Vivarte, Patrick Puy réussira-t-il là où tous les autres ont échoué ?

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10 Novembre 2016

 

En quatre ans à peine, Vivarte vient d'user son troisième PDG. Le quatrième, Patrick Puy, autrefois au chevet de Moulinex puis d'Arc International, parviendra-t-il à sortir l'ancien fleuron de la mode en France de l'ornière ? Un pari loin d'être gagné... 

«Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. » La Fontaine, assurément, aurait mal vécu d'être sous le contrôle de fonds d'investissement... Les actionnaires de Vivarte, au premier rang desquels figurent les fonds Oaktree, Babson, Alcentra et Golden Tree, en sont en effet à leur quatrième PDG en quatre ans. Dernier épisode en date : le remplacement, après sept mois seulement, de Stéphane Maquaire, transfuge de Monoprix au printemps, par Patrick Puy, 60 ans, qui vient de passer deux ans au chevet d'Arc International. 

Ou comment, finalement, logique financière du retour rapide sur investissement et logique commerciale de redressement sur le long terme se heurtent souvent de plein fouet. Non, d'ailleurs, qu'il y ait forcément dans l'histoire un gentil chevalier blanc du commerce en butte aux vilains financiers... C'est évidemment plus complexe que cela, et la longue litanie des PDG successifs de Vivarte cache bien des errements managériaux. 

L'heure n'est pas - n'est plus - à la distribution des bons et des mauvais points. La situation est bien trop grave chez Vivarte pour s'amuser à ce petit jeu-là : 900 millions d'euros de chiffre d'affaires laissés sur le bord du chemin en quatre ans, pour passer de 3,2 à 2,3 milliards d'euros, environ, à l'occasion de l'exercice 2015-2016, achevé fin août. Plus de 40 % des magasins La Halle fermés (232 sur 608), de même que 35 André sur 247 (soit 14 % du parc), et 21 Défi Mode sur 106, cette dernière étant maintenant mise en vente, de même que Kookaï, Chevignon et Pataugas, après la cession, déjà effective, d'Accessoire Diffusion.

  Les mains dans le cambouis

Ambiance vente à la découpe, donc. Laquelle n'est d'ailleurs peut-être pas finie, car, il y a un mois seulement, Stéphane Maquaire, présentant alors son plan stratégique à cinq ans, annonçait une centaine de suppressions de magasins supplémentaire pour La Halle, de même que, néanmoins, une enveloppe de 500 millions d'euros sur cinq ans pour accompagner le redressement du groupe.

Évidemment, tout cela est maintenant remis en cause, Patrick Puy, le nouveau PDG, apportant sans doute avec lui quelques idées nouvelles. Le parcours de l'homme, passé par Moulinex-Brandt au début des années 2000 - les plus délicates pour le groupe, assurément - puis, plus récemment par Arc International, met en lumière ses capacités à mettre les mains dans le cambouis, au sein d'entreprises en difficulté. En langage « communiqué de presse », vu par Vivarte, on évoque plutôt « son expérience significative en matière de redressement rapide d'entreprise », mais cela revient au même...

Patrick Puy, comme Richard Simonin en son temps, PDG de Vivarte pendant dix-sept mois entre 2014 et 2016, est donc clairement nommé pour gérer une crise. À cet égard, à défaut d'interview en bonne et due forme - c'est normal, il convient qu'il prenne d'abord le pouls de sa nouvelle entreprise - de rapides recherches sur internet nous font très vite arriver à de jolies pépites. Ainsi, une vidéo publiée sur YouTube dans laquelle ce spécialiste des restructurations détaille les clés du succès quand on exerce un tel métier : « Vous avez quelques jours pour réussir [...]. Vous survivez ou vous mourez. Survivre, ça veut dire qu'on se sera coupé un bras, une jambe mais qu'au bout de votre mission, l'entreprise pourra continuer. Donc vous êtes un médecin urgentiste. Et les qualités pour réussir ça, c'est d'accepter de faire des choses pas normales, pas morales, pas justes. Il faut être absolument focalisé là-dessus [...], monter sur le tonneau et dire aux gens la vérité : l'entreprise va mourir, tout le monde va mourir, mais on peut la sauver à condition de faire ça, ça et ça. »

—  Importance —

                                                                            10 Novembre 2016

Pour information notre Délégué syndical central CFTC , Michel Peyraga vient de s'entrenir plus d'une heure au téléphone avec le cabinet SECAFI.

En voici le contenu, en grandes lignes :

Je viens de passer plus d 'une heure au téléphone  avec le cabinet SECAFI " ils ont comme client un grand groupe dans l' alimentaire et lorsque les dirigeants du groupe ont appri que SECAFI travaillait pour vivarte, ils ont répondu que vivarte n'était plus d'actualités".
Pour résumer le démantèlement du groupe est dans les dossiers de Puy et des actionnaires . La cftc des salariés vivarte attend désormais ce fameux comité de groupe, mardi pour espérer des réponses concrètes de la part de Mr puy.

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San Marina soigne son image

09 Novembre 2016

 

Après une trentaine d'années passées sans communiquer, San Marina souhaite désormais "être présent dans l'esprit des gens", selon Valérie Chebassier, directrice marketing et communication de marque. Elle ajoute : "C'est un peu comme une Belle au bois dormant qu'il faut réveiller".

Pour y parvenir, le chausseur a lancé en 2015 un nouveau concept de boutique beaucoup plus chaleureux, mettant fin à l'empilement des boîtes de chaussures au sol. Tous les magasins ne sont pas encore dotés de ce nouvel aménagement, mais il est en cours de déploiement. La directrice marketing et communication explique : "ce n'est pas bon de faire cohabiter deux concepts en même temps pour l'image mais cela prend du temps". San Marina devrait ouvrir de nouveaux points de vente l'année prochaine dans l'Hexagone et s'intéresse aussi à l'international. Malgré une situation tendue au sein du groupe Vivarte, auquel la marque appartient, le chausseur semble poursuivre son développement. Valérie Chebassier précise que "rien n'a changé au niveau de nos investissements et la marque se porte bien".

L'enseigne de chaussures a multiplié les initiatives de communication ces derniers mois avec un test sur internet à destination des femmes pour trouver sa paire de bottes idéale, des opérations avec des blogueuses, des paires de ballerines offertes pendant la Fashion Week, ou la recherche de testeurs de chaussures. San Marina souhaite revenir sur le devant de la scène sans pour autant monter en gamme, précise Valérie Chebassier, et prendre sa place de spécialiste de la chaussure en cuir sur le marché féminin, mais pas seulement. Sur le même principe que pour la femme, plusieurs campagnes ont été mises en place pour l'homme et l'enfant : chaussettes Burlington offertes pour l'achat d'une paire de chaussures masculine, chasse aux trésors sur ses réseaux sociaux et création d'une paire de basket unique et personnalisée pour les enfants. La marque souhaite ainsi se faire connaitre sur ces secteurs et agrandir la ligne pour les petits, qui est aujourd'hui restreinte.
Par Lucile Deprez 

—  Appel à la mobilisation —

                                                                         09 Novembre 2016

Informations importantes

Appel à la mobilisation
Manifestation mardi 15 novembre à partir de 8h devant les portes de Vivarte
28 avenue de Flandre 75019 Paris
Appel des syndicats
CGT.CFTC.CGC.FO.SUD
Nous appelons à une grande manifestation le 15 novembre au matin à partir de 8 heures jusqu'à 10 heures jour du comité de groupe Vivarte avec le nouveau PDG Patrick PUY.  

Nous appelons l'ensemble des salariés à se joindre à nous lors de ce rassemblement.

Prenez contact avec les organisations syndicales pour connaitre les modalités de ce rassemblement.

Soyez nombreux  

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- Hélène BOURBOULOUX et le Mandat AD HOC toujours d'actualités -

07 Novembre 2016 —

 

La procédure du mandat AD HOC est couverte par la confidentialité. 

Toutefois le 4 Novembre 2016, les Organisations Syndicales du groupe Vivarte, entre autre, la CFTC des Salariés Vivarte ont été reçues par Maitre hélène Bourbouloux mandataire judiciaire nommé par le tribunal de commerce de Paris dans le cadre d'un mandat AD HOC relatif à la restructuration de la dette du groupe vivarte.( Voir Article sur le site 25 Juillet 2016 )

Vos représentants CFTC ont évoqué avec la mandatrice judiciaire l'inquiétude des salariés et des Organisations Syndicales sur les menaces de la perénité de l'emploi dans toutes les filiales du groupe.

Mme Hélène Bourbouloux a laissé entendre aux représentants du personnel  présents, que l'éviction de Mr Maquaire ex PDG n'avait aucune conséquence sur la mission que le tribunal de commerce de Paris lui avait confié, malgré ce que l'on a pu voir sur certains réseaux sociaux ( Facebook / Twitter )  que le mandat AD HOC n'était plus d'actualité depuis le départ de Stéphane Maquaire, ce qui est faux à ce jour ! 

La CFTC des Salariés Vivarte confirme les propos de Mme Hélène Bourbouloux, puisque lors de l'entretien que vos représentants CFTC ont pu avoir avec Patrick PUY, mercredi dernier, celui- ci avait déjà tenu ces mêmes propos : " Qu'en aucun cas le départ de Stéphane Maquaire remettrait en cause ce mandat AD HOC " .

Ce qui ne veut pas dire, qu'il risque de ne pas y avoir de casse par la suite, car Patrick Puy on le sait , n'est pas un enfant de choeur, loin de là.

Nous resterons à ce jour, sur les propos de Mr PUY, lors de cet entretien avec la CFTC, qu'en aucun cas il n' y aurait de PSE au sein du groupe, aucuns licenciements secs, par contre selon ces propos " Il y aura surement des licenciements pré-retraites voir volontaires ( GPEC )

Nous demandons donc à voir, si Mr PUY tiendra ses engagements!!!

Ce nettoyeur de fond de cale n'est pas le maitre à bord du bateau et ni le commandant, c'est pour cela que les Organisations Syndicales présentes, lors de cet  entretien ont sollicité Maitre Hélène Bourbouloux par son intermédiaire a rencontrer les fonds, c'est a dire oaktree babson  etc. En espérant que pour une fois ils accepteront... 

    A suivre..


—  Comité de Groupe Extraordinaire—

                                                                          04 Novembre 2016

Un comité de Groupe extraordinaire aura lieu au siège  social le 15 Novembre à 10 h 30.

