de longue date par les syndicats, et sur lequel le secrétariat d'Etat l'Industrie aurait lui-même rappelé à l'ordre la direction, selon des sources ministérielles de FashionNetwork. Faute d'information, et se basant sur les quelques déclarations du dirigeant, les syndicats redoutent jusqu'à 2 000 suppressions de postes. Ces informations devraient être données lors de comités centraux d'entreprise extraordinaires convoqués mardi et mercredi.

La direction du groupe d'habillement et de chaussures en difficulté depuis quatre ans, plombé par une lourde dette, a présenté un plan en quatre axes : fusion des sièges de la Halle et la Halle aux chaussures, « rationalisation des points de vente » de la Halle aux chaussures, « réorganisation de Vivarte Services », la filiale fonctions support du groupe, et « recherche de repreneurs » pour « certaines » enseignes, ont précisé les sources syndicales.
A la Halle aux chaussures, où 97 fermetures de magasins (sur 650) avaient été annoncées en septembre, le plan sera "étendu" et un PSE sera lancé avec une phase de départs volontaires. Avant la réunion, les syndicats tablaient sur un doublement des fermetures envisagées.

Michel PEYRAGA Coordinateur Groupe CFTC

Le rapprochement de la Halle aux chaussures et de La Halle va se traduire par une fusion des deux sièges, qui emploient actuellement quelque 520 salariés, un chiffre qui devrait être divisé par deux, selon les syndicats. Cela passerait, selon le projet présenté par Vivarte, par un plan de départs volontaires, sans "aucun licenciement". Des magasins mixtes - habillement et chaussures - seront aussi créés.

        L' Intersyndicale Force Ouvrière Vivarte

Chez Vivarte Services, où un deuxième PSE est prévu, également avec une phase de départs volontaires, l'organisation sera "adaptée" à la "réduction du périmètre du groupe réalisée et à venir" pour réaliser 6 millions d'économies par an. Des tâches seront transférées aux enseignes et d'autres confiées à des prestataires extérieurs. 

"Aucun plan stratégique"
Dans l'attente de précisions chiffrées, les syndicats ont souligné que la direction n'avait apporté "aucune réponse" à leurs questions. " 

          L' Intersyndicale CGT Vivarte 

"Ce qui est ahurissant, c'est que (le nouveau Pdg) Patrick Puy n'a aucun plan stratégique, pas de vision globale" pour le groupe, a observé Karim Cheboub (CGT). Il a regretté, comme Gérald Gautier (FO), l'absence d'objectifs cibles donnés dès lundi.

Après des mois d'incertitude, les salariés espéraient être fixés. Une cinquantaine d'entre eux s'étaient rassemblés le matin devant le siège du groupe à Paris à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, CFE-CGC, CFTC et SUD. Ils étaient une quarantaine en début d'après-midi à l'appel de la CFDT.

Ce nouveau plan de restructuration fait suite aux plans sociaux lancés en 2015 (La Halle, Kookaï, Défi Mode et André), avec à la clé la suppression de 1 850 postes. Sans permettre de redresser la barre.
L'ancien Pdg Stéphane Maquaire, débarqué quelques mois après son arrivée, avait dévoilé en septembre un plan à cinq ans et lancé une procédure auprès du tribunal de commerce de Paris pour restructurer la dette d'un milliard et demi d'euros. 

La nomination pour une année seulement de M. Puy, spécialiste du redressement d'entreprises, fait craindre aux syndicats un "démantèlement complet" du groupe au seul profit des fonds actionnaires (Oaktree, Babson, GLG et Alcentra), des "fonds vautours" pour le responsable CFDT Jean-Louis Alfred.
Il faut que les actionnaires "arrêtent de se servir sur l'entreprise", a d'ailleurs réclamé le numéro un de la CFDT Laurent Berger, venu dénoncer la "stratégie financière" d'actionnaires qui font des "restructurations successives sans jamais se préoccuper des hommes et des femmes qui sont derrière".
Outre la Halle aux chaussures, André est aussi dans le viseur. Sa cession, redoutée par les syndicats, est "probable", a concédé, selon la CGT, M. Puy.
Ce dernier a "balayé d'un revers de main" le plan alternatif présenté par l'intersyndicale, et notamment l'objectif de croissance de 1,5% (0,6% actuellement), a ajouté M. Cheboub.
                                                                                                                                     Par Sabine PRADELLA

— 

Vivarte, l'empire du textile en péril

  —

23 Janvier 2017

  Joseph THOUVENEL Vice-Président Confédéral de la  CFTC avec Michel PEYRAGA Coordinateur CFTC Vivarte

Au menu de ce démantèlement, le vaisseau amiral André (une centaine de magasins et 800 salariés) serait sur la sellette malgré les démentis. Des discussions seraient menées avec le groupe appartenant à la famille Descours, dont le patriarche, Jean-Louis, avait été à la tête d'André jusqu'en 1996.

Merkal, l'enseigne espagnole, est sur le point d'être vendue. Quant à Besson chaussures, l'une des seules marques à ne pourtant pas être dans le rouge, sa vente est envisagée. « C'est l'enseigne de trop, elle est aux mêmes endroits que la Halle aux chaussures. Il y a trop d'enseignes de centre-ville », observe un expert du dossier. Viennent s'ajouter les ventes de Pataugas (58 salariés), de Kookaï (540) et de Chevignon (222), déjà prévues dans le plan Maquaire de 2016 et interrompu par son éviction. La vente de Caroll (900) est à confirmer. Entre 2015 et 2016, Vivarte avait déjà fermé près de 300 magasins et supprimé plus de 3 600 emplois.

Vivarte, spécialiste de l'habillement et de la chaussure, présente aujourd'hui son plan de restructuration avec des suppressions de postes et des ventes d'enseignes à la clé. Un dossier explosif en pleine campagne électorale.

Semaine de tous les dangers pour les salariés de Vivarte. Le fleuron de l'habillement et de la chaussure français, qui abrite une multitude de marques (la Halle aux vêtements et aux chaussures, Kookaï, Caroll, Minelli, Besson, André) est aux mains de quatre fonds d'investissement qui font face à une dette nette de 1,15 Md€. Ce lundi, le nouveau patron du groupe, Patrick Puy, cinquième PDG en cinq ans, doit abattre ses cartes lors du comité de groupe extraordinaire portant sur la « stratégie et la réorganisation ». Redoutant les annonces, les salariés sont appelés à se réunir ce matin devant le siège à Paris.

Un démantèlement

Nommé par les actionnaires en octobre, Patrick Puy présente un CV qui fait trembler les syndicats : 4 000 suppressions d'emplois chez Moulinex en 2000 ; 400 chez Arc International en 2014. « Il se vante d'avoir vu sa photo épinglée au mur avec des fléchettes dans les locaux syndicaux », confie un ancien dirigeant de Vivarte.

Selon nos informations, un des scénarios sur la table, qui consistait à tout vendre, a été écarté. Patrick Puy va annoncer une extension des plans de cessions de magasins élaborés par son prédécesseur Stéphane Maquaire, Selon nos informations, un des scénarios sur la table, qui consistait à tout vendre, a été écarté. Patrick Puy va annoncer une extension des plans de cessions de magasins élaborés par son prédécesseur Stéphane Maquaire, accompagnés de plans sociaux dans des enseignes. Ils seront détaillés au cours des comités centraux d'entreprise prévus dans la semaine. Le groupe « a péché par orgueil » en développant 15 à 16 marques, a avoué en petit comité Patrick Puy début janvier. Son objectif : recentrer Vivarte autour d'un noyau d'enseignes comme la Halle où une lourde restructuration va être annoncée, et vendre les autres.

Comment en est-on arrivé là ? Le groupe est plombé par une lourde dette héritée de plusieurs LBO, des montages financiers consistant à racheter des entreprises endettées à crédit. Depuis 2014, les difficultés ont conduit à enchaîner cessions d'actifs pour rembourser la dette, réductions d'effectifs et changements de dirigeants. « Six administrateurs sur neuf représentent les fonds d'investissement. Ils ont sciemment arbitré en faveur de leurs intérêts et pas de ceux du groupe. Il y a un conflit d'intérêts évident », analyse un des anciens dirigeants de Vivarte. Contactée, l'actuelle direction n'a pas souhaité s'exprimer.