Nous reviendrons vers vous afin de vous en faire le résumé.
La CFTC des Salariés Vivarte.

Mais avant tout, qui est réellement ce Patrick Puy?

Petit résumé de vos représentants CFTC, après avoir mené notre enquête.

PATRICK PUY : 

UN AMI QUI NOUS VEUT DU BIEN ?

Le 27 Octobre 2016, le conseil d'administration de Novartex ( Groupe Vivarte ), a décidé de nommer Patrick Puy (61 ans), dit « le nettoyeur », au poste de Directeur général du Groupe, en remplacement de Stéphane Maquaire. Il sera en charge de la poursuite de la transformation du groupe et surement de sa mort. Effectivement, c'est Patrick Puy qu'on appelle en renforts. Sa nomination ne laisse rien présager de bon pour le groupe Vivarte. Rappels rapides du parcours de ce monsieur qui se plaît à rappeler qu'il est né le jour de la bataille de la Bérézina. 

 

PAS DE TEMPS RÉCRÉATIF CHEZ LE GÉANT DU JOUET SMOBY.

En 2007, il prépare la fusion du fabricant de jouets avec l'américain MGA. Résultat = 800 salariés licenciés.

CHEZ VOGICA, IL PRÉPARE UN AVENIR AUX PETITS OIGNONS.

En 2009, il est nommé Directeur de Manuest. Résultat = destruction de 900 emplois sur 1 200. En 2010, Vogica déposera le bilan. La Voix du Nord rappelle d'ailleurs les propos des anciens salariés : « Patrick Puy était un killer. Il était venu pour dégraisser à mort. Il a fait son plan et il est parti. C'est un dur à cuire qui laisse une image détestable ».

    

A ARC INTERNATIONAL, IL N'AURA PAS LA FINESSE DU CRISTAL.

Ce sera plutôt un éléphant dans un magasin de porcelaine : il organise les premiers licenciements de l'histoire de la marque, créée en 1825.

CHEZ MOULINEX, IL LAISSE UN DOSSIER BIEN LOURD.

Plus de 4000 licenciements pour finir par un dépôt de bilan.

UN HOMME FIDÈLE À SES ANCIENS EMPLOYEURS.

Il aura l'audace de demander, aux Prud'hommes, 176 000 euros d'indemnités de licenciement car il dit avoir été salarié, avant et après son mandat de PDG pendant 3 semaines et 3 jours, justifiant ainsi sa requête.

     

UNE PHILOSOPHIE TRÈS HUMANISTE.

Il explique que dans son métier, « il ne faut pas penser au développement de l'entreprise car après, ce n'est pas lui qui va la gérer. Mais laissons-le préciser sa pensée : il affirme que « les pouvoirs politiques les aident parfois sur des sorties de crise en matière de négociations sociales ». Pas de surprise quand on connaît les relations étroites de son patron et associé Raymond Soubie (proche de Nicolas Sarkozy) avec le/les différents gouvernements.

QUELQUES CITATIONS :

« Mon métier c'est de vendre », dit-il et il le prouve avec Moulinex-Brandt. « Si on veut libérer l'emploi, autorisons tous les patrons à licencier 3 % des effectifs sans autre forme de procès. » « Ce n'est pas en protégeant les employés qu'on protège l'emploi », sur BFM Business. Il se vente lui-même d'être « un presse purée » et parle même de « Bad Boy » quand il se présente à son arrivée chez Adrexo.

        

ATTENTION VIDÉO CHOC ! PUBLIC NON-AVERTI S'ABSTENIR.

Vidéo de 1 minute 47 à regarder absolument. Intervention de Patrick Puy (DG de Spir Communication) à propos des managers de transition.

DES CASSEROLES CHEZ MOULINEX

Un « Bad Boy », un voyou ? C'est en tout cas ce que les syndicats de l'époque soupçonnaient lorsqu'il a été mis en examen pour banqueroute, présentation de faux bilan, abus de confiance, ainsi que pour avoir puisé dans les comptes près de 83 millions d'euros en faveur de Moulinex et au préjudice de sa société-fille Brandt. L'affaire se soldera par un non-lieu : « il faut accepter de faire des choses pas morales, pas normales, pas justes », dit-il lors d'un entretien alors qu'il présente son métier. C'est un choc pour les ex salarié(e)s de Moulinex : Patrick Puy, se chargea du plan social ayant entraîné plus de 4000 licenciements de 2001 à 2003, demande aux Prud'hommes de Nanterre " 176.000 € d'indemnités " pour "licenciement économique" 

Moulinex, l'ancien fleuron français du petit électroménager, avait déposé le bilan le 7 septembre 2001 après une décennie de crises depuis la mort, en 1991, de son fondateur Jean Mantelet. En octobre 2001, son concurrent Seb l'avait partiellement repris, mais 3.700 personnes s'étaient retrouvées sans emploi sur les 5.600 salariés en France. Ensuite le "nettoyeur" recruté pour l'occasion, s'est chargé du reste...

L'avocat de M. Puy, Me Nicolas Sauvage, avait déclaré au micro de France Info "comprendre [l'émotion] des gens de Moulinex qui ont perdu leur emploi" tout en justifiant la démarche de son client, qui a été "salarié [de l'entreprise] pendant 3 semaines et 3 jours". "Que je gagne 3.000 € ou 300.000 € par mois, je dois être protégé de la même manière par le Code du Travail", avait-t-il fait valoir. 

Le conseil de prud'hommes de Nanterre avait débouté à l'époque Patrick Puy , le dernier PDG de Moulinex, , de sa demande de 176.000 euros d'indemnités pour licenciement économique. Patrick Puy soutenait avoir été salarié comme cadre, pour 53.357 euros brut par mois, du 1er au 22 décembre 2000, date à laquelle il avait été nommé président du conseil d'administration de Moulinex, entraînant la suspension du supposé contrat de travail. Mais le tribunal a jugé à l'absence de réalité de ce contrat de travail.


BILAN DE 2 ANS POUR THIERRY VALLENET  

Quatre plans de sauvegarde de l'emploi en seulement deux ans, doux euphémisme pour parler de vagues de licenciements. En 2015, il a démantelé et vendu IPS. Soit un total de 1 000 salariés licenciés chez Spir. Etrange définition du mot « transformation ».  Les syndicats de SPIR l'avaient présenté comme le Liquidator dans l'Alerte à Spir en mars 2014. Peut-être avaient-ils  été trop optimistes au vu du résultat ! Mais il est vrai qu'avec un salaire de 45 000 € par mois, versés par Spir pourtant en difficultés, il devrait quand même être difficile de retrouver le même niveau de rémunération  

ALIXIO, UNE AGENCE D'INTÉRIM AU SERVICE DE LA CASSE SOCIALE

Alixio, représente le « Manpower » des managers de transition. Oui, vous avez bien entendu ! Que ce soit Thierry Vallenet ou Patrick Puy, ces chers DG ne sont même pas salariés, mais des prestataires de service, extérieurs à leur groupe. Espérons pour eux qu'ils ont une prime de précarité (sic). Depuis 2013, Raymond Soubie ( grand copain à Puy ), se trouve à la tête de cette entreprise. Il se présente comme un expert en gestion des ressources humaines et des politiques sociales.

Entre 2007 et 2010, il est conseiller « social » du Président Sarkozy. Ancien membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), il est écouté d'une oreille attentive auprès des milieux politiques de droite comme de gauche, pour soi-disant moderniser le modèle social français. Force est de constater qu'il bénéficie d'un certain talent pour détruire et non pour créer des emplois. Les agissements de ce personnage dans le passé en disent long sur les méthodes de management cautionnées par les gouvernements successifs.

UN AVENIR OBSCURCI, MAIS...

Va-t-on assister à un démantèlement brutal ou à la mort du groupe Vivarte, avec la grande majorité des salariés qui resteront sur le carreau ? C'est une question légitime que chaque salarié peut se poser au vu de la situation.

DE VRAIS SOLUTIONS ALTERNATIVES

La CFTC des Salariés Vivarte est consciente qu'il n'y a pas de solution unique, mais des solutions globales. L'heure n'est donc pas à chercher à s'apitoyer sur notre sort. L'heure est à trouver des réponses positives pour tous les salariés.

OUVRIR UN DIALOGUE AVEC LES ACTIONNAIRES

Les actionnaires ont un rôle déterminant. Ce sont eux, et eux seuls, qui prennent toutes les décisions lors des assemblées générales. Il est essentiel d'ouvrir un dialogue constructif avec eux et si ce n'était pas le cas face à la menace de nouveaux plans de licenciements et à la violence sociale qui s'annonce, si malheureusement cela s'avérait vrai, la CFTC des Salariés Vivarte est prête pour aller au combat.


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Patrick Puy appelé en pompier chez Vivarte

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                                                                              03 Novembre 2016

 

Spécialiste des urgences industrielles, Patrick Puy prend à son tour les rênes du distributeur aux 14 marques. Il devient le quatrième patron en deux ans d'un groupe contrôlé par des fonds de dettes

Depuis deux ans, Vivarte (La Halle, Kookaï, Caroll, Chevignon...) fait valser ses dirigeants. Fin octobre 2014, Marc Le Landais qui pilote une stratégie de montée en gamme, est remercié et remplacé par Richard Simonin. Ce dernier lance un plan de restructuration doublé d'une relance commerciale dont il n'a pas le temps de voir les fruits. En février 2016, le conseil d'administration le remplace par Stéphane Maquaire, mais le quadragénaire ne passera pas l'automne. Jeudi, le même conseil a décidé, à la majorité, de le démettre de ses fonctions, entraînant dans la foulée la démission du président du conseil d'administration Pierre-Antoine Gailly. C'est aujourd'hui au tour de Patrick Puy de prendre les manettes d'un groupe déboussolé. Et placé sous mandat ad hoc depuis cet été. Ce « patron de l'urgence » - Patrick Puy a œuvré chez Moulinex, TDF, Arc International, et Spir Communication - survivra-t-il à l'hiver ? Oui si sa méthode convient aux actionnaires. « Je ne suis pas sûr que ceux qui ont recruté Stéphane Maquaire aient été très clairs sur le plan de route qu'ils voulaient le voir suivre : sortir du cash pour rembourser la dette de Vivarte ou développer l'entreprise », commente un ancien dirigeant. On a la réponse aujourd'hui. La stratégie du quadragénaire ne permettait pas d'honorer rapidement la dette, ce qui l'a conduit à placer le groupe sous la protection du tribunal pour la renégocier en juillet dernier. Cela n'a manifestement pas plu à ses actionnaires en dépit du quitus du Ciri (Comité interministériel de restructuration industrielle) au plan de Stéphane Maquaire.

Nouveau projet. Le patron congédié voulait poursuivre la « rationalisation-relance » entamée par son prédécesseur. En deux ans, les effectifs de Vivarte sont passés de 20 000 à quelque 17 000 sous l'effet d'un rétrécissement du réseau de périphérie La Halle (240 sites sur 600 ont été fermés). Stéphane Maquaire visait la cession d'une centaine de magasins La Halle aux Chaussures sur près de 700, et son rapprochement avec La Halle. Le plan à cinq ans prévoyait aussi la cession de marques mineures et une valorisation des enseignes de centre-ville (Caroll, Minelli, André), via une nouvelle offre stylistique notamment.

Exit ce projet. Après l'échec il y a deux ans de la stratégie de « premiumisation » (montée en gamme), les salariés attendent de savoir à quelle sauce ils vont maintenant être accommodés. Patrick Puy a pour mission « d'accélérer la transformation du groupe afin de redonner une dynamique forte aux enseignes », annonçait un communiqué publié vendredi. 

Situation schizophrénique. Sur le fonds, Vivarte n'en finit pas de payer son rachat en 2007 via une opération de LBO. En 2014, le distributeur aux 14 marques a restructuré sa dette de 2,8 milliards d'euros héritée de ce deal à fort effet de levier. Cela a permis d'annuler 2 milliards de créances, en contrepartie de l'entrée de 110 prêteurs au capital du groupe. Parmi eux, onze ont apporté à cette occasion 500 millions d'euros de nouveaux financements en dette « super senior » (à un taux d'intérêt supérieur à 10 % tout de même) qui devaient permettre de relancer le distributeur. Tout en imposant une clause prévoyant que les deux tiers du produit des éventuelles cessions soient affectés en priorité au désendettement et non pas au développement... 

Les quatre plus gros contributeurs à ce nouveau prêt ont obtenu 6 des 9 postes au conseil d'administration faisant de Vivarte « une usine à conflits d'intérêts, commente une source proche du dossier. Les mêmes sont actionnaires, prêteurs et administrateurs, c'est-à-dire représentants de l'intérêt de l'entreprise. C'est complètement schizophrénique lorsqu'il faut redresser un groupe trop endetté ».

Vivarte n'a pas de problème immédiat de trésorerie. D'une durée de trois mois, le mandat ad hoc qui vise à renégocier sa dette de quelque 1,3 milliard expire fin novembre, et il peut être prolongé ou abandonné. D'ici là, on en saura plus sur le plan de Patrick Puy choisi « au regard de son expérience significative en matière de redressement rapide d'entreprise. »

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Pourquoi Vivarte ne fait pas la une de vos journaux...

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                                                                           03 Novembre 2016

Peu de média en parlent, l'agence france presse n'a pas fait une dépêche sur le sujet depuis que le précédent PDG a été débarqué vendredi dernier. Il y a avait pourtant hier une rencontre entre le nouveau PDG, Patrick Puy, un spécialiste des entreprises en crise et les syndicats. A part le Monde, le Nouvel Observateur, et Fashion Network je n'ai pas trouvé un seul article dans la presse sur ce sujet hier. 

 

Le leader de l'habillement en France (4500 magasins, 22 000 salariés) est en grave difficulté. PDG débarqué, plan social en cours, endettement colossal, fonds vautour à la tête de l'entreprise. Pourtant, malgré la campagne présidentielle, aucun politique ne s'en saisi. Trop compliqué pour eux? 

 

Vivarte, c'est quand même 17 000 salariés en France. Quatre plans sociaux depuis le début du quinquennat, un plan social en cours de 1600 personnes. 4500 magasins en France dans chaque centre ville de chaque petite ville (Kookai, la Halle aux Chaussures, San Marina etc...) mais, le sujet n'est pas à la une des médias, et il n'est pas non plus à l'agenda des politiques. Est-ce parce qu'il n'est pas à l'agenda des médias qu'il n'est pas à celui des politiques ou le contraire... intéressante question. 

Comme il est à mon agenda, mais que j'ai peu d'écho j'en profite pour vous inciter à diffuser ce billet (et tous les autres d'ailleurs : largement , je les ai tous contactés via twitter, de Marine Lepen à Nathalie Arthaud en passant par Juppé, Fillon Sarkozy, Poutoux, Hamon, Montebourg etc etc... 

J'ai relancé Arnaud Montebourg alors que son compte relayait ses convictions sur l'Etat stratège, la défense des entreprises françaises etc...

Mais rien, chou blanc. Pour certains, je les ai contactés via leur équipe de campagne. Un seul m'a répondu, Serge Grouard, Député-Maire UMP d'Orléans et soutien de François Fillon, qu'ils ne pouvaient pas me répondre tout de suite. Vivarte connait pas, ou autre chose à faire pour la classe politique française. Le contraste avec ALSTOM est saisissant.

Du capitalisme entrepreneurial au financier

J'ai expliqué hier (17 000 salariés dans les mains de vautours de la finance) comment ce groupe avait quitté le giron de l'entreprise familiale, paternaliste même, qui s'appelait André du nom des chaussures pour se retrouver au début des années 2000 entre les mains d'investisseurs financiers.Que des acteurs purement financiers prennent le contrôle d'entreprise, pourquoi pas, après tout les entreprises ont besoin d'argent. On appelle ça le PRIVATE EQUITY, et c'est très courant, toutes les banques ont des fonds de private equity et il y a de très nombreux acteurs sur ce terrain. Ca peut bien se passer. Mais parfois, non.

J'ai pu parler avec un ancien haut cadre de Vivarte, et selon lui, les erreurs de stratégie ont commencé justement avec l'arrivée des financiers.

  1. Ils ont racheté des entreprises textile au début des années 2000, ce qui n'avait rien à voir avec le coeur de métier de l'entreprise qui était la chaussure
  2. Ils n'ont pas vu venir le virage internet et n'ont pas investi dans le e-commerce. Dommage...

Mais cela se comprend, dans leur logique financière, leur but n'était pas d'investir mais de vendre l'entreprise au bon moment. C'est ça la différence entre le capitalisme financier et entrepreneurial. L'objectif n'est pas le même.

En 2007, ils ont vendu l'entreprise à un fond financier britannique, avec une une énorme plus value, à la clef.

Le problème c'est que cette vente s'est faite via un LBO. Ce qu'il faut retenir c'est que depuis l'entreprise se débat avec une dette collosalle jusqu'à tomber entre les mains de fonds que l'on dit vautours en 2014. 

Bienvenu dans un monde où...

Comme me l'a confié une source proche du dossier :

On a là un très bel exemple de mauvaise finance. De capitalisme financier à opposer au capitalisme entrepreneurial. Encore une fois, relisez le discours du Bourget, de François Hollande, celui de Toulon, de Nicolas Sarkozy en 2008, en pleine crise financière.

L'entreprise est un véhicule pour faire du cash, les salariés de la piétaille, et le management jetable

Pourquoi ce silence aujourd'hui? Parce qu'il n'y aurait rien à faire?

Et bien non. D'ailleurs Bercy m'a dit surveiller le dossier Vivarte et même vouloir développer des fonds de dette comme ceux qui ont pris le pouvoir de Vivarte mais Français et para-publiques, via la BPI.

Plus loin, on pourrait réguler ce marché de la dette décotée, sur lequel interviennent ces fonds vautours et qui pour le moment échappe à la surveillance de l'AMF.

On pourrait supprimer la déductibilité des intérêts d'emprunts des LBO, François Hollande l'avait évoqué après son discours du Bourget, mais rien n'a vraiment changé après pour les LBO. Il faut dire que le sujet est moins facile à comprendre que taxer les hauts salaire à 75%.

La finance, un sujet trop compliqué?

Et c'est là peut être que l'on peut trouver une explication dans le silence qui entoure Vivarte.

Les politiques comprennent-ils bien ce qui arrive à l'entreprise? La finance de haute volée comme celle qui est à l'oeuvre avec ces fonds vautours est-elle à leur portée... ?

A moins qu'ils estiment qu'elle n'est pas à la nôtre, de portée et qu'il n'est donc pas la peine de s'en soucier.

Autre hypothèse évoquée par le tweet précédent, les salariés de Vivarte sont en majorité des femmes, précaires à temps partiel et leur mécontentement n'effraie pas autant que celui des hommes d'Alstom.

Tout cela à la fois sans doute. Pour nous prouver le contraire, tous les candidats peuvent toujours répondre à mes interpellations.

Vivarte sera-t-il l'un des dossiers chaud de la présidentielle?

Résumé de l'entretien avec Patrick PUY

                                                                        02 Novembre 2016

La délégation CFTC des salariés de VIVARTE composée de Michel Peyraga, Annie Benard, Hélène Heinrich et de Philippe Visse a bien été reçu en ce jour, par le nouveau PDG  Patrick Puy.

" Discours pas crédible et parfois pas cohérent du tout, cela vous donne déjà le ton de notre résumé "
Aucun licenciements prévus à l'horizon, donc pas de PSE. Il se voit même faire des embauches car pour lui, Il ne conçoit pas par exemple : "d' avoir qu'un DHR pour s'occuper de 2 enseignes à la fois comme une RRH sur 2 dépôts." donc il pense recruter sur certains établissements.

Pour les salariés concernés par des fermetures à la Halle Aux Chaussures, les magasins qui ne seront pas cédés, un plan de départ volontaire est prévu et sera négocié avec les partenaires sociaux.
Il s'est engagé à continuer à très peu de changement sur le plan stratégique que Stéphane Maquaire, son prédécesseur voulait faire.

Alors Mr PUY, à moins que l'on soit borné comme des mules, si la stratégie de votre prédécesseur était bonne, la question que l'on vous a posé :

Pourquoi les actionnaires ont-ils évincé, vite fait bien fait, Stéphane Maquaire?