- Quelques JT en vidéos de cette Journée du 23 Janvier -

23 Janvier 2017

  

—  Courriers CFTC adressés au Gouvernement —

 23 Janvier 2017

—  

Vivarte : 14 millions d'euros de CICE versés au groupe en 2016

23 Janvier 2017

  Nos camarades de l' Intersyndicale CGT VIVARTE

Voilà des chiffres qui, en pleine campagne électorale, pourraient relancer la polémique sur les aides accordées aux entreprises sans les contreparties, notamment en termes d'emplois. Selon nos informations, 14 M€ ont été versés l'an dernier à Vivarte par l'Etat au titre du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE). Le groupe emploie une majorité de salariés dont les rémunérations se situent dans le cœur de cible de cette aide lancée début 2013 par François Hollande : des salaires compris entre 1 et 2,5 fois le smic. Depuis que Vivarte bénéficie de cette mesure, environ 45 M€ de CICE sont allés dans ses caisses, le montant annuel fluctuant selon les effectifs. Une manne à laquelle s'ajoutent les 26 M€ par an d'allégements Fillon accordés sur les bas salaires.

Un argument que les syndicats du groupe Vivarte ont eu bien du mal à entendre, le 11 janvier, quand l'intersyndicale a rencontré les services de Christophe Sirugue, secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie. Et ce n'est pas le seul. Une autre question a été mise sur la table sans trouver de réponse : la fiscalité du groupe Vivarte, détenu principalement par quatre grands fonds d'investissement et une trentaine d'actionnaires, dont la holding de portage est située au Luxembourg. « Cela permet aux entreprises de bénéficier d'un environnement fiscal plus favorable, autrement dit de payer moins d'impôt, et aux réels propriétaires qui se cachent derrière les noms des fonds d'investissement de leur garantir un anonymat total », résume un expert en fiscalité proche du dossier. « Tout cela est légal », répond Bercy. 

Voilà des chiffres qui, en pleine campagne électorale, pourraient relancer la polémique sur les aides accordées aux entreprises sans les contreparties, notamment en termes d'emplois. Selon nos informations, 14 M€ ont été versés l'an dernier à Vivarte par l'Etat au titre du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE). Le groupe emploie une majorité de salariés dont les rémunérations se situent dans le cœur de cible de cette aide lancée début 2013 par François Hollande : des salaires compris entre 1 et 2,5 fois le smic. Depuis que Vivarte bénéficie de cette mesure, environ 45 M€ de CICE sont allés dans ses caisses, le montant annuel fluctuant selon les effectifs. Une manne à laquelle s'ajoutent les 26 M€ par an d'allégements Fillon accordés sur les bas salaires. 

                        Michel PEYRAGA Coordinateur CFTC Groupe VIVARTE

— 23 Janvier 2017 NOUS Y SOMMES... —

 23 Janvier 2017

— 

Chez Vivarte, enjeux sociaux et financiers sont intimement mêlés

 —

 23 Janvier 2017

          Voir la vidéo cliquez ci-dessous

—  INTERVIEWS —

20 Janvier 2017

Interviews ce matin de Karim Cheboub CGT Vivarte, Gérald Gautier FO Vivarte, Arnaud Moujol SUD Vivarte et de Philippe VISSE CFTC des Salariés Vivarte sur la radio RMC sur le devenir du Groupe VIVARTE.

Diffusion à l'antenne prévue le 23 janvier dans la matinale.

L'intersyndicale lors de l'interview ce matin avec la radio RMC, de gauche à droite Michel Peyraga (CFTC), Gerald Gautier (FO), Philippe Visse (CFTC) et Arnaud Moujol (Sud), de dos.

Nous pouvons déjà vous informer que beaucoup de médias seront présents le jour du rassemblement de l'intersyndicale CGT, CFTC, FO, CFE/CGC et SUD. Merci encore à eux de s'intéresser à notre Groupe. Grâce à ce nouveau tapage médiatique nous recevrons encore le soutien de nombreux collègues et clients, dont nous avons besoin afin de nous motiver encore plus, pour continuer notre combat...

 

—  

                Vivarte: plan de restructuration attendu lundi                         

17 Janvier 2017

Un comité de groupe de Vivarte (La Halle, André, San Marina, Caroll...), portant sur la "stratégie et la réorganisation" du groupe d'habillement, se tiendra lundi prochain, avec l'annonce probable de plans sociaux dans plusieurs enseignes, a-t-on appris ce mardi de sources syndicales. "Ça sent la poudre au niveau des annonces", a déclaré à l'AFP Jean-Louis Alfred (CFDT), qui craint que trois plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) soient lancés sur La Halle, La Halle aux chaussures et André. Son homologue de la CGT, Karim Cheboub, s'attend aussi à des restructurations "d'une grande ampleur".

Selon Gérald Gautier (FO), quelque 1.200 salariés pourraient être concernés rien qu'à La Halle aux chaussures et chez André. Dans la foulée du comité de groupe sont convoqués mardi et mercredi des comités centraux d'entreprise (CCE) extraordinaires de La Halle, La Halle aux chaussures et André, ainsi que les comités d'établissement, sur le même ordre du jour.

 

Après une première restructuration chez La Halle en 2015, les syndicats du groupe Vivarte craignent un nouveau plan de suppressions d'emplois qui pourrait concerner les enseignes La Halle, La Halle aux chaussures et André.

La Halle déjà "restructurée très lourdement"

La convocation des CCE des trois enseignes équivaut à "trois PSE", selon M. Alfred. Pour La Halle, les délégués ont aussi été conviés à l'installation d'une instance de coordination des comités d'hygiène et de sécurité, "signe précurseur d'un PSE" selon lui, de "licenciements" pour M. Cheboub. S'ils s'attendaient à des annonces pour La Halle aux chaussures et André, les syndicats s'étonnent que La Halle, déjà "restructurée très lourdement", avec 250 magasins et 1.500 salariés de moins au terme d'un PSE lancé en 2015, se retrouve de nouveau dans le viseur.     

Depuis plusieurs mois, les syndicats craignent un "démantèlement" du groupe, fortement endetté, et sonnent l'alarme. Ils étaient ressortis "déçus" le 5 janvier d'un rendez-vous au secrétariat d'Etat de l'Industrie. Le groupe, dirigé par Patrick Puy depuis fin octobre, avait annoncé en septembre la cession de 97 magasins La Halle aux chaussures, après la mise en vente à l'été de Kookaï, Chevignon et Pataugas, et les cessions de Défi Mode et de la Compagnie vosgienne de la chaussure (CVC). M. Puy avait également évoqué en novembre la fermeture sur cinq ans de 55 magasins André (sur 135).

Mais, selon les évaluations de FO, chez André, 80 magasins pourraient fermer, et à La Halle aux chaussures, environ 200 magasins (sur 650) être cédés, soit environ 1.200 salariés sur ces deux enseignes. L'intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, SUD), qui présentera lors du comité de groupe son "projet alternatif", appelle à la mobilisation lundi matin devant le siège du groupe à Paris.

—  MOBILISATION —

16 Janvier 2017

— RETRANSCRIPTION DU FLASH INFO DE LA CGT VIVARTE —

16 Janvier 2017

Nous relayons la retranscription et le flash info de nos camarades de l'intersyndicale sur notre site, concernant l'allocution de Patrick PUY lors de la présentation de ses voeux le Lundi 09 Janvier 2017 au siège social.

 COMITE DE GROUPE

11 Janvier 2017

Comme annoncé récemment par la CFTC des salariés VIVARTE , les syndicats du groupe ont obtenu pour la fin du mois la tenue d'un comité de Groupe extraordinaire avec Patrick PUY. La date vient d'être fixée au 23 janvier à 14 Heures. Une préparatoire par contre avec le cabinet SECAFI et les élus du Comité de Groupe aura lieu au siège social le Vendredi 20 Janvier à 09h30.

Dans un contexte toujours plus difficile, Patrick Puy devra accélérer les plans d'économies, la restructuration de la dette et les cessions d'actifs. Le groupe VIVARTE a du mouron a se faire.