Votre réponse: " Stéphane Maquaire un peu trop ambitieux au gôut des actionnaires, n' a pas respecté certaines règles et cela ils n'ont pas du tout accepté . Il paye donc CASH ses erreurs de jeune PDG ", 

( Le seul reproche fait à ce fougueux PDG est de n'avoir pas informé les fonds du recrutement de Cyrille du Pelloux au poste de Pdg de La Halle unifiée, de les avoir mis sous mandat ad hoc 'sans les prévenir', et d'avoir alerté Bercy ) ça sent le Sapin tout cela!

De plus, selon encore vos propos, vous nous dîtes, que vous aviez été contacté en amont par ces actionnaires pour venir l'épauler, avant qu'il se fache limoger. Pas de chance pour vous, vous ne travaillerez pas avec lui. Par contre nous avons pris acte que vous étiez bien en négociation avec Hélène BOURBOULOUX, et que le mandat a d' hoc était toujours d'actualité.

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Il a confirmé le rapprochement des deux Halles, vêtements et chaussures et l'accélération du processus. Grosses inquiétudes aussi pour l'enseigne André, qui perdrait trop d'argent, et sur lequel il faut « aller plus vite ». Ont été également évoquées les réductions de coûts souhaitées pour le siège. Ainsi que le cas de Vivarte Services, filiale en charge des formations, paies et gestions de filiale, qui devrait connaître des coupes.

Avant toute chose son but principal est de convaincre les actionnaires d'effacer la dette de 800 millions et de la convertir en actions pour les fonds qui gèrent le groupe   .
Pour les dépôts Logistiques, il ne sait pas encore penché complètement sur la question car cela lui pose gros problème pour l'instant.
Par contre, il s'est engagé à venir dans le Berry avant la fin de l'année. Nous verrons si il tiendra ses promesses. Nous pensons que la logistique sera dans son viseur " ligne de mire ", dans peu de temps .

Un comité de groupe extraordinaire est prévu prochainement. Nous en serons peut -être un peu plus ou bien alors Mr Puy campera sur sa même longueur d'onde . 

Nous somme sortis de cet entretien et sincèrement pour tout vous dire, nous sommes mais alors, pas convaincu du tout, du discours de notre PDG !!! " On se croirait au PUY du FOU dans un monde de bisounours ". Et ce nouveau PDG est loin d'être un enfant de coeur.

 

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Vivarte : le « tableau de chasse » du nouveau patron inquiète les salariés

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                                                                         02 Novembre 2016

 Patrick Puy devait rencontrer les syndicats du leader français de l'habillement mercredi 2 novembre.

 

Moins d'une semaine après sa nomination surprise à la tête de Vivarte (La Halle, André, Minelli, Kookaï...), Patrick Puy devait rencontrer, mercredi 2 novembre, les organisations syndicales du leader français de l'habillement, qui emploie 17 000 salariés en France.

Ces rencontres, appelées à se succéder toute la journée, s'annoncent sous haute tension. « J'attire juste votre attention sur le fait que la CFDT sait qui vous êtes et ceux que vous représentez », a prévenu Jean-Louis Alfred, le coordinateur CFDT de Vivarte dans un courriel adressé au manageur : « Sans âme, sans moralité, juste un flingue chargé pour faire le boulot. »

Le profil de M. Puy, qui se définit comme un « médecin urgentiste » des entreprises en difficulté, alarme les syndicats. La CFTC Vivarte déroule même sur son site le « tableau de chasse » de M. Puy, des 4 000 suppressions de postes chez Moulinex, en 2000, aux 400 enregistrées chez Arc International, en 2014. L'organisation y ajoute le lien d'une vidéo, tournée en 2011, où M. Puy explique que le manageur de crise doit être « une espèce de mule (...) acceptant de faire des choses pas normales, pas morales, pas justes, (...) sans penser au développement de l'entreprise »

Quatrième dirigeant en deux ans

Patrick Puy succède à Stéphane Maquaire, débarqué fin octobre moins de six mois après sa prise de fonctions

Au-delà du pedigree du nouveau dirigeant, les partenaires sociaux dénoncent la valse des manageurs organisée par les fonds américains, qui ont pris le contrôle de Vivarte à la suite de la restructuration financière de 2014. Quatrième dirigeant en deux ans, M. Puy succède à Stéphane Maquaire, ancien patron de Monoprix, débarqué, jeudi 27 octobre, par le conseil d'administration qui l'avait adoubé en février 2016. Cette éviction a entraîné, dans la foulée, la démission du président de Vivarte, Pierre-Antoine Gailly, ex-président de la chambre de commerce et d'industrie de Paris-Ile-de-France.

« M. Maquaire a été viré, car les fonds actionnaires ne lui ont pas pardonné d'avoir obtenu, en juillet, la nomination d'un mandataire ad hoc. C'est une vengeance », tranche un bon connaisseur du dossier. M. Maquaire voulait préparer une renégociation de la dette du groupe. Avec un excédent brut d'exploitation de 55 millions d'euros seulement sur son exercice 2015-2016 clôturé en août - au lieu des 140 millions prévus dans le plan de 2014 -, Vivarte croule sous plus de 1,3 milliard d'euros d'endettement. Oaktree, Alcentra, Babson et GLG, qui avaient accepté, en 2014, de tirer un trait sur 2 milliards d'euros de créances, en échange de leur montée au capital, veulent éviter un nouvel effacement de dette. Mais, surtout, ces fonds actionnaires - qui occupent six des neuf sièges au conseil d'administration - craignent d'être écrasés au capital en cas de nouvelle restructuration, au profit, cette fois, des fonds qui ont injecté 500 millions d'euros de nouvelle dette dans Vivarte en 2014.

Pilotage erratique

Entre le « old money », emmené par Oaktree, et le « new money » des Anchorage ou Hayfin, l'ambiance s'est tendue. Les premiers laissent d'ailleurs entendre que M. Maquaire caressait l'idée de monter une reprise de Vivarte avec le soutien des seconds.

Une certitude, du fait des modalités associées aux divers instruments financiers qu'ils détiennent, tous ces fonds de dette n'ont pas les mêmes objectifs. « Schématiquement, les fonds actionnaires ont intérêt à vendre des actifs pour se rémunérer au plus vite, tandis que le "new money" a davantage intérêt à viser le redressement de l'entreprise », poursuit ce bon connaisseur de Vivarte.

D'où un pilotage erratique qui commence à embarrasser l'exécutif, à six mois de l'élection présidentielle, même si le sort des vendeuses du commerce suscite rarement autant d'émoi que celui des ouvriers d'Alstom ou de ArcelorMittal. « Nous suivons avec attention la situation du groupe et nous dialoguons régulièrement avec les dirigeants », indique une source proche du gouvernement.

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Changement de tête chez Vivarte et Neuhauser : découvrez ces mercenaires du business 

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                                                                             01 Novembre 2016

Les redresseurs d'entreprises Patrick Puy? Arnaud Marion débarquent respectivement chez Vivarte (La Halle, Chevignon, Kookaï) et chez Neuhauser, la branche de boulangerie industrielle du groupe Soufflet. Quand les entreprises jouent leur survie, ce sont ces professionnels de l'ombre que l'on appelle au secours. Leurs remèdes? Souvent pénibles à avaler.

Vivarte puis Groupe Soufflet, deux missions de plus pour les rois du redressement d'entreprises ! Après avoir remis Arc International puis Spir Communications sur les rails, Patrick Puy a été nommé hier à la tête de Vivarte pour remplacer Stéphane Maquaire. Quant au groupe Soufflet, il a appelé Arnaud Marion pour s'occuper de Neuhauser, sa branche de boulangerie industrielle, à la place de Laurent Weinberg. Ces deux redresseurs d'entreprises sont des pros du «restructuring». Cette coterie de professionnels, dont le métier est assez récent en France, regroupe quelques centaines d'intervenants aux profils des plus disparate : managers de crise prompts à endosser des mandats sociaux (P-DG, DG), voire à entrer au capital des sociétés où ils débarquent, spécialistes du management de transition, as de la finance, administrateurs judiciaires... 

70% des 2.000 entreprises engagées dans une procédure amiable ont été sauvées en 2015 par des professionnels de la restructuration. (Source : Étude Deloitte Altares «L'entreprise en difficulté en France», édition 2016.

Leur mission : sauver les entreprises

Avec la faillite aux États-Unis de Lehman Brothers en 2008 et son onde de choc sur l'économie mondiale, la tribu de ces têtes brûlées s'est retrouvée en première ligne. En France, ils n'ont pas chômé. FagorBrandt, Vogica, Belvédère, Arc International, Doux, Vivarte... autant de grands malades qu'ils ont été amenés à traiter. Ces pros appelés au secours par des actionnaires paniqués, des dirigeants familiaux pris à la gorge, des banquiers ou des juges, ont du grain à moudre.

«Nous sommes des médecins urgentistes, pas des chirurgiens, commente l'avocat Jean-Dominique Daudier de Cassini, actuel président de l'ARE, leur association. Notre job consiste à préparer le retournement grâce à un diagnostic et à maintenir les fonctions vitales de l'entreprise avant son entrée en salle d'opération.» Du coup, les missions sont courtes, environ un an. Mais intensives. «Les quatre premiers mois chez Doux, c'était 15 à 20 heures de travail par jour, 7 jours sur 7», soutient Arnaud Marion. 

En contrepartie, la fiche de paie est bonne : selon les estimations, la rémunération de ces officiers de forces spéciales est 20% plus élevée que celle des dirigeants qu'ils remplacent. Et ça secoue. «Deux dossiers sur trois incluent un plan de sauvegarde de l'emploi, indique Michel Rességuier, manager de crise et patron du cabinet Prospheres, embringué il y a peu dans le sauvetage périlleux du groupe Altia et de sa filiale Caddie. Mais, une fois sur trois, il n'y a pas de licenciements secs.»

Craints par les salariés, les dirigeants et les créanciers

Lorsque ces mercenaires arrivent sur le champ de bataille, leur réputation les y a souvent précédés. «Je sais que, dans les locaux syndicaux, on affiche ma photo pour y lancer des fléchettes», s'amuse Patrick Puy. En janvier dernier, avant sa venue dans le groupe de publicité Spir, un tract de la CGT du livre (Filpac) donnait le ton : «Alerte ! Nomination "d'une espèce de mule urgentiste" à la direction du groupe !» 

Dans les locaux syndicaux, on affiche ma photo pour y lancer des fléchettes. 

Les salariés ne sont pas les seuls à se méfier de ce genre d'oiseaux. «Les créanciers, très financiers de court terme, nous craignent aussi», précise Jean-Louis Grevet, dirigeant du fonds de retournement Perceva et récent repreneur du fabricant de matelas Cauval. Les plans de sauvetage comprennent en effet souvent le rééchelonnement d'une dette...

Désignés par les juges, les administrateurs judiciaires sont moins exposés à la vindicte. Mais eux aussi démarrent dans des contextes souvent tendus. «Un soir, je devais me rendre dans une fonderie près d'Argentan, raconte Frédéric Abitbol. De la route, on entendait les tam-tams, des gars avaient allumé des braseros et planté des croix de bois avec le nom des cadres. Le lendemain, ils en ont séquestré quelques-uns dans un bureau, au son des cornes de brume...»

Séquestration, faillite, procès... les risques du métier 

En fait, c'est le top management qui a le plus à craindre de ces redresseurs parachutés avec les pleins pouvoirs. En bons urgentistes, ces derniers doivent très vite analyser la situation et former en interne un commando soudé qui aura pour tâche de gérer la suite des événements. Les fortes têtes y ont rarement leur place, ceux qui traînent les pieds non plus. «Ce n'est pas forcément moral, mais d'emblée, je vire trois personnes de l'équipe de direction, même bonnes, pour que les autres se tiennent à carreau», raconte Patrick Puy. «Il faut montrer qui tient le pistolet à barillet», renchérit Thierry Grimaux, associé du cabinet Valtus. Fini les rentes de situation, les planques. «Si je vois que le contrôleur de gestion est meilleur que le directeur financier, je le fais monter. Au bout d'un moment, le DAF s'en va», assène Arnaud Marion.

D'emblée, je vire trois dirigeants, même bons, pour que les autres se tiennent à carreau. 

Des hommes de terrain

Deuxième étape de la mission, l'audit approfondi des comptes. Lui aussi réalisé sans états d'âme. «L'objectif numéro un est de comprendre où en est l'entreprise en matière de liquidités, les boîtes meurent de l'absence de cash», souligne Renaud Montupet, une pointure d'AlixPartners. L'avalanche d'informations alarmantes sert aussi à sortir le P-DG du déni dans lequel il s'est souvent enfermé. Il les accepte d'autant plus que les équipes de retournement sont «capées» : chez AlixPartners, leurs membres affichent de treize à quinze ans d'expérience de terrain .Haut et bas de bilan, comptes de résultats n'ont aucun secret pour eux.

Chez Dirigeants & Investisseurs, l'un des plus anciens cabinets de restructuring français, c'est aussi une marque de fabrique. «Pour entrer chez nous, il faut avoir été P-DG ou DG, et s'être déjà posé la question de savoir comment on allait payer les salaires ou discuter avec les banquiers» explique Michel Maire, l'un des associés. Parallèlement à ce travail d'introspection, nos «men in black» commencent à échafauder des solutions. «Il faut rapidement avoir un plan clair dans la tête, sinon c'est mort», estime Helen Lee Bouygues, l'une des stars du bureau parisien de McKinsey, en pointe sur le dossier La Halle aux vêtements.


Vendre le plan aux salariés

Reste à le «vendre» au corps social. «C'est là que l'on doit monter sur le tonneau et bien expliquer les choses, insiste Michel Maire. Ça peut être sportif !» Pour éviter les escarmouches, un impératif : la transparence, la communication du plan à tous les étages. «Parfois, les dirigeants nous prennent pour des dingues, parce que nous fournissons toutes les données aux salariés, mais c'est un passage obligé», explique Cédric Colaert, associé fondateur de Eight Advisory.

Histoire de fédérer tout le monde et de couper court aux discussions sans fin, les pros du restructuring recommandent même aux dirigeants d'encourager les syndicats à faire appel à leurs propres experts, type cabinet Secafi ou Syndex. Leurs conclusions ne sont pas forcément très éloignées des leurs. Car au final, il s'agit de sauver l'entreprise et ce qui peut l'être des effectifs. En 2015, 131.480 emplois sur 251.070 ont ainsi échappé au couperet dans le cadre d'une procédure judiciaire. 

CETTE ADMINISTRATRICE JUDICIAIRE SAIT METTRE DE LA RONDEUR DANS DES NÉGOCIATIONS DE BRUTES 

A côté de la manière forte de certains patrons secouristes, il y a la méthode douce d'Hélène Bourbouloux. Cette femme dirige FHB, l'un des plus gros cabinets d'administrateurs judiciaires en France. Et son palmarès en impose : Vivarte, FagorBrandt, Technicolor ou tout récemment SoLocal, où elle a été désignée mandataire ad hoc. «L'administrateur judiciaire doit cher- cher une solution négociée, avec plus de rondeur, pour trouver un point d'équilibre entre les différents intérêts», explique Frédéric Abitbol, autre ténor de ce métier.

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Patrick Puy, nouveau patron de La Halle: "Je vire d'emblée trois dirigeants, même s'ils sont bons"

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                                                                             31 Octobre 2016

Patrick Puy vient d'être appelé à la tête du groupe textile Vivarte (La Halle, Kookaï, Chevignon...) pour remplacer au pied levé Stéphane Maquaire, brutalement remercié. L'homme n'est pas un enfant de chœur. Fin septembre, cet expert des redressements difficiles (Arc International, Spir Communication...), nous avait expliqué sa méthode

Capital : Quelles sont les premières actions à engager lorsque l'on est appelé à la tête d'une entreprise en mauvaise posture ? 

Patrick Puy : Il faut vite mettre en place une équipe resserrée et cohérente. C'est une mission de commando de moins d'un an, avec en perspective des moments difficiles à traverser. On sait que l'on va être attaqué par les syndicats, la presse... Ce n'est pas forcément moral, mais pour obtenir cette cohésion, vous virez d'emblée les trois membres du comité de direction les plus réfractaires, même s'ils sont bons, pour ne pas donner aux autres un exemple de réaction. 

Vous virez d'emblée les trois membres du comité de direction les plus réfractaires, même s'ils sont bons, 

Capital c'est violent? 

Patrick Puy : L'accent doit être mis sur la cohésion et la vitesse, c'est la seule chose qui compte. Après s'être entouré de conseils (directeur commercial, directeur financier etc), on peut commencer à établir le diagnostic. L'urgence, c'est que l'entreprise cesse de brûler du cash. Un point quotidien est organisé à ce sujet et il n'est pas question de tolérer de dérive. En allant voir les banques, vous obtenez souvent un moratoire de trois mois, mais guère plus.

Capital : Par quoi est suivi ce diagnostic ?

Patrick Puy : Par l'élaboration d'un plan de sortie de crise. Au bout d'un mois, il faut choisir quels actifs céder pour financer la poursuite de l'activité. En principe ce sont les plus beaux et du coup, on se met à dos une partie des équipes, mais aussi les actionnaires. Souvent, il y a aussi des fermetures de sites... Il est nécessaire de communiquer presque tous les jours avec les actionnaires et les salariés et d'assumer les décisions, mêmes dures, dans le respect de chacun. Par exemple si un cadre doit quitter l'entreprise, on ne peut pas lui dire : «Je m'excuse, mais on m'a demandé de vous faire partir.» L'intéressé va évidemment demander pourquoi et discuter. Il faut plutôt dire : «J'ai décidé de vous licencier.» On doit montrer que l'on est le chef. 

Il faut plutôt dire : «J'ai décidé de vous licencier.» On doit montrer que l'on est le chef 

Capital : Vous ne vous sentez pas seul dans ce genre de mission ?

Patrick Puy : Pour mettre en œuvre son plan, il faut compter ses alliés et oublier les états d'âme. D'abord, il y a une question à se poser : «quelle est la société que je vais dessiner ?» Une fois que l'on a la réponse, on ne se détourne plus de l'objectif final. Vous savez, les occasions de restructurer son rares, il faut en profiter quand c'est possible sinon, c'est souvent pire après.

Capital : Vos relations avec les élus du personnel doivent être assez tendues...

Patrick Puy : Les partenaires sociaux sont les seuls avec qui je n'ai pas de problèmes. Bien sûr au départ, ils lancent des fléchettes sur ma photo, m'insultent en public. Mais ensuite, ils voient qu'en face d'eux, il y a quelqu'un qui a du poil aux pattes ! Les élus préfèrent discuter avec des gens d'expérience. Paradoxalement, c'est plus compliqué avec l'Etat, les actionnaires et les banques.

Propos recueillis par Jean Botella. Illustration de Yann Legendre. 


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Vivarte : ce que Oaktree reproche à Stéphane Maquaire

                                                                           31 Octobre 2016

 

EXCLUSIF. La gestion de la dette de Vivarte est au cœur du conflit entre l'actionnaire et le patron opérationnel.

C'est aujourd'hui que Patrick Puy a pris ses nouvelles fonctions à la tête de Vivarte (La Halle, Caroll, Chevignon...) en remplacement de Stéphane Maquaire, débarqué jeudi 27 octobre par le Conseil d'administration. C'est le sixième patron opérationnel depuis 2012 ! Dès mercredi, ce spécialiste du « retournement d'entreprise » rencontrera les organisations syndicales qui craignent déjà un démantèlement de ce groupe de plus de 17.000 salariés en France qui traîne une dette de 1,5 milliard d'euros ! Patrick Puy qui a déjà œuvré chez Moulinex et le verrier Arc International avait déjà été remarqué par le chasseur de tête Egon Zehnder, en février dernier, alors que les actionnaires avait préféré Maquaire (ex Monoprix). Avant même de recevoir les syndicats, Patrick Puy devait gérer l'urgence et notamment rassurer les partenaires bancaires. Car c'est ce soir, à minuit, que tombe l'échéance de renégociation des crédits documentaires. La semaine dernière, le CM CIC avait ainsi refusé une nouvelle ligne de crédit pour 9 millions d'euros. « A l'exception du CIC, la quasi totalité des partenaires bancaires avaient donné leur accord avant le départ de Maquaire mais son éviction brutale pourrait refroidir quelques grandes banques françaises », souffle-t-on de source proche du dossier. Car toute la place s'interroge encore sur cette décision : que s'est-il passé pour que seulement cinq mois après son arrivée Stéphane Maquaire soit ainsi débarqué du jour au lendemain ? "Il y a des vraies raisons qui expliquent ce divorce brutal", plaide une source proche des actionnaires. Le fonds Oaktree piloté en France par Donald Bryden a au moins trois reproches à faire à Stéphane Maquaire.