—  

Vivarte : le PDG annonce la vente de Pataugas, Chevignon et Kookaï dans les trois mois

 —

 11 Janvier 2017

A l'occasion de ses vœux adressés aux employés du siège parisien de Vivarte lundi soir, le PDG, Patrick Puy, a, selon nos informations, annoncé la revente imminente de Pataugas. Celle de Chevignon arriverait le mois prochain et celle de Kookaï le suivant.  

                                                   Patrick Puy a présenté ses voeux aux salariés du siège de Vivarte lundi soir 

Le dirigeant, qui a pris ses fonctions fin octobre, aurait également estimé que sa mission serait remplie en septembre prochain. Par ailleurs, il aurait déclaré, toujours durant ces voeux, que la dette du groupe français serait ramenée à 600 millions d'euros d'ici deux mois, contre 1,4 milliard d'euros à l'heure actuelle.
Patrick Puy a, selon nos sources, indiqué que la vente de Pataugas se fera à un prix supérieur à celui escompté. D'autres sources proches du dossier nous laissent entendre que l'affaire serait même déjà entendue. Concernant la Halle aux Chaussures, le PDG a indiqué que sa réorganisation suivrait celle de la Halle aux Vêtements, avec laquelle un rapprochement est à l'œuvre. Contactée, la direction n'a pour l'heure pas répondu à nos sollicitations.Surprenant son auditoire, Patrick Puy aurait en outre évoqué son prédécesseur, Stéphane Maquaire, dont la stratégie est « la bonne » et dont l'écartement brutal fin octobre résulterait de « son comportement ». Concernant la situation générale de l'entreprise, l'actuel dirigeant jugerait que Vivarte a « pêché par orgueil », estimant qu'il est impossible pour une structure de développer 15-16 enseignes.Cette prise de parole, réservée au siège, n'a pas été sans surprendre les représentants des salariés qui réclamaient, quelques heures plus tôt, un comité d'entreprise extraordinaire afin de connaître les projets du PDG. Comité qui se tiendrait finalement entre le 23 et le 27 janvier, selon des sources internes.
Par Matthieu Guinebault

—  ACTION ON CONTINU LE COMBAT —

 11 Janvier 2017

Ce matin premier jour des soldes d'hiver les représentants de l'intersyndicale Vivarte CFE/ CGC, CFTC, CGT, FO et SUD vont à partir de 8 heures distribuer un tract aux clients des HALLES, Chaussures et Vêtements de PLAISIR. Cette distribution a pour but de sensibiliser les clients aux grandes difficultés que le Groupe rencontre. 

—  

Stéphane Maquaire à la tête des grands magasins suisses Manor

 —

11 Janvier 2017 

Le Français Stéphane Maquaire, PDG éphémère du groupe Vivarte (habillement), a été nommé directeur général du groupe suisse Manor (grands magasins), selon un communiqué publié mercredi. Entrant en fonction le lundi 16 janvier, il prend la suite de Bertrand Jungo, qui a passé 10 ans à la tête de ce groupe. Stéphane Maquaire, ingénieur des ponts et chaussées, prendra ses fonctions lundi. Le Français a dirigé entre mars et octobre 2016 le groupe de distribution et de prêt-à-porter Vivarte. En 2015, dans un contexte difficile pour l'ensemble des détaillants actifs en Suisse, la chaîne de grands magasins Manor a enregistré un recul de 2,9 % de ses ventes à 2,64 milliards de francs suisses (2,46 milliards d'euros). Fin 2015, Manor exploitait 64 magasins, employant près de 10.400 salariés.

En 2015, dans un contexte difficile pour l'ensemble des détaillants actifs en Suisse, la chaîne de grands magasins Manor a enregistré un recul de 2,9 % de ses ventes à 2,64 milliards de francs suisses (2,46 milliards d'euros). Fin 2015, Manor exploitait 64 magasins, employant près de 10.400 salariés. 

—  Remerciements aux médias —

 07 Janvier 2017

L'intersyndicale Vivarte remercie l'ensemble des journalistes qui étaient présents au rassemblement organisé par l'intersyndicale CFE CGC, CFTC, CGT, et SUD, à travers les articles et reportages qui ont été réalisés grâce à ce tapage médiatique nous avons reçu le soutien de nombreux collègues et clients, ce qui, si on en avait besoin, nous motive pour continuer notre combat...

— JT 20 HEURES TF1 —

06 Janvier 2017

— Reportage M6 Sortie du CCE ANDRE   —

 06 janvier 2017

—  

Vivarte devant Bercy : entre colère et inquiétude    

 —

 06 Janvier 2017

                                               Philippe Visse CFTC, Linda Hammou FO et Denis Perichon CGT

Hier, des Indriens de Vivarte étaient devant Bercy pour « défendre nos emplois ».

Une dizaine de salariés de Vivarte de l'Indre ont participé, hier, à la manifestation organisée devant Bercy par les syndicats de leur groupe.

On est mal... Il va y avoir de la casse, c'est sûr. Présent, hier, parmi les manifestants de Vivarte devant Bercy, Philippe Visse (CFTC) n'attendait pas grand-chose de la rencontre prévue à la mi-journée, entre les représentants de l'intersyndicale (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, Sud) et le cabinet du secrétaire d'État à l'Industrie. « Vivarte est la proie de fonds vautours. On se doute bien que le gouvernement n'a aucun pouvoir face à eux. Mais il est important d'alerter si on veut défendre nos emplois », poursuit le délégué qui estime que l'entreprise « paie les mauvaises stratégies des présidents passés : l'un n'a pas su investir dans le numérique, un autre a fait l'erreur de vouloir monter en luxe la gamme Halle aux chaussures alors que notre métier principal est le discount. Quant au nouveau, c'est un " nettoyeur " connu pour ses plans sociaux. On sait qu'il est là pour faire le sale boulot. »

Hier, une dizaine de salariés indriens ont ainsi fait le déplacement à Paris. Les représentants de la CFDT, reçus pour leur part au ministère du Travail avant les fêtes de fin d'année, n'y participaient pas. « A présent, on attend les annonces du PDG, Patrick Puy, prévues en seconde quinzaine de janvier. Si le PSE se confirme, avec la fermeture de 130 à 150 magasins Halle aux chaussures, la logistique d'Issoudun sera forcément impactée », prévoit Jean-Louis Alfred (CFDT).
Une inquiétude que partagent la CFDT et la CGT. La mise en vente cet été des enseignes Kookaï, Chevignon et Pataugas fait redouter une baisse prochaine de l'activité dans les entrepôts issoldunois. La rumeur - démentie par la direction de Vivarte - d'une prochaine cession d'André, il y a quelques jours, renforce encore les craintes. « A Issoudun, on vient de réaménager les flux pour gagner en productivité et économiser des postes de travail. On a déjà perdu 18 postes. Et on se doute bien que d'autres suivront si les annonces de fermeture de magasins se confirment, détaille Denis Perrichon (CGT). On assiste au démantèlement du premier groupe français de l'habillement et de la chaussure. Il est temps que le gouvernement s'en mêle. Il l'a fait pour Alstom et ses 400 salariés. Avec Vivarte, ce sont 17.000 salariés qui ne savent pas où va leur entreprise ! » 

— 

Bercy, Manifestation du 5 janvier

  —

 05 Janvier 2017

Déterminées, toutes les personnes présentes l'étaient, ce 5 Janvier, malgré le froid. Prêtes pour cette première journée de manifestation de l'année 2017, manifestation qui se déroulait devant Bercy, où une délégation intersyndicale CFE-CGC, CGT, CFTC, FO et SUD, était reçue par Christophe Sirugue.

L'objectif était double : obtenir des engagements de la part du gouvernement face à la situation du groupe Vivarte, mais également capter l'attention des médias. Sur le premier point, les pouvoirs publics ne proposent pas de solution. Le ministère partage le même constat que les organisations syndicales sur l'ensemble des problématiques du groupe, mais ne possède pas de leviers d'action. Ce qui hélas au final ne surprend personne aujourd'hui.  

Sur le second point, en revanche, l'objectif médiatique a été largement atteint ! La couverture presse, télévisée, a été extrêmement importante (petite sélection de liens ci dessous, non exhaustive). Même certains ex-PDG sortent du silence. Il est urgent de briser l'omerta mafieuse qui règne chez Vivarte.  