Les actionnaires prévenus au dernier moment du placement sous mandat ad hoc

La dégradation des comptes n'a sans doute pas aidé : l'Ebitda de l'entreprise a chuté de 75 millions d'euros à l'arrivée de Maquaire à 55 millions fin août. Mais cette perte de 20 millions s'explique notamment par une nette dégradation du marché du textile. D'après l'Institut français de la mode, le segment chaussure et vêtement bas de gamme a vu ses recettes baisser de 20% sur la période. Mais le divorce entre Maquaire et les actionnaires a véritablement eu lieu l'été dernier. Les actionnaires n'ont jamais digéré le placement sous mandat ad hoc du groupe en juillet dernier. « Nous avons été mis devant le fait accompli et prévenu seulement la veille du lancement de la procédure », réagit l'un d'eux. Le conseil ne s'est effectivement pas prononcé sur le mandat ad hoc mais les statuts du PDG de Vivarte réécrit en 2014 à l'occasion de la première renégociation de la dette donnaient tout pouvoir au gérant de Vivarte pour renégocier la dette de l'entreprise. Il n'empêche : « il y a eu une vraie rupture entre Maquaire et les principaux actionnaires à la suite de cet épisode », confie un proche de l'ancien PDG. 

Un retour sur investissement jugé trop lointain

Vient ensuite le plan de reconquête présenté par Maquaire aux actionnaires fin août. Tout le monde tombe d'accord sur l'idée de fusionner les deux Halles : la Halle aux vêtements et la Halle aux chaussures. Une fusion qui doit s'accompagner d'un plan de cession ou de fermeture de 100 magasins avec à la clé un plan social portant sur près d'un millier de salariés. Mais les actionnaires refusent de voter ce plan qu'il considère trop lent dans son retour sur investissement à 3 à 5 ans. Le conseil a donc voté le budget 2017 (indispensable pour avoir la confiance à court terme des banques) mais n'a jamais approuvé le plan. 

Bercy et Matignon en alerte

Outre les partenaires bancaires (essentiellement la Société Générale, Crédit Agricole et Natexis), Patrick Puy va devoir remotiver des salariés particulièrement inquiets sur leur avenir. Il sera aussi « surveillé » de près par le gouvernement alerté dès vendredi du risque social de ce dossier. En pleine campagne présidentielle, Bercy fera tout pour éviter une banqueroute du numéro un de la vente de textile en France. 

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Ce que cache la révocation du patron de Vivarte

  

                                                                                                                                                                                                                                                                   29 Octobre 2016

Brutalement remplacé, le PDG de Vivarte n'a pourtant pas démérité, selon le président du conseil d'administration. Une drôle d'histoire qui marque les limites de la gestion des entreprises en difficulté quand elles sont aux mains des représentants des créanciers.

Comme on dit dans le monde des affaires, ce sont des « divergences stratégiques » qui expliquent la décision du conseil d'administration de Vivarte de se séparer, le 27 octobre, du patron du groupe de distribution, Stéphane Maquaire. Un schéma assez classique : le conseil n'est pas d'accord sur le rythme et la profondeur des réformes mises en œuvre par le manager. Et il se tourne vers Patrick Puy, un professionnel des « situations extrêmes », qui n'a pas de scrupules à faire le ménage, comme il en témoigne dans le dernier numéro de Capital : « Ce n'est pas forcément moral, mais d'emblée, je vire trois personnes de l'équipe de direction, même bonnes, pour que les autres se tiennent à carreau », raconte ainsi celui qui a redressé Moulinex et Arc International d'une main de fer.

Pour violente qu'elle soit, l'histoire parait assez simple, dans un paysage de la distribution textile dévasté par l'effet conjugué des attentats, et de la concurrence des enseignes étrangères (Primark, H&M...). Pourtant la manière dont cette révolution de palais s'est produite n'a rien d'habituelle. Et trois éléments méritent d'être notés.

L'impatience des fonds anglo-saxons

D'abord, à peine la révocation de Stéphane Maquaire actée, le président du conseil d'administration, Pierre-Antoine Gailly, qui n'est pas un perdreau de l'année - il a été président de la Chambre de commerce de Paris -, a démissionné, et quitté la salle pour marquer sa réprobation. Il n'a d'ailleurs pas été le seul à voter contre le départ du président. « Le plan s'exécutait plus vite que prévu, et le rapprochement de la Halle aux vêtements et de la Halle aux chaussures était parfaitement mis en œuvre », tient à préciser le chairman démissionnaire. Deuxième sujet que soulève la révocation de Stéphane Maquaire : le style de gouvernance des fonds de dette, qui sont désormais les actionnaires majoritaires de Vivarte : solidement installés depuis deux ans et demi au capital du groupe et au conseil d'administration (avec six voix sur neuf), ils en sont à leur quatrième manager : successivement Marc Lelandais (ex-Lancel), Richard Simonin (ex-Etam), Stéphan Maquaire (ex-Monoprix) et désormais Patrick Puy sont appelés en sauvetage. On sait que le monde anglo-saxon, d'où viennent ces fonds de dettes, à commencer par le plus important d'entre eux, Oaktree, sont particulièrement impatients, mais un plan de redressement réclame d'abord une forme de constance, pour qui veut obtenir la confiance des autres parties prenantes, et au premier rang d'entre eux, les salariés.

Des problèmes de conflit d'intérêts

Enfin la double casquette d'Oaktree et des autres posent forcément des problèmes de conflit d'intérêts qui empoisonnent la résolution de ces dossiers difficiles. A la fois représentants des créanciers, et administrateurs (où leur rôle devrait théoriquement être guidé par le seul intérêt de l'entreprise), leur situation devient rapidement ingérable. Ce fut le cas par exemple quand Stéphane Maquaire a décidé, en juillet dernier, de mettre l'entreprise sous la surveillance d'un mandataire ad hoc afin de pouvoir renégocier sa dette (1,5 milliard d'euros)... avec les créanciers ! Cette décision, pourtant prise sans que le conseil d'administration n'ait marqué son opposition, a sans doute signé l'arrêt de mort du manager.

Restait à trouver son successeur, et toute la séquence suivante ne fut qu'hypocrisie. Faut-il rappeler qu'il y a encore dix jours, le conseil, avec ses six représentants des fonds de dette, envoyait un message de confiance en appui « à la gestion constructive du PDG ». Celui-là même qui était révoqué hier !

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Ce fonds américain qui empêche La Halle, Naf Naf et Kookaï de se redresser

                                                                               28 Octobre 2016

« En février, lors de sa première audition pour le poste de P-DG, Stéphane Maquaire ne connaissait même pas le montant de la dette ! » C'est ce que nous confie un ancien membre du comité de direction de Vivarte, le géant textile propriétaire des marques La Halle, André, Minelli ou Pataugas... Depuis l'annonce du limogeage de l'ancien président de Monoprix, après seulement six mois aux commandes, les langues se délient. «J'avais parié qu'il sauterait, c'était un casting absurde », prétend un autre cadre. Le hic, c'est que ce n'est pas la première erreur de recrutement des actionnaires de Vivarte. L'hiver dernier, ils avaient écarté Richard Simonin, surnommé « Rambo » par les salariés. Et ce seulement deux ans après l'avoir nommé en remplacement de Marc Lelandais, accusé d'avoir trop fait monter en gamme La Halle. Le responsable de ce chamboule-tout ? Donald Bryden, « Senior adviser » d'Oaktree, le principal des quatre fonds actionnaires. Depuis quatre ans, c'est ce diplômé d'HEC qui s'emballe pour un dirigeant avant de le congédier peu de temps après, sans guère de considération pour les développements stratégiques en cours 

Selon nos informations, il a tenté de se séparer de Richard Simonin dès aout 2015, soit six mois avant son départ effectif. Six mois pendant lesquels ce dernier a du coup plus travaillé à négocier sa sortie qu'à redresser le groupe. Aujourd'hui encore, Stéphane Maquaire doit laisser son fauteuil alors que le groupe est en pleine renégociation de la dette (1,5 milliard d'euros). Contacté, Donald Bryden n'avait pas à cette heure retourné nos appels. Certes le dernier bilan financier n'est pas bon. Le chiffre d'affaires de l'exercice annuel clos fin août a encore dégringolé de 2,4 à 2 milliards d'euros. Avec un Ebitda en chute, selon nos sources, à 42 millions d'euros. Il approchait les 500 millions en 2011 ! Mais peut-on vraiment mettre ces mauvais chiffres sur le dos de Stéphane Maquaire, présent depuis seulement six mois ? En interne, de nombreux cadres estiment que Donald Bryden est le premier responsable : il a refusé les deux plans de redressement présentés successivement en juillet par sa nouvelle recrue car ils comportaient trop d'investissements et pas assez de cessions d'actifs. Si Oaktree se montre si peu avisé dans sa gestion du cas Vivarte, c'est sans doute parce que comme les autres fonds, il est à la fois actionnaire et créancier de la société. Son obsession est donc de perdre le moins d'argent possible à court terme. Le choix du nouveau dirigeant, Patrick Puy, recruté, selon le communiqué, pour « opérer un redressement rapide des activités » laisse présager un démantèlement complet du groupe à brève échéance. Cerise sur le gâteau, une clause secrète de l'accord de restructuration négocié en 2014 par Marc Lelandais et toujours en cours, stipule que lorsque des actifs sont cédés - certaines enseignes pourraient l'être prochainement -, deux tiers du montant empoché doit revenir directement dans les poches des actionnaires. Autant d'argent frais dont le groupe aurait pourtant besoin pour réinvestir. Et au passage, pour tenter de sauver l'emploi des 17 000 salariés encore en poste chez Vivarte.

Sophie Lécluse 

—  En difficulté, Vivarte perd à nouveau son dirigeant. La Valse des patrons continue, un autre arrive pour échelonner son tableau de chasse —

                                                                    27 Octobre 2016

« Les divergences entre Stéphane Maquaire et les fonds actionnaires étaient palpables depuis la décision du dirigeant de placer Vivarte sous mandat ad hoc », relatent plusieurs sources - SIPA
Selon nos informations, son successeur a déjà été désigné : il s'agit de Patrick Puy. Attendue dans les tout prochains jours, l'arrivée de celui-ci ne doit rien au hasard. Patrick PUY, le fameux "fossoyeur de Moulinex", lorsque l'on connait le parcours de celui qui se qualifie de « médecin urgentiste » d'entreprises au bord du gouffre et ses méthodes de management, on ne peut que s'inquiéter de sa nomination.  