— A CHAUD EN SORTANT DE BERCY   —

 05 Janvier 2017

Karim Cheboub CGT, Michel Peyraga CFTC, Gerald Gaultier FO, Arnaud Moujol SUD et Vincent Boursier CFE/CGC au Ministère. 

Vivarte : faute d'engagement de Bercy, les salariés préparent un projet alternatif
Le 5 janvier étaient reçus à Bercy cinq syndicats du groupe Vivarte afin d'évoquer la restructuration ordonnée par les fonds « vautours » détenant sa dette. Des fonds avec lesquels le gouvernement craint d'engager un bras de fer. Ses représentants n'ont d'ailleurs pris aucun engagement auprès des salariés.
Et pourtant, à quatre mois des élections présidentielle et législatives, le cas du géant français de l'habillement pourrait constituer l'un des grands drames sociaux propre à mobiliser élus et médias, avec 19 000 salariés dans l'incertitude face à des fonds étrangers en quête d'une restructuration rapide et lucrative. C'est finalement à un grand silence politique et médiatique que se sont heurtés les syndicats. Et ce malgré l'éviction abrupte du dernier PDG au profit de Patrick Puy, qui a mené Moulinex à la liquidation en 2001, et se vanterait régulièrement de ses méthodes expéditives, voire d'intimidation, cohésion et vitesse étant « la seule chose qui compte ». 

Vous trouverez ci-dessous un compte rendu succinct de l'entretien que l'intersyndicale a eu à Bercy ce jour, nous reviendrons plus en détail sur cette entrevue ainsi que sur les actions que nous menerons dans les semaines à venir.
L'intersyndicale VIVARTE (CFE CGC, CFTC, CGT, FO, SUD) a été écoutée par les représentants du ministère de l'économie sur les constats qu'elles portent sur la situation du groupe VIVARTE.
Ces constats sont partagés pour la plupart par le Ministère. Cependant, aucun engagement n'a été pris par l'Etat sur le maintien du périmètre actuel et sur le maintien de l'emploi au sein du groupe.
L'intersyndicale estime que le groupe a un avenir dans le cadre de son périmètre actuel et elle présentera un projet alternatif préservant l'intégralité du périmètre du groupe en contre proposition d'un projet de la direction actuelle qui conduira à son démantèlement.

Et c'est bien ce silence que les salariés comptaient briser ce 5 janvier en organisant, en marge de la rencontre ministérielle, un rassemblement des salariés devant le ministère des Finances. « C'est notre heure de gloire ! » lançait ainsi une manifestante, avec une satisfaction mêlée de résignation, face aux nombreux journalistes venus porter à l'affaire une attention dont elle manquait jusque-là. Attention notamment provoquée par l'annonce, la veille sur Europe 1, d'une prochaine mise en vente d'André, chausseur historique du groupe. Possibilité que le groupe n'écarte pas vraiment, se contentant d'indiquer qu'aucune vente n'est pour l'heure à l'œuvre.

Selon les syndicats, les représentants du ministère partagent totalement leur analyse des raisons du naufrage Vivarte. Bercy a cependant refusé de confirmer aux salariés que Vivarte aurait fait, en décembre, l'objet d'une rencontre animée du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI). Selon Libération, l'une des principales actions décidées aurait été d'indiquer à Vivarte que l'Etat veillerait, en cas de cession d'une enseigne importante, à ce que les fonds profitent à la seule entreprise, et non aux fonds qui en ordonnent le délestage partiel.

L'intersyndicale était, elle, venue à Bercy avec un projet alternatif pour le groupe, qui lui permettrait de conserver son périmètre actuel. Un programme en cours de finalisation qui ne sera dévoilée qu'après l'annonce par Patrick Puy de ses propres mesures. Les salariés ont également demandé que l'Etat veille au bon usage des fonds publics versés à la société, pour un montant qui avoisinerait les 40 millions. Les représentants sont cependant repartis déçus, leurs interlocuteurs n'ayant pris aucun engagement. Ne serait-ce qu'en termes de communication.

Contactés par FashionNetwork, le secrétariat d'Etat à l'Industrie et la direction de Vivarte n'ont pas apporté de réactions.

Par Matthieu Guinebault

—   Plans sociaux chez Vivarte: «On ne sait pas où on va», raconte une gérante de La Halle aux chaussures —

05 Janvier 2017 

Depuis, Natacha attend de savoir si les deux points de vente qu'elle dirige seront sur cette liste. « Le siège devait nous donner une réponse fin novembre, puis il l'a reportée à fin janvier... Depuis quatre mois, on ne sait pas où on va... Depuis quatre mois, je ne sais pas si je vais garder mon emploi. C'est vraiment insupportable ».
« Je n'ai plus d'entrain » 

Natacha est d'autant plus « écœurée » qu'elle a l'impression d'avoir tout donné pour son groupe. Elle est entrée à la Halle aux chaussures il y a dix ans, comme simple vendeuse. A force de travail, elle a grimpé les échelons. « Et voilà comment on est remerciés... Je trouve vraiment inhumain de ne pas nous dire ce qu'il en est. Vous savez, j'aimais vraiment beaucoup mon métier et mon enseigne... ».
Natacha parle avec émotion de ses premières années, quand les magasins tournaient « hyper bien ». « C'était toujours plein, les familles venaient chez nous pour chausser tous leurs enfants... ». Et puis, en 2012, le groupe a voulu monter en gamme, et les rayons se sont vidés. « Peut-être qu'à Bordeaux ou à Paris, ça marche, mais dans une campagne reculée comme la nôtre, où les familles vivent avec des petits salaires, vendre de la chaussure chère, ça n'a aucun sens ! »

 Michel Peyraga DSC CFTC contacté hier par Céline Boff journaliste pour le journal 20 Minutes a orienté celle-ci vers une salariée qui voulait témoigné elle aussi,et dire tout ce qu'elle avait sur le coeur, sa situation, sa peur, ses craintes et son devenir surtout au sein du groupe VIVARTE. 

TEMOIGNAGE: Des salariés du groupe Vivarte (André, Naf Naf, La Halle aux chaussures, etc.) manifestent ce jeudi devant Bercy à Paris pour alerter sur le (nouveau) plan social qui doit être annoncé ce mois...
Le plus dur pour Natacha, 41 ans, c'est l'incertitude. En septembre, son groupe, Vivarte, qui détient de multiples marques de prêt-à-porter (André, Naf Naf, Minelli, Kookaï, etc.), a annoncé son intention de céder une centaine de magasins La Halle aux chaussures.

« Les politiques, je n'en attends plus rien »
Natacha aurait bien aimé monter à Paris ce jeudi pour participer au rassemblement des salariés Vivarte. Car ceux de la Halle aux chaussures ne sont pas les seuls menacés. Patrick Puy, le nouveau PDG de ce groupe en difficultés structurelles depuis 2014 et désormais détenu par des fonds qualifiés de « vautours » par les syndicats, doit présenter dans les jours qui viennent un énième plan de réorganisation. Avec, sans doute, de multiples licenciements à la clef.
Mais Natacha ne peut pas se libérer : « Nous avons trop peu d'effectifs pour faire tourner les magasins... ». Et si les syndicats de Vivarte doivent être reçus ce jeudi au ministère de l'Economie, Natacha ne se fait pas d'illusions : « Les politiques, je n'en attends plus rien. S'ils s'étaient bougés, ils auraient pu sauver au moins quelques magasins, quelques familles. Mais maintenant, notre groupe est tellement au bord du gouffre... Notre affaire n'a pas été médiatisée, alors que nous sommes 17.000 salariés. Et tous ces politiques, ils pensent seulement à la primaire et à la présidentielle. Nous, on ne les intéresse pas... Tout ce que je vois, c'est que je vais sans doute devoir m'inscrire bientôt à Pôle emploi. Et que les politiques, ils prévoient de baisser les allocations-chômage... ».

— ENSEIGNE ANDRE Vendue ou pas Vendue?  —

 04 Janvier 2017

Pour rectifier un peu le tir, nous pensons à la CFTC des Salariés Vivarte que nos camarades de la CGT ont été un peu trop vite en besogne, en annonçant la séparation de l'enseigne ANDRE à la fin du mois.
" Oui Patrick PUY PDG du groupe VIVARTE a annoncé lors de son tout premier Comité de GROUPE, le seul pour l'instant, que cette enseigne ne l'intéressait pas." ( Novembre 2016 )
"Oui Patrick PUY PDG du groupe VIVARTE a annoncé que cette enseigne perdait trop d'argent et qu'elle n'était plus d'actualités et de plus qu'elle était trop vieille, selon lui."
Tous ces propos avaient été déjà évoqués avant son premier Comité de Groupe, le Mercredi 02 Novembre 2016, puisque Patrick PUY avait souhaité rencontrer en individuelle, les Organisations Syndicales du Groupe.
Lors de notre entretien avec celui-ci, ce jour là, la CFTC des Salariés VIVARTE avait bien entendu, noté et acté, les propos qu'il tenait déjà pour l'enseigne ANDRE.
( Voir notre compte Rendu du Comité de Groupe de Novembre 2016 sur notre site )
Pour l'instant rien n'est fait au niveau de cette enseigne.
Mais à la CFTC des salariés VIVARTE, tout comme nos camarades de la CGT, nous avons nos craintes, nous aussi, puisque l'on a devant nous un PDG menteur qui est arrivé à la tête du Groupe, pour faire son sale boulot et repartir sûrement avec un gros chèque. " Il n' y a qu'à voir son Pédigree, son parcours professionnel qui vous glace le dos  ".
A la CFTC des Salariés VIVARTE, on invente rien.
D'ailleurs, la CFTC des Salariés VIVARTE l'avait publié sur son site lors de son arrivée à la tête du groupe en Octobre 2016.
Donc, nous saurons réellement si l'enseigne ANDRE quittera le Groupe VIVARTE, lors du prochain Comité de Groupe prévu dans la quinzaine de janvier, il faut encore attendre et cela malheureusement, dans l'inquiétude, ( toutes enseignes confondues au sein du groupe VIVARTE, car ANDRE n'est pas la seule concernée ), la feuille de route mortelle, de Patrick PUY.
Nous reprenons pour finir les propos de la journaliste de BFM Business NINA GODART qui écrit dans son article du 04 Janvier 2017, et nous approuvons totalement, ce qu'elle dit.
Nous citons: "La technique de l'épouvantail", un grand classique pour les conseillers en communication de crise des entreprises. Concrètement, il s'agit de donner à la presse -officieusement bien sûr- une information susceptible de faire très peur aux pouvoirs publics et à l'opinion. Puis de finalement la démentir, pour annoncer ensuite un plan d'économie certes drastique, mais qui paraîtra alors bien moins mauvais que la solution démentie."
                                                                                                                 La CFTC des Salariés VIVARTE

—  La marque de chaussures André bientôt en vente ? —

04 Janvier 2017

André, plus qu'une simple marque, c'est une enseigne connue de tous qui chausse les pieds des Français depuis plus d'un siècle. Une marque emblématique aussi en raison de son propriétaire, Vivarte, qui portait jusqu'en 2001 le nom d'André. Mais aujourd'hui, le groupe est en grande difficulté. Il a déjà cédé Kookaï, Chevignon et Pataugas. Ça pourrait être le tour d'André.
750 emplois menacés

demandent aujourd'hui ce qu'ils vont devenir", déclare Christophe Martin, délégué CGT André. L'enseigne emploie 750 salariés et afficherait des pertes de 10 millions d'euros chaque année. Et pour les syndicats, personne n'achètera la marque en l'état. Contactée par France 3, la direction assure que la marque n'est pas à vendre pour l'instant, mais les syndicats seront reçus demain, jeudi 5 janvier, dans l'après-midi à Bercy.

— Champigneulles : la CVC change de pointure  —

 04 Janvier 2017

Le groupe Vivarte (André, Besson, San Marina, Minelli, La Halle aux chaussures...) vient de céder la CVC, la plus ancienne fabrique de chaussures en activité en France, spécialisée dans la réalisation de chaussures « moyen de gamme » pour femmes. à Hanse Industriekapital (HIK). Cette holding industrielle allemande, fondée à Hambourg il y a douze ans intervient dans divers secteurs d'activités industrielles comme la distribution de logiciels, la sous-traitance automobile, l'injection plastique, la technologie médicale, le traitement des métaux, le textile de mode, la fabrication d'outils, les services médicaux et les technologies de connexion. « Cette cession, effective depuis le 23 décembre 2016, permet à notre entreprise de continuer son activité, avec des fonds propres reconstitués et un capital social de plus de 12 millions d'euros », se réjouit Etienne Ménéguz, à la tête de la CVC depuis plus de trois ans.

La Compagnie vosgienne de la chaussure vient d'être cédée par le groupe Vivarte à Hanse Industriekapital, une holding industrielle allemande visant le marché haut de gamme.

« C'est une étape importante et presque historique que nous venons de franchir ». Etienne Ménéguz, président et directeur général de la Compagnie vosgienne de la chaussure, à Champigneulles, ne cache pas sa satisfaction.

Sous-traiter pour des marques de luxe
« Sans ce rachat par HIK, l'usine de Champigneulles, le dernier site de production du groupe, qui a obtenu le label d'Etat, Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), aurait sûrement été amené à disparaître car l'activité est en perte de vitesse depuis plusieurs années », estime le directeur général. « En 2005, le site comptait encore 350 salariés qui produisaient 1 million de paires de chaussures par an. Aujourd'hui, il en compte 147 qui produisent 350.000 paires ! Une décroissance dûe à la concurrence étrangère des pays à bas coût comme l'Afrique du Nord et l'Asie. Aujourd'hui, dans le moyen de gamme, 8 chaussures sur 10 vendues en France proviennent d'Asie... La réalité, c'est qu'on ne peut plus fabriquer en France des chaussures vendues à moins de 275 € la paire, c'est pourquoi tout le marché de masse est parti en Asie ». Pour Etienne Ménéguz, l'avenir de la CVC passe donc par une montée en gamme et en qualité de ses productions, une stratégie initiée depuis trois ans avec Vivarte que le nouveau repreneur allemand, spécialisé dans le retournement économique, souhaite amplifier. « Hanse Industriekapital n'est pas un fonds d'investissement », insiste le PDG de l'entreprise dont l'atelier a été entièrement rénové et le matériel remplacé en 2005. « Il s'agit bien d'une holding industrielle composée d'entrepreneurs associés désireux d'impulser une nouvelle orientation aux entreprises qui sont arrivées au bout de leur modèle économique. HIK a racheté la CVC avec la volonté de valoriser son savoir-faire et l'engagement qu'il n'y aurait pas de plan social pendant trois ans ». La montée en gamme et en qualité des productions, la sous-traitance pour des marques du monde du haut de gamme ainsi que du luxe et l'acquisition d'une licence ou d'une marque reconnue, constitueront les piliers de la stratégie que souhaite développer Hanse Indestriekapital. « Nous devrons également trouver de nouveaux clients et partenaires pour permettre un redéveloppement économique de qualité, durable. En septembre, nous avons recruté 11 salariés pour compenser les départs en retraite et en février, huit personnes supplémentaires suivront une formation pour être embauchées ».

Vivarte : "André n'est pas à vendre" indique la direction   —

04 janvier 2017 

 La direction de Vivarte a annoncé en décembre dernier de possibles nouvelles reventes d'enseignes. FashionNetwork évoquait alors les marques du groupe français susceptibles d'être concernées, dont André. Europe 1 est allé plus loin ce 4 janvier 2017, en indiquant que la revente du chausseur sera annoncée à la fin du mois. Faux selon la direction. "André n'est pas à vendre. Aucun mandat de vente n'a été donné. L'information est fausse", a indiqué à FashionNetwork la direction du groupe, qui se refuse à tout autre commentaire. Pour rappel, le nouveau PDG Patrick Puy, nommé en octobre dernier, avait rapidement fait part aux syndicats de son inquiétude quant à André, évoquant des coupes renforcées dans l'activité.Nos confrères indiquent qu'André perd 10 millions d'euros par an et ne pourrait pas être vendu en l'état, forçant le groupe à injecter de l'argent pour faciliter la vente. La direction générale et les ressources humaines du groupe ont dans la matinée démenti ces informations auprès des syndicats. Ces derniers s'interrogent sur l'origine de cette nouvelle.L'annonce d'Europe 1 et la réponse de Vivarte interviennent à la veille d'une mobilisation organisée par l'intersyndicale du groupe devant le ministère des Finances, en marge d'une rencontre des délégués avec Romain Raquillet, conseiller de Christophe Sirugue, secrétaire d'État chargé de l'Industrie. 