Pour Patrick PUY, « il faut accepter de faire des choses pas normales, pas morales, pas justes » pour rester focalisé sur sa mission.

Le ton est donné !

L'heure n'est plus aux demi-mesures chez Vivarte. Stéphane Maquaire, le patron depuis février du distributeur multi-enseigne en difficulté (André, Minelli, La Halle, San Marina, Chevignon, etc.), a été démis, jeudi, de ses fonctions par une majorité du conseil d'administration. Le troisième dirigeant de Vivarte nommé en l'espace de quatre ans devait conduire une indispensable relance de ce groupe de 17.000 salariés, plombé par une dette de 1,5 milliard d'euros et placé sous mandat ad hoc fin juillet. Il venait à ce titre de présenter, fin septembre, un plan à 5 ans. Patrick Puy est un redresseur au style musclé d'entreprises au bord de la faillite : l'ex-PDG de Moulinex est passé par TDF, puis Arc International remis sur les rails grâce à des fonds russes et Spir Communication, la filiale du groupe Ouest-France dont il vient de finaliser le plan de redressement. « Le message est clair. Les fonds actionnaires Oaktree, Babson, GLG et Alcentra qui se sont trouvés aux commandes de Vivarte après les 2 milliards d'effacement de dette, veulent accélérer la restructuration du groupe », dit une source proche du dossier.

 

• 2000 : MOULINEX, 4 000 licenciements avant la faillite du groupe qui a dû déposer le bilan avec mise en examen des principaux dirigeants, dont Patrick Puy.

• 2005 : TREOFAN, 160 licenciements avec fermeture de l'usine d'emballage.

• 2006 : GATE GOURMET, fusion avec un concurrent puis fermeture en 2007 de cette entité : 1 200 licenciements.

• 2006 : NEW FABRIS, dirigé brièvement pour le compte d'un repreneur qui s'est finalement retiré.

• 2007 : SMOBY,  échec du rachat de l'entreprise sous redressement judiciaire par l'américain MGA. 396 licenciements en 2008...

• 2009 : VOGICA, licenciement de la moitié des effectifs pour une revente à un concurrent. Dépôt de bilan en 2010...

• 2010 : TDF, plan de 350 départs volontaires.

• 2014 : ARC INTERNATIONAL, 400 licenciements.

La CFTC des Salariés Vivarte vous conseille de visionner la vidéo ci-dessous (2mn34'') pour vous faire une idée du personnage... 

Une vision que ne partageait pas Stéphane Maquaire, homme de développement et ancien de Monoprix, qui dans son départ entraîne également celui de Pierre-Antoine Gailly, le président du conseil d'administration de Vivarte qui a démissionné de son mandat. En décidant de quitter ses fonctions, ce dernier a d'ailleurs déclaré « marquer ainsi son désaccord » avec la décision de démettre Stéphane Maquaire de son mandat. Signe de fortes tensions internes, le départ du dirigeant n'aurait été approuvé qu'à la majorité des membres et non à l'unanimité.

Divergences avec les fonds 

« Les divergences entre Stéphane Maquaire et les fonds actionnaires étaient palpables depuis la décision du dirigeant de placer Vivarte sous mandat ad hoc », relatent plusieurs sources. Il venait de présenter, fin septembre, un plan de relance à 5 ans, qui prévoyait des ­cessions d'enseignes mineures, le redressement de La Halle et le développement de nouveaux concepts. Une vision de long terme qui, pour les fonds, n'allait pas assez loin dans les efforts à mener notamment sur la chaîne logistique et la remise à plat de l'activité des magasins en périphérie.
« De l'avis des fonds. L'accent a trop été mis sur le centre-ville et le développement », indique une source. Reste à savoir ce que cela voudra dire pour la stratégie du nouveau dirigeant et les 17.000 salariés du groupe. Et si, comme certains le craignent, le scénario du démantèlement du groupe, organisé historiquement autour de quatre pôles (chaussures et habillement, centre et périphérie), va finir par se matérialiser. Cette nouvelle tombe alors même qu'un plan de cession pour 132 magasins vient d'être annoncé à la CEC et  elle n'est pas réjouissante pour l'ensemble des salariés du groupe, et l'avenir est plus qu'incertain. Hélène Bourbouloux du tribunal de commerce de Paris est en charge du dossier concernant la renégociation de la dette, cette nouvelle va t'elle remettre en cause le mandat ad hoc demandé par l'ex PDG pour redresser le Groupe?

Nous tiendrons informé les salariés du Groupe des évolutions de cette situation.

                                                                                 La CFTC des Salariés VIVARTE

 


— CEC emplois menacés   —

                                                                             21 Octobre 2016

La liste des magasins concernés par le projet de cession a été remis au-cours de la réunion du CCE de la CEC qui s'est déroulée le vendredi 21 Octobre 2016. Contrairement à ce qui a été annoncé sur l'ordre du jour de la réunion ce n'est pas 133, mais 132 PVTS qui sont concernés par ce projet, et, parmi eux 35 magasins devraient rejoindre le giron de LA HALLE et passer en magasins mixtes. Contrairement à ce qui a été annoncé par d'autres organisations syndicales, les choix des magasins retenus dans ce projet ne sont pas uniquement basés sur la non contribution, puisque 25 parmis eux, ont une contribution positive. L'ensemble des critères retenus pour arrêter cette liste ne nous a pas été présentée en détail mais il est vraisemblable que la durée des baux et la proximité d'une HAV pour les mixtes ont fait parti de ces éléments.

La liste des potentiels repreneurs ne nous a pas été présenté ni le cahier des charges remis à la société White Stone chargée de cette mission.

Liste des magasins concernés ci-dessous

Ce projet va avoir des conséquences sociales importantes; vos représentants du CCE ont interrogé la Direction sur l'avenir des 486 salariés en CDI. Aucune garantie de maintien des emplois n' a été dévoilée, et aucune précision sur l'application de l'article L.1224-1 (reprise de l'activitée et du personnel) pour les magasins repris par la HALLE.

L'échéance des baux des magasins concernés par le projet s'étale de 2018 à 2025. Au vu de ces dates, un représentant syndical au CCE a posé la question de savoir si d'autres magasins allaient être touchés par des fermetures sur l'exercice en cours. La Direction a répondu par l'affirmatif en précisant que les fermetures de magasins faisait parti de la vie normale de l'entreprise!

Pour le siège et le dépôt Monsieur Ludwig Rabotin a tenté d'avoir un discours rassurant, que pas un des participants n'a cru !! Sur le siège des réorganisations sont en marche, et l'activité du dépôt d'après les informations que nous détenons, n'est pas au plus haut de son niveau, bien au contraire...

A l'issue de la présentation de ce projet les membres du CCE élus et représentants syndicaux présents ont voté une délibération à l'unanimité. Voir ci-dessous

 

Un combat notamment juridique va sans doute être mené dans les semaines et mois à venir. Pour se faire assister le CCE a fait appel à Adeline Mongo avocate au cabinet DELLIEN spécialiste en droit social. Vu les difficultés dans la quelle à mis la stratégie et la politique commerciale déployé par la direction de puis plusieurs années à la CEC, le CCE à mis en place un droit d'alerte économique, qui était le second point de l'ordre du jour dans ce cadre une première série de questions ( voir ci-dessous ) ont été remises à la direction.

Pour mener à bien ce droit d'alerte le CCE s'est octroyé les services de SECAFI un cabinet d'expert reconnu sur la place.


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Cosmoparis mise sur l'international et se renforce en France

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                                                                              21 Octobre 2016

Après un travail sur l'ADN de la marque pour la rendre plus mode et créative afin de renforcer son image, passant aussi par un élargissement de ses gammes, le chausseur se concentre désormais sur son réseau de distribution.

Axelle Mathery, directrice générale de la marque, confie avoir "de fortes ambitions de développement à l'international" depuis deux ans. Le chausseur s'est implanté en Chine au sein du concept-store Pacific Place à Hong Kong l'année dernière et il y a un mois à Macao, dans le mall The Parisian.
En Europe, Cosmoparis s'est positionné à Oslo au sein du department store Steen & Strom et dans les grands magasins allemands KaDeWe. La directrice générale ne compte pas s'arrêter là et explique aussi viser le Moyen-Orient et les pays d'Afrique du Nord. Et afin de pouvoir satisfaire les adeptes de la marque à l'étranger, la marque se donne un an pour ouvrir la livraison internationale de son e-shop. Des ambitions internationales affichées, pour cette marque appartenant à un groupe Vivarte en plein chamboulement. Le président du groupe, Stéphane Maquaire, semble miser sur cette petite marque à potentiel, alors que la fermeture d'une centaine de magasins La Halle Aux Chaussures a été annoncée en septembre dernier. En France, les ambitions sont les mêmes. Après la fermeture de cinq boutiques parisiennes historiques de Cosmoparis ces deux dernières années, dont l'environnement a évolué et ne correspondait plus à un emplacement favorable pour le chausseur - selon Axelle Mathery -, des ouvertures sont venues les compenser à Parly 2, au Val d'Europe, et rue Saint-Honoré. Paris représente aujourd'hui 30 % du chiffre d'affaires de la marque. Pour la directrice générale, "l'objectif est d'ouvrir de nouvelles succursales dans les villes numéro un en province" comme à Lyon, Lille et Bordeaux par exemple. Axelle Mathery table sur l'ouverture de deux à trois boutiques en propre par an et annonce que deux unités devraient voir le jour l'été prochain. Enfin, le chausseur parisien sera renforcé dans les grands magasins Printemps en voyant ses espaces doubler en surface. Au total, Cosmoparis possède à ce jour quatre-vingt points de vente en France et à l'international, dont dix-sept magasins à l'enseigne.

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Sarenza s'offre un nouveau centre de distribution

                                                                             17 Octobre 2016

Lundi 10 octobre, le portail français a inauguré un nouveau centre de distribution à Réau, en Seine-et-Marne, destiné à recevoir 2,6 millions de paires de chaussures et à en expédier 6 millions par an.