Par Matthieu Guinebault

Le groupe Vivarte dément vouloir céder "André"
"André n'est pas à vendre, aucun mandat n'a été donné", a déclaré une porte-parole de Vivarte, après de l'agence Reuters, suite aux informations données ce mercredi par Europe 1.

Selon la radio, après s'être attaqué à la Halle, le groupe d'habillement et de chaussures aurait envisagé de se séparer d''André' qui emploie 750 personnes.

Toujours selon 'Europe 1', la marque perdrait environ 10 millions d'euros par an. En outre, pour pouvoir céder la marque et la vendre plus facilement, Vivarte aurait été contraint d'injecter de l'argent...
Rude concurrence

Depuis 2014, le groupe Vivarte peine à faire face à la concurrence des grandes chaînes comme H&M, Kiabi ou Primark, ne parvenant pas à stopper la baisse des ventes. Son chiffre d'affaires a totalisé 2,2 Milliards d'euros à l'issue de son exercice 2015-2016 clos en août, contre 2,4 Milliards en 2014-2015.

Parallèlement, sa dette a presque doublé en deux ans, avoisinant 1,5 Milliard d'euros contre 800 millions à l'été 2014...
Un plan à cinq ans

La direction avait présenté en septembre dernier un plan de relance sur cinq ans, prévoyant notamment de céder une centaine de magasins La Halle aux Chaussures. Il était également question de céder les marques Kookaï, Chevignon et Pataugas...

Mais en octobre dernier, le président de Vivarte arrivé au printemps 2016, Stéphane Maquaire, qui avait soumis ce plan, a été démis de ses fonctions par les fonds actionnaires du distributeur...

—  D'où vient la cacophonie autour de la vente d'André? —

04 janvier 2017 

Contrairement aux informations de presse parues ce mercredi, Vivarte ne compte pas vendre André, a fait savoir la direction à la mi-journée. Mais alors d'où sort cette rumeur? Et est-elle si loufoque que cela?

"André n'est pas à vendre". C'est de cette manière lapidaire que la direction du groupe Vivarte a répondu ce mercredi aux informations d'Europe 1. Selon la station, le groupe de prêt-à-porter en grande difficulté avait décidé de se séparer de sa marque emblématique, celle dont il portait le nom jusqu'en 2001. Mais quelques heures plus tard, l'exécutif du groupe coupait court aux rumeurs. "Aucun mandat n'a été donné", ajoute son porte-parole, à la veille de la réception des syndicats du groupe à Bercy.

L'éventualité de la vente d'André avait de quoi surprendre. C'est autour de la marque de souliers que s'est construit le géant français de la chaussure et du vêtement. Une marque qui compte plus de 130 magasins et 750 salariés. La pépite d'un groupe qui cumule les pertes et les restructurations depuis la fin des années 2000, mais dont le portefeuille regorge d'autres grands noms de la mode de tous les jours, comme La Halle, Kookai, Caroll, Naf Naf, ou encore Minelli et San Marina pour la chaussure.

Pour autant, cette possibilité ne paraissait pas dénuée de tout fondement à Christophe Martin, délégué CGT de la marque de chaussures. Lui n'est au courant d'aucune décision concernant André. Le prochain comité de groupe n'aura lieu que fin janvier. "Mais nous savons que le business plan fourni par notre PDG à celui de Vivarte", le quatrième du genre pour la marque qui perd 10 millions par an depuis quatre ans "n'a pas été validé par la direction", indique le délégué syndical.
Autre indice qui pouvait laisser croire que le groupe abandonnerait sa marque emblématique: "Kookaï et Pataugas, qui sont en vente depuis des mois, n'ont fait l'objet d'aucune offre de repreneurs". Du coup, les fonds de pension Alcentra, Babson, GLB Partners et Oaktree, qui ont racheté le groupe en 2007 via une opération de LBO, s'impatientent. "Ils réclament le remboursement du milliard et demi de dette héritée de ce deal", souligne Christophe Martin.

Or André est sans doute l'actif du groupe le plus beau à marier. Donc ces fonds de pension "auraient très bien pu pousser Patrick Puy, le nouveau dirigeant de Vivarte, à s'en défaire", avance encore le représentant syndical, pour qui le mandat donné au dirigeant consiste à "dégager du cash". Un dirigeant dont les marges de manœuvre semblent bien maigres, étant donné qu'il succède lui-même à 3 autres PDG nommés puis débarqués en moins de deux ans par ces actionnaires.

Autre hypothèse quant à cette rumeur sur la vente d'André. Elle pourrait résulter d'une sorte de "technique de l'épouvantail", un grand classique pour les conseillers en communication de crise des entreprises. Concrètement, il s'agit de donner à la presse -officieusement bien sûr- une information susceptible de faire très peur aux pouvoirs publics et à l'opinion. Puis de finalement la démentir, pour annoncer ensuite un plan d'économie certes drastique, mais qui paraîtra alors bien moins mauvais que la solution démentie.

—  INFO EUROPE 1—

04 Janvier 2017

Le groupe Vivarte devrait annoncer à partir de la fin du mois de janvier sa volonté de se séparer de l'enseigne de chaussures déficitaire André, sa marque phare, qui emploie 750 personnes.

INFO EUROPE 1

Le groupe Vivarte sombre encore un peu plus. Les salariés s'inquiètent d'un grand plan social à venir avec des centaines de suppressions de postes à la clé. Les syndicats sont reçus à Bercy jeudi. Le groupe s'est déjà séparé de plusieurs marques comme Kookaï, Chevignon, Pataugas, et ce n'est pas fini. C'est désormais André, la marque phare de Vivarte qui devrait être vendue, une marque de chaussures connue de tous les Français.

Une marque emblématique. André c'est plus d'une centaine de magasins partout en France et 750 employés. Pour rappel, l'enseigne est tellement emblématique qu'avant de devenir Vivarte, le groupe s'appelait tout simplement André. La vente de la marque devrait être annoncée à compter de la fin du mois.

Des salariés en pleurs. Cette vente inquiète fortement les salariés. "C'est un saut dans l'inconnu", dit-on. Seule certitude, il y aura des suppressions de postes. Cette peur est d'autant plus crédible qu'à chaque cession de filiale chez Vivarte, il y a eu restructuration. "On est très inquiet de savoir comment on va être mangé, si on va disparaître comme notre concurrent, la société Bata. En tant que délégué du personnel et secrétaire du comité d'entreprise, je peux vous dire que j'ai eu beaucoup de gens en pleurs au téléphone. Ils se demandent ce qu'ils vont faire. À court terme, ils ne savent pas du tout", rapporte au micro d'Europe 1 Christophe Martin, délégué CGT chez André.

Une enseigne invendable. Il faut dire qu'André va très mal : l'enseigne perd 10 millions d'euros par an. Selon nos informations, l'enseigne est tellement déficitaire que Vivarte ne peut pas simplement vendre l'entreprise, le groupe devrait rajouter de l'argent pour pouvoir la céder et ainsi en faciliter la vente. "En l'état c'est quasi impossible de vendre André", souffle un bon connaisseur du dossier. Du côté de Bercy, on reste vigilant et l'on suit de très près cette affaire depuis plusieurs mois, confie-t-on.

— Vivarte : les syndicats reçus à Bercy le 5 JANVIER

Cinq organisations syndicales du groupe Vivarte seront reçues le 5 janvier prochain à 14h30 au Ministère de l'économie et des finances.

Les représentants de la CFE/CGC, CFTC, CGT, FO et Sud seront reçus par Romain Raquillet, conseiller au cabinet du Secrétaire d'Etat chargé de l'industrie, Christophe Sirugue, par ailleurs député de la 5ème circonscription de la Saône-et-Loire. Ce rendez-vous fait suite à une lettre adressée fin novembre à l'ex-Premier Ministre Manuel Valls.

"Les organisation syndicales vont présenter leurs analyses sur la situation du Groupe Vivarte, leurs revendications dans la période actuelle et les moyens d'action qu'ils comptent mobiliser pour défendre et promouvoir leurs points de vue", indique un communiqué commun.

Les investisseurs de Vivarte évinçaient fin octobre le PDG Stéphane Maquaire, qu'il avaient nommé quelques mois plus tôt pour rationaliser l'activité. Face à un dégraissage trop timoré, lui a été finalement préféré Patrick Puy, spécialiste de la restructuration accélérée, qui se donne maximum quinze mois pour couper dans la voilure. Une voilure qui est déjà passée de 22 000 à 17 000 salariés en cinq ans.

Le nouveau dirigeant du groupe a conservé le plan de restructuration de son prédécesseur, mais dans un calendrier plus réduit, et avec des coupes accentuées pour André, portées à 55 magasins, soit un tiers du réseau. Un autre dossier de taille est La Halle unifiée, réunissant les Halles aux chaussures et aux vêtements, placée sous la direction de Philippe Thirache, ex-dirigeant de Kiabi et Orchestra, comme le révélait FashionNetwork le 30 octobre.

—  JOYEUSES FÊTES —

23 Décembre 2016

Toute l'équipe de la CFTC des Salariés VIVARTE vous souhaite quand même de passer de très bonnes fêtes de fin d'année ainsi qu'à tous vos proches et vous envoie tous ses meilleurs vœux de bonheur et de réussite pour l'année 2017 malgré la situation catastrophique dans laquelle est notre Groupe.

Soyons tous forts et unis.

— CELA DEVAIT RESTER CONFIDENTIEL, LA PREUVE QUE NON !!! DONC ON A DECIDE DE PARTAGER AUSSI ...  —

15 Décembre 2016

Lors de la réunion extraordinaire du Comité d'Entreprise du dépôt CEC Issoudun, le Lundi 12 Décembre 2016, les élus CFTC présents, semblent avoir entendu de la part de leur direction, que la présentation qui leur a été faîte ce jour là, concernant l'optimisation des flux logistiques devait rester confidentielle pour l'instant. Hors, fort de constater, après que le CHSCT du dépôt CEC ait été aussi consulté, une réunion du Comité Central d' Entreprise avait lieu le Mercredi 14 Décembre 2016 au siège social.

Suite à cette réunion du CCE, un résumé a été fait dans la foulée par le représentant syndical SUD sur son site et comme nous sommes pas sectaires au sein de la CFTC des Salariés VIVARTE, nous avons décidé de partager son résumé qui nous semble très cohérent, et qui se rapporte à quelques mots près, de ce qui a pu être dit lors de la présentation de Monsieur Jérôme BERGEON Directeur Logistique aux élus CE et membres du CHSCT du dépôt CEC.

Restructuration du dépôt d'Issoudun 

La restructuration du dépôt d'Issoudun a été le sujet central de la réunion du Comité Central d'Entreprise de la CEC du 14/12. La présentation tournait principalement autour de l'optimisation des flux logistiques et plus précisément sur ce que l'on appelle les colis standards. Cette réorganisation a bien évidement comme but, une réduction des coûts et une augmentation de la productivité comme cela nous a été clairement présenté. Ce projet fait suite à l'échec de la vente et de l'agrandissement du dépôt qui avait été annoncé aux IRP il y a plusieurs années.

Le coût financier globale de ce projet est d'environ 1 120 000€, et le gain de cette restructuration est quant à lui approximativement de 950 000€ par an; c'est sans compter les économies dégagées par la suppression des 18 postes que nous a annoncée la direction. Cette affirmation va à l'encontre de ce qui est inscrit dans un des documents qui nous a été remis en fin de réunion dans lequel il est écrit:

S'agissant des conséquences sociales, le présent projet n'entrainerait aucune conséquence sur le niveau d'emploi des postes permanent au sein de l'entrepôt d'Issoudun.

Il ressort que la personne qui a rédigé la note d'information n'a pas échangé sur le sujet avec M. Bergeon Directeur logistique!

L'activité en recul sur le dépôt (de-20% environ sur 3ans) est due à la baisse de fréquentation et des ventes réalisées en magasins. Cette baisse d'activité risque de s'accroître quand le plan de cession et de fermeture vont être finalisés! La question va alors se poser du maintien des effectifs en CDI restant sur Issoudun...

Rappel : Pour son activité le dépôt fait appel tout l'année à des intérimaires (59 chiffre annoncé par la direction) que vont il devenir?

Les actions menées jusqu'à présent pour optimiser les coûts sont semble t'il jugées insuffisantes par nos dirigeants et actionnaires. Avec ce projet de restructuration l'économie annuelle va être supérieure à 1 750 000€, cela va t'il leur suffire? Nous l'espérons mais nous ne sommes pas des doux rêveurs!!!

Arnaud MOUJOL

Représentant Syndical au CCE

—  

Vivarte : les syndicats reçus à Bercy le 5 janvier

 14 Décembre 2016

Cinq organisations syndicales du groupe Vivarte seront reçues le 5 janvier prochain à 14h30 au Ministère de l'économie et des finances. 

Les représentants de la CFE/CGC, CFTC, CGT, FO et Sud seront reçus par Romain Raquillet, conseiller au cabinet du Secrétaire d'Etat chargé de l'industrie, Christophe Sirugue, par ailleurs député de la 5ème circonscription de la Saône-et-Loire. Ce rendez-vous fait suite à une lettre adressée fin novembre à l'ex-Premier Ministre Manuel Valls."Les organisation syndicales vont présenter leurs analyses sur la situation du Groupe Vivarte, leurs revendications dans la période actuelle et les moyens d'action qu'ils comptent mobiliser pour défendre et promouvoir leurs points de vue", indique un communiqué commun.

Les investisseurs de Vivarte évinçaient fin octobre le PDG Stéphane Maquaire, qu'il avaient nommé quelques mois plus tôt pour rationaliser l'activité. Face à un dégraissage trop timoré, lui a été finalement préféré Patrick Puy, spécialiste de la restructuration accélérée, qui se donne maximum quinze mois pour couper dans la voilure. Une voilure qui est déjà passée de 22 000 à 17 000 salariés en cinq ans.Le nouveau dirigeant du groupe a conservé le plan de restructuration de son prédécesseur, mais dans un calendrier plus réduit, et avec des coupes accentuées pour André, portées à 55 magasins, soit un tiers du réseau. Un autre dossier de taille est La Halle unifiée, réunissant les Halles aux chaussures et aux vêtements, placée sous la direction de Philippe Thirache, ex-dirigeant de Kiabi et Orchestra, comme le révélait FashionNetwork le 30 octobre.

Communiqué Intersyndicale ci-dessous

— LE DSC CFDT TOUJOURS TRAUMATISE ET ENCORE SOUS LE CHOC... —

06 Décembre 2016

On pourrait en faire le film de l'année et l'intituler les tontons flingueurs sont de sortis. Si la CFTC des Salariés Vivarte a choisi de sortir de l'ombre, c'est qu'elle a, elle aussi certaines choses à clarifier suite à l'échauffourré entre le Délégué Syndical Central CFDT et le représentant Syndical CFE/CGC, lors de la réunion du 01 Décembre 2016 " Périmètres Groupe ".

Nous sommes d'aucun côté, mais nous tenions quand même à réagir suite au courrier électronique que le DSC CFDT a adressé à la direction en date du 05 Décembre 2016. ( Courrier en PDF çi-dessous )

Pour nous, élus CFTC présents lors de cette réunion, nous n'avons rien vu d'agressif ou de vulgaire envers le représentant CFDT, à part que cet élu CFE/CGC qui a pris à parti ce DSC l'a traité de " Pauvre type " à plusieurs reprises. Mais à vrai dire, qui a commencé réellement à lancer les hostilités ? pour que l'on puisse en arriver là!

La bande son et le procès verbal de cette réunion le dira.

En ce qui nous concerne, il n'y a rien eu d'effronté ou d'agressif dans le comportement de cet élu CFE/CGC . Ce sont les aléas du syndicalisme quelques fois, il y a des hauts et des bas. Nous avons vu pire que ça lors de certaines réunions et ces jours là, il n'y a jamais eu mort d'hommes et on en a pas fait tout un foin.

Içi c'est du pipi de chat et beaucoup de remu ménage pour rien.