Développé avec XPO Logistics, prestataire supply chain, ce centre de distribution s'étend sur une surface de 19 500 mètres carrés dont 500 mètres carrés réservés à un studio photo relié directement au stock.
L'entrepôt a été réalisé sur-mesure pour suivre la croissance de Sarenza en Europe. Le site français dédié à la chaussure est présent dans 27 pays en Europe et l'export représente 50 % de son chiffre d'affaires. Pour Thierry Treppoz, le PDG, « acteur à part entière du développement de Sarenza, ce nouvel entrepôt sur-mesure nous permet de répondre toujours mieux aux attentes de nos clients en termes de stocks, de délai d'expédition, de qualité et de personnalisation des colis ». Il assure aussi que les commandes seront désormais prêtes en trente minutes après la confirmation du client. En 2015, le portail français a connu une croissance de 20 % de son chiffre d'affaires, atteignant les 200 millions d'euros. Depuis sa création en 2005, Sarenza présente une sélection de 750 marques et quelque 55 000 modèles. Sarenza a écoulé plus de 20 millions de paires de chaussures. 


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Vivarte : Cyrille du Peloux à la tête de La Halle unifiée

17 Octobre 2016

Le regroupement de La Halle et de La Halle aux Chaussures est depuis le 11 octobre placé sous la direction générale de Cyrille du Peloux, sous la présidence de Stéphane Maquaire. L'ex-PDG de La Halle aux Chaussures, Nicolas Teti, devient conseiller du président de Vivarte.

"La réussite du plan stratégique à cinq ans repose en grande partie sur le plan de transformation des deux Halles regroupées autour de la marque La Halle et animées par un seul comité de direction, garant d'une approche efficace et homogène", explique ce dernier. Cyrille du Peloux, polytechnicien, a notamment exercé les fonctions de directeur général adjoint de TF1, PDG de Lyonnaise Communication, avant d'occuper plusieurs fonctions dirigeantes en Grande Bretagne et aux Etats-Unis pour Veolia, dont il était jusqu'à mars dernier directeur de la transformation et membre du comité de direction. 

Dans le même document interne, Vivarte indique que le comité de direction unifié de La Halle sera également composé de Sophie Apollis (directrice générale adjointe en charge de l'offre textile), Valérie Mory (directrice générale adjointe en charge de l'offre chaussure), Jean-Michel Fabre (directeur approvisionnement), Fabrice Obenans (directeur marketing), Charles Ruby (directeur commercial), William di Marco (directeur administratif et financier) et Ludwig Rabotin (directeur des ressources humaines).  

Vivarte annonçait en septembre sa volonté de fermer une centaine de magasins La Halle aux Chaussures. Plus largement, le groupe adopte une stratégie en deux temps puisqu'elle distingue deux approches. L'une pour les enseignes de centre-ville Caroll, Naf Naf, Minelli, San Marina et André; la seconde pour les activités de périphérie, reposant sur Besson, La Halle et La Halle aux chaussures. En périphérie, la direction entend ainsi s'appuyer sur "l'atout majeur" que représente le nom La Halle, largement connu et associé à une mode à prix accessibles. 

— PARTICIPATION —

                                                                              14 Octobre 2016

L'organisation syndicale CGT seul syndicat qui restait, a signé en ce jour, cet accord. Il ne reste plus qu'a attendre une fois de plus, les modalités.

Cession des magasins de la CEC, 

un CCE prévue le 21 Octobre 2016 

                                                                           14 Octobre 2016

Une réunion du Comité central d'entreprise est programmée pour le 21 octobre ayant pour ordre du jour le projet de cession des magasins de la CEC.

Cette cession ne concerne pas, comme initialement annoncé une centaine de magasins, mais 133 Points de ventes. Cela représente un peu moins de 20% du parc. 

Que va t'-il advenir des équipes sur ces magasins?

Comme nous l'avons déjà évoqué dans nos précédentes communications, le dépôt Logistique CEC ainsi que les services du siège vont être également directement impactés par cette réduction du parc.

Des informations non officielles circulent depuis un certain temps sur la suppression de l'équipe de nuit du dépôt Logistique CEC, basé à Issoudun (Indre). Ces informations non officielles risquent de se concrétiser tôt ou tard, et aura surement un jour ou l'autre, un impact sur les emplois de celui-çi.

Concernant le mandat AD HOC, dirigé par Héléne BOURBOULOUX, administrateur judiciaire, celui-çi est de 6 mois à compter du 25 juillet 2016 et prendra fin au plus tard le 25 janvier 2017.

La CFTC des salariés Vivarte tient à vous rapeller ce qu'est un mandat AD HOC : C'est une procédure préventive et confidentielle de règlement amiable des difficultés d'une entreprise qui a pour but de rétablir la situation d'une entreprise en difficulté avant qu'elle ne soit en cessation de paiement.

— Pendant que certains tirent la langue et se demandent

à quelle sauce, ils vont être mangés. 

D'autres cartonnent en France  —

07 Octobre 2016

 

Primark va s'implanter à Bordeaux

Nouvelle destination pour Primark en France. L'enseigne irlandaise à bas prix a ajouté Bordeaux à sa liste avec un futur magasin au sein du centre commercial de Bordeaux-Lac, selon Sud Ouest. Cette implantation ne passera pas inaperçue puisque le centre commercial appartenant à Immochan va subir un agrandissement de près de 4.500 m² à cette occasion, le projet d'extension ayant été validé la semaine dernière par la Commission départementale d'aménagement commercial. Reste encore à obtenir le permis de construire auprès des autorités locales ; aucune date d'ouverture n'a ainsi encore été avancée.
Sud Ouest précise que l'enseigne irlandaise souhaitait au départ s'installer dans le centre-ville de Bordeaux, mais qu'elle n'a pas trouvé de local suffisamment grand pour pouvoir l'accueillir. Sud Ouest précise que l'enseigne irlandaise souhaitait au départ s'installer dans le centre-ville de Bordeaux, mais qu'elle n'a pas trouvé de local suffisamment grand pour pouvoir l'accueillir.
Primark compte à l'heure actuelle huit magasins en France, dont trois en périphérie parisienne, mais également à Marseille, Dijon, Lyon, Cagnes-sur-Mer et Toulon. Celui de Lille devrait ouvrir le mois prochain. Sont par ailleurs en projet des boutiques à Toulouse, Metz et Bayonne en 2017 ou encore à Strasbourg à partir de 2018.
L'enseigne avait terminé le premier semestre, clos le 27 février, avec 2,667 milliards de livres (3,8 milliards d'euros) de ventes, en hausse de 7 % à taux de change constant et 5 % à taux réels. 

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Chevignon prépare le dossier de cession avec la Banque Lazard

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06 Octobre 2016

Le groupe Vivarte a annoncé cet été sa volonté de se séparer de Pataugas, Kookaï et Chevignon. Pour cette dernière, les équipes dirigeantes construisent actuellement le dossier afin de préparer la cession. La banque Lazard a été choisie et le dossier de préparation devrait être finalisé durant ce mois d'octobre. Pour l'heure, une dizaine de candidats se seraient déjà renseignés. Il s'agirait de fonds chinois, britanniques, américains et suisses, selon Eric Venel, le directeur général de la marque."Ce sont des acteurs sérieux que l'histoire et le potentiel de la marque intéressent, explique le président (CEO) de la marque. Il s'agît d'une opportunité pour la marque. Aujourd'hui, nous sommes dans un groupe spécialiste du mass-market et du retail, qui propose du textile et de la chaussures en premier lieu pour la femme et l'enfant. Et nous sommes une marque orientée négoce, spécialiste du cuir et avec une clientèle plutôt masculine. Nous sommes petits dans la galaxie Vivarte et on ne peut s'appuyer sur une synergie sourcing ou de réseau. Nous serions clairement plus à l'aise dans un pôle de marques équivalentes. Mais ce qui est positif, c'est que le groupe nous donne les moyens et les mains libres pour la reconstruction de la marque". La mariée s'embellit en effet. Depuis juin 2015, elle a revu son modèle : son style revient à la culture US de ses débuts et la première collection du renouveau est actuellement en vente. Chevignon a surtout décidé d'orienter sa stratégie vers les multimarques. Ainsi, suite aux contacts pris sur les salons des deux dernières saisons, Chevignon s'appuie sur des distributeurs en Italie, qui lui ouvrent les portes d'Antonia à Milan et de Blue Marlin à Rome, en Allemagne, dans les pays scandinaves, en Grèce où elle entre dans le grand magasin Notos à Thessalonique, mais aussi en Inde où elle s'intègre à l'offre de l'enseigne mode Pantaloons. La marque vise également une signature avec un distributeur sur le Royaume-Uni, prépare deux nouveaux corners dans les grands magasins Palacio De Hierro au Mexique, a recruté un agent sur la Russie et rénove ses corners en Espagne. En France, la marque conserve une trentaine de magasins à l'enseigne et une soixantaine de corners. Mais elle vise surtout un redéploiement dans le négoce. Présente sur le web via les place de marché de Menlook, Place des Tendances, La Redoute et GL.com, Chevignon annonce une cinquantaine de clients multimarques. Mais vise un potentiel de 200 à 250 magasins.

Ces éléments mis en exergue devraient permettre d'attirer un repreneur avec de belles ambitions pour la marque. Le groupe Vivarte semble viser une cession avant la fin de l'exercice en cours, fin août 2017. 

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Lena François, ex Vivarte, rejoint La Redoute en tant que directrice Habillement

                                                                           06 Octobre 2016
Lena François, qui a quitté Vivarte au début de l'été 2016, rejoint le groupe La Redoute comme directrice Habillement, un poste directement rattaché au directeur général adjoint du groupe, Philippe Berlan.

Diplômée de HEC

Diplômée de HEC, Lena François a débuté sa carrière chez Loris-Azzaro avant d'intégrer Prisunic et Monoprix, puis la maison Lanvin au poste de directrice Achats marketing & développement.

Trois ans chez Vivarte

Elle devient ensuite directrice générale de Themes, une entreprise italienne spécialisée dans la chaussure et la maroquinerie, avant de prendre la direction des achats du bijoutier Misaki, puis la direction des collections et du marketing de l'offre de La Halle, et la responsabilité des plateformes internationales de sourcing du groupe Vivarte.