Pour éclaicir le fin fond de cette histoire, nous nous sommes penchés en prenant le petit Robert pour savoir excactement ce que veut dire la défintion de " pauvre type ". Voiçi ce qu'il dit :

pauvre type (n.m.) besogneux, incapable, jacques, médiocre, misérable, nanar, nanard, non-valeur, nul, pauvre bougre, pauvre diable, pauvre malheureux.

Donc nous en déduisons selon le petit Robert et c'est lui qui le dit, que les propos tenus par l'élu CFE/CGC à l'encontre du DSC CFDT n'a rien en ton acrimonieux, si ne serais ce que cet élu CFE/CGC, c'est vrai, a aussi dit, nous citons: " C'est comme les conneries que tu mets sur internet "

Nous avons donc repris notre petit Robert afin de savoir ce que voulait dire " connerie "

connerie , nom féminin

  • Sens 1 Familier Bêtise, imbécillité. Synonyme : idiotie
  • Sens 2 Familier Ineptie, parole ou acte absurde. Synonyme : absurdité                                                                                                                       

Nous avons aussi décidé de vous faire part de certains mails échangés entre les DSC de certaines organisations syndicales concernant cette mascarade. Car cela vaut le détour et on en peut qu'en rire.

En espérant que cette histoire en restera là et que nous arrivions tous à nous remettre sur le droit chemin, et continuer à nous battre pour tous les salariés du Groupe Vivarte, car malheureusement dans très peu de temps nous aurons beaucoup de pain sur la planche.



Expéditeur: Vincent <vincent.boursier1@orange.fr>> > Date: 5 décembre 2016 à 20:22:09 UTC+1> > Destinataire: jean-louis alfred <j.alfred@aliceadsl.fr>> > Cc: Jean-Jacques DOEBLIN <jj.doeblin@vivarte.fr>, Nicolas DUGELAY <n.dugelay@vivarte.fr>, Brigitte Rayer <RayerB@cfdt-services.fr>, Florent Gravat <fgravat@scptgb.fr>> > Objet: Rép :⁨ agression CFDT groupe Vivarte

Bonsoir à tous . Mon collègue habituellement très pacifiste et très gentil,c'est effectivement emporté lors de cette réunion car malheureusement il était très stressé. Il subissait une intervention chirurgicale le lendemain. Je sais que cela n'excuse pas tout! Comme le sait Jean Louis, nous nous entendons plutôt bien, nous ne sommes pas là pour faire une guère d'école mais au contraire pour poser les choses. D'ailleurs , CEDRIC demande une réunion avec Mr DOEBLIN ,Mr Dugelay et Jean Louis la semaine prochaine car il est en soins cette semaine suite à son opération. Il souhaite présenter ses excuses et expliqué son comportement qui forcément n'est pas dirigé vers Jean Louis . 

> Message du 06/12/16 11:26

> > De : "Karim CHEBOUB" <karim.cheboub@wanadoo.fr>
> > A : "jean-louisalfred" <j.alfred@aliceadsl.fr>
> > Copie à : "ChristopheMartin" <martin12.ch@wanadoo.fr>, "guervenouchristophe" <guervenou.christophe@orange.fr>, "SandrineALIAGA-BUTTIGIEG" <sandrine.celahallesiege@gmail.com>
> > Objet : re: Fwd: agression CFDT groupe Vivarte


Salut Jean Louis, > > > > Je suis étonné que tu me mettes en cause dans ton mail , et sans avoir la politesse ou l'élégance de me mettre en copie, dés 13H45 quand tu l'as envoyé à la Direction ! > > > > Sur le fond , j'ai effectivement soutenu les propos tenus par Cedric Fare et en rien je n'ai vu d'agression à l'encontre de la CFDT . > > > > Arrêtes de fabuler , de pleurnicher à la Direction ..bref , il ne faut pas avoir l'épiderme trop sensible et jouer les chochottes . > > > > Cette situation relèves du débat entre syndicats ,
même si Cedric le fait avec sa sensibilité et ses mots à lui . > > > > Je tiens tout de même à te rappeler que dans toutes les réunions, tu vocifères contre tout le monde, sans que personne ne te tienne rigueur . > > > > Je te rappelle également , que durant toute l'année 2015 et 2016 , tu n'as pas arrêté de manquer de respect , de dénigrer , de brocarder tous les autres syndicats , alors tu ne vas pas nous faire la leçon, de la vierge effarouché . > > > > Quant à ton recours à mon encontre , je l'attends avec impatience . > > > > Cette situation c'est juste un " effet boomerang " à ton encontre ! > > > > A bon entendeur , salut . > > > > > > Mes salutations syndicales . > > > > Karim CHEBOUB > >   


Message du 06/12/16 12:07
> De : "jean-louis alfred" <j.alfred@aliceadsl.fr>
> A : "Karim CHEBOUB" <karim.cheboub@wanadoo.fr>
> Copie à :
> Objet : Re: tr: re: Fwd: agression CFDT groupe Vivart
e
>
> KARIM
> Étant encore sous le choc de cette agression j'aurais aimé de ta par plus de retenue. Je n'accepte plus la violence et le manque de respect dont tu fais preuve à mon égard ,tu le soulignes toi même sa n'est pas la CFDT mais ma personne qui est visé. Le débat pour moi peut être animé dans les convictions que nous défendons ,mais doit avant tous être respectueux et ne pas porter atteinte à notre intégrité tant physique que psychique. Le mail que tu viens de m'envoyer me traitant de chochotte et j'en passe....,.. Prouve si ont le devait ta volonté de me nuire. Je vais par le biais d'une plainte avec procédure faire en sorte de me protéger.
> Tu comprendras que je ne puisse te saluer
>
> Jean-Louis Alfred


Expéditeur: "jean-louis alfred" <j.alfred@aliceadsl.fr>Date: 6 décembre 2016 à 12:38:05 UTC+1Destinataire: "'Jean-Jacques DOEBLIN'" <jj.doeblin@vivarte.fr>
Cc: "'Nicolas DUGELAY'" <n.dugelay@vivarte.fr>, "Florent Gravat" <fgravat@scptgb.fr>, "'Brigitte Rayer'" <RayerB@cfdt-services.fr>, "'vincent boursier'" <vincent.boursier1@orange.fr>, <vincent.pichon@bbox.fr>, "'Sabine Azema'" <sabine_azema@yahoo.fr>, "'nath'" <nathy31_31@hotmail.fr>, "'Anthony Clarissou'" <clarissou.anthony@yahoo.fr>

Objet: TR: tr: re: Fwd: agression CFDT groupe Vivarte

Monsieur , Je vous joins le retour de Monsieur CHEBOUB sur l'agression que j'ai subis lors de la réunion du 1 décembre . Je lui ai fais une réponse qui vous est jointe. Si dans un premier temps j'étais prêt à rencontrer Mr FARE , vous comprendrez qu'a réception du mail de MR CHEBOUB le traumatisme que j'ai subit lors de cette réunion en soit amplifié. d'autant que Mr CHEBOUB dans le mail qu'il m'envoie ; n'en prends aucune mesure ! il persiste et signe . je ne peux dans ces conditions m'exposer quand je lis " Cette situation c'est juste un " effet boomerang " à ton encontre !" je vous demandes, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire en sorte que la CFDT VIVARTE puisses continuer à remplir le rôle que les salariés lui ont confiés "28% de représentativité groupe" sans que ses représentants ne soit menacés et mis en danger . j'attends de la direction du groupe VIVARTE une réaction forte et exemplaire pour faire cesser ces pratiques d'intimidations qui non pas leurs places dans notre démocratie en 2016 . dans l' attente de votre retour. bien cordialement. 

 Jean-louis ALFRED Délégué Syndical Central Compagnie Européenne de la Chaussure Coordinateur Groupe VIVARTE pour la CFDT mail : j.alfred@aliceadsl.fr port : 06/75/79/50/84

----E-mail d'origine-----
De : Cheboub Karim <karim.cheboub@wanadoo.fr>
A: Arnaud Moujol <arnaud.moujol@yahoo.fr>; geraldgautier <geraldgautier@orange.fr>; Michel Peyraga <peyraga@aol.com>
Envoyé le : Ma, 6 Déc 2016 13:03
Sujet : Fwd: TR: tr: re: Fwd: agression CFDT groupe VivartePour info : mail envoyé par J.L Alfred à la Direction pour demander des sanctions exemplaires ! J'ai très peur